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    Le scrutin, qui devait se tenir en décembre, sera organisé au plus tard au 29 juillet 2017 annonce le ministère de l'Intérieur gabonais. La décision a été prise par la Cour constitutionnelle, saisie par le Premier ministre, selon la déclaration du ministre de l'Intérieur Lambert Matha transmise à l'Agence France presse.

    Moyen-Orient

    Le malheur de la Syrie vient aussi de ses voisins

    media Dans un quartier contrôlé par les forces gouvernementales syriennes, aux alentours de Damas en Syrie, le 13 février 2016. REUTERS/Omar Sanadiki

    Cinq ans de guerre sans merci déchirent à présent la Syrie et son peuple. Au départ les acteurs du drame n’étaient que Syriens : régime de terreur d’un côté, opposition démocratique et islamiste de l’autre. Depuis, une coalition anti-partisane de l’Etat islamique rassemble plus d’une soixantaine de pays. La Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, eux, se battent aux côté du régime. Le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie, pour ne citer que ceux-là, au contraire, estiment que la priorité des priorités consiste à abattre le régime de Bachar el-Assad. Comment en est-on arrivé là ?

    Dès qu’un pays est traversé par une guerre civile, l’histoire le démontre, les pays voisins immédiats ne peuvent rester indifférents. Pour Cédric Mas, à la fois juriste, historien et spécialiste de la Syrie, c’est inévitable. « Il y a toujours un risque de débordement. L’internationalisation, dès lors qu’il y a une guerre civile, est inéluctable. En Syrie, la lutte armée a véritablement commencé en 2011. En juillet 2011, c’est la création de l’Armée libre de Syrie constituée en grande partie par d’anciens officiers qui ont déserté l’armée de Bachar el-Assad, et dès août 2011, c’est la première étape de l’internationalisation du conflit, avec l’arrivée en Syrie d’un Syrien établi en Irak, l’arrivée d’Abou Mohammed al-Joulani, le futur émir d’al-Nosra, le mouvement islamiste affilié à al-Qaïda ».

    Le 24 janvier 2012, Abou Mohammed al-Joulani publie un communiqué dans lequel il annonce la création du Front al-Nosra et appelle les Syriens à rejoindre le jihad et prendre les armes pour faire tomber le régime syrien. Depuis ce jour, Abou Mohammed al-Joulani a le titre de « responsable général du Front al-Nosra ».

    Les partisans de l’Etat islamique, eux, surgis au départ de l’Irak, bousculeront les choses ; et très vite, la France, les Etats-Unis, la Turquie, l’Arabie saoudite et bien d’autres tentent d’infléchir le cours des évènements selon, évidemment, des intérêts qui leur sont propres.

    Entre le tsar et le sultan

    Mais ce qui va bouleverser la donne, c’est l’entrée dans la guerre de la Russie. Elle sauve littéralement, en septembre 2015, le régime de Bachar el-Assad, qui était aux abois. Toutefois, sur le plan militaire, personne n’est en mesure à lui seul de s’assurer d’une victoire définitive sur son adversaire tant les gains et les pertes des uns et des autres fluctuent chaque jour, même si, depuis le début de février 2016, les insurgés ont perdu bastion après bastion dans la province septentrionale d'Alep à la suite d'une offensive d'envergure de l'armée du régime de Bachar el-Assad, appuyée par la puissante aviation russe. Quasiment encerclés de toutes parts, les quartiers rebelles dans l'est de la deuxième ville du pays risquent de subir un siège total si le régime parvient à couper l'unique route qui leur reste pour sortir de la cité.

    Un cessez-le-feu, décidé conjointement par la Russie et les Etats Unis, devrait entrer en vigueur ce vendredi 26 février. Ce cessez-le-feu exclut les partisans de l’Etat islamique et, selon les Russes et le régime de Damas, « tous les mouvements terroristes ». Reste à s’entendre sur qui est terroriste et qui ne l’est pas, et sur ce point, les uns et les autres n’ont pas la même définition. La Turquie, par exemple, tient les combattants kurdes de Syrie réunis au sein du PYG, alliés du régime et de la Russie (soutenus aussi, pour des raisons différentes, par les Etats-Unis) pour des terroristes alors que ce sont ces combattants qui font le coup de feu contre l’Etat islamique et qui ont même chassé les jihadistes de la ville de Kobané au nord de la Syrie. Le PYG annonce d'ailleurs ce jeudi qu'il respectera la trêve.

    « Aujourd’hui, dans l’état actuel des choses, la solution diplomatique contenue dans les propositions russe et américaine sur un cessez-le-feu n’est absolument pas viable, estime Cedric Mas. Pour au moins deux raisons. La première est qu’elle est fondée sur une déclaration qui date de 2012, la déclaration de Genève, qui est antérieure aux attaques à l’arme chimique et antérieure à la polarisation des deux camps aujourd’hui. Au départ la transition démocratique devait se faire sans Bachar el-Assad, depuis ce n’est plus le cas, le président syrien devrait jouer, au grand dam des opposants syriens, un rôle lors de cette transition politique, même s’il reste à définir. La deuxième raison, c’est que le cessez-le-feu proposé exclut tous les acteurs du conflit, et notamment des acteurs qui croient encore à la victoire militaire. »

    Un cessez-le-feu pour mieux faire la guerre

    Début février 2016, les forces gouvernementales syriennes ont déclenché une offensive d'envergure qui leur a permis de resserrer encore un peu plus l'étau autour des rebelles à Alep et de reprendre des territoires au nord de la ville, provoquant un exode massif de la population.

    Samedi 20 février, les troupes du régime se sont emparées de 18 villages de part et d'autre d'un axe d'environ 40 km reliant l'est d'Alep à Raqa (Nord), le fief du groupe Etat islamique en Syrie. Fort de ces reconquêtes, Bachar el-Assad annonce aujourd’hui vouloir observer un cessez-le-feu, sauf contre l’Etat islamique et al-Nosra, la branche d’al-Qaïda en Syrie. « Cela revient à dire, observe Cédric Mas, d’accord pour un cessez-le-feu sauf avec mes principaux ennemis ; ce n’est pas tenable. »

    Une nouvelle fois, le conflit syrien connaît un nouveau rebondissement lorsque la Turquie bombarde, mi-février, dans le nord du territoire syrien les positions des milices kurdes, qualifiées de « terroristes ». La Turquie considère les milices kurdes syriennes comme des organisations « terroristes » proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui poursuit depuis 1984 une rébellion meurtrière sur le sol turc.

    Dans l’immédiat, la paix est donc vraiment impossible pour le peuple syrien. D’abord il faudrait que celui-ci puisse choisir son destin. Or, il est impossible dans ce chaos de consulter le peuple même si, avec des arrière-pensées, le régime syrien propose la tenue d’élections législatives dans quelques mois. Il faudrait enfin et surtout, que tous ceux qui interfèrent dans le conflit aient les mêmes buts, ce qui est loin d’être le cas.

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