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    Moyen-Orient

    Syrie: doutes et divergences pour une trêve incertaine

    media Le président américain Barack Obama et son secrétaire d'Etat John Kerry, lors d'un discours jeudi 25 février, après une réunion avec le Conseil de sécurité de l'ONU. REUTERS/Carlos Barria

    La Russie et les Etats-Unis accentuent la pression sur leurs alliés dans la guerre en Syrie pour faire respecter un cessez-le-feu censé entrer en vigueur samedi, tandis que l'ONU discute vendredi d'un projet de résolution qui devrait entériner l'accord de cessation des hostilités. Mais les principaux protagonistes dans le dossier syrien restent divisés. Certains acceptent la cessation, d'autres la rejettent, et presque tous émettent des réserves. A l'exception peut-être de la Russie, qui se veut optimiste et répète qu’il n’y a pas d’alternative.

    Qu’ils acceptent ou non cette trêve, les principaux acteurs dans la crise syrienne sont au moins d’accord sur un point : si la cessation des hostilités devait réellement intervenir, elle ne concernerait pas les groupes jihadistes. Tous les pays impliqués en Syrie se réservent donc le droit de bombarder les positions de l’organisation Etat islamique et du Front al-Nosra. Mais pour le reste, le scénario d'une trêve semble relever de l’utopie, tant les uns et les autres sont divisés.

    L’opposition syrienne avait d’abord donné son accord de principe pour un cessez-le-feu, mais déclairait que les conditions pour le respecter n’étaient pas réunies. Puis, cette opposition a fini par céder aux pressions américaines et accepte finalement une trêve, mais pour une durée limitée de 15 jours. Le régime syrien accepte également l’offre de Moscou. Bachar el-Assad s’engage à respecter le cessez-le-feu mais continuera de viser, lui aussi, ceux qu'il appelle « les terroristes ». Problème : pour Damas, ce terme désigne aussi bien les jihadistes que les rebelles dit modérés.

    Vladimir Poutine a par ailleurs passé plusieurs coups de téléphone. Il l’affirme, Iraniens et Saoudiens sont sur la même ligne et saluent ce projet de trêve. Quid de la Turquie, actuellement remontée contre tous les acteurs du dossier syrien qu’elle qualifie de calculateurs ? Ankara agira comme bon lui semble. Pour la Turquie, les ennemis kurdes sont de fait exclus de cette trêve.

    La question du « plan B »

    A Washington, les Américains, principaux instigateurs du cessez-le-feu, sont gagnés par le doute. Ils prévoient déjà « un plan B » en cas d’échec des négociations. C’est en tout cas ce qu’a expliqué le chef de la diplomatie américaine devant le Congrès. Mais Moscou s’étonne de ces propos, y voyant une tentative de mettre en doute l’accord trouvé, explique notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne. « Il n’y a pas de plan B », et il n'y en aura pas, affirme le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

    La diplomatie russe se déclare plutôt satisfaite des préparatifs en cours pour la réalisation de la trêve. Washington et Moscou auraient commencé à échanger des données d’ordre militaire. Moscou met en garde contre les provocations qui feraient échouer l’accord. Et la Russie s’étonne également des déclarations d'Ankara, qui se réserve, on l'a dit, le doit de poursuivre les frappes pendant le cessez-le-feu. Moscou rappelle que l’accord a été trouvé en tenant compte de la position turque et estime qu'Ankara doit respecter sa signature.

    Une fois de plus, Moscou soupçonne en fait la Turquie de mener des activités illégales à la frontière avec la Syrie, ce qui aurait poussé Ankara à interdire un vol de renseignement russe. Quoiqu'il en soit, dans une déclaration jeudi, Barack Obama a assuré que les Etats-Unis feraient tout leur possible pour que l'accord de cessation des hostilités soit un succès malgré leurs doutes sur la possibilité du maintien de la trêve. « Les jours qui viennent seront critiques et le monde regardera », a prévenu le président américain.

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