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    Moyen-Orient

    Cessation des hostilités en Syrie: sur le terrain, qui va suivre?

    media Le groupe Forces démocratiques de Syrie, dans l'arrière-pays de Hassaké dans le nord-est du pays, le 19 février 2016. REUTERS/Rodi Said

    En Syrie, l’armée gouvernementale a réussi à rouvrir l’unique voie d’approvisionnement de la partie ouest d’Alep, qu’elle contrôle, trois jours après sa fermeture par les jihadistes du groupe Etat islamique. Quelques heures avant la cessation des hostilités prévue dans le pays, alors que la Russie a intensément bombardé le territoire syrien ce vendredi 26 février, on ne connaît toujours pas le nombre exact des groupes armés prêts à accepter ce plan.

    Ce vendredi 26 février, les différents belligérants engagés en Syrie devront dire si, oui ou non, ils acceptent l’accord de cessez-le-feu mis au point avec la Russie et les Etats-Unis. Les combats doivent théoriquement cesser à minuit heure locale. L’accord prévoit deux semaines de cesser le feu avec possibilité de prolongation.

    Problème : seuls les forces kurdes, le gouvernement syrien et l’opposition politique basée à l’extérieur ont annoncé, sous certaines conditions, l’acceptation du cessez-le-feu. En revanche, aucun groupe armé actif sur le terrain n’a publié, jusqu’à présent, un quelconque communiqué en ce sens, relate notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

    Etablir le contact

    Pendant ce temps, les Russes ont achevé, dans leur base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie, l’installation d’un centre chargé de coordonner le cessez-le-feu. Ce site est doté de moyens de communication permettant aux groupes rebelles d’entrer en contact avec les officiers russes.

    Ceux qui le souhaitent pourront ainsi s’entendre avec les forces de Russie sur les modalités de la cessation des hostilités. Des avions russes et syriens ont d’ailleurs largué, ces trois derniers jours, des tracts contenant les informations nécessaires pour établir le contact.

    Le ministère russe de la Défense a annoncé que des discussions ont effectivement commencé avec des groupes armés souhaitant respecter le cessez-le-feu dans cinq provinces syriennes : celle de Lattaquié, au nord ; celles de Homs et Hamas, au centre ; autour de la capitale, Damas ; et à Deraa, dans le sud.

    Trêve : l'ASL en est

    Selon notre correspondante à Amman, Angélique Férat, le Front du Sud, une branche de l'Armée syrienne libre, devrait respecter le cessez-le-feu. Ces 20 000 hommes contrôlent une bonne partie du gouvernorat de Deraa. Ahmed Hariri, de la brigade Salahediine, se dit « optimiste ».

    « Nous sommes optimistes vis-à-vis de ce cessez-le-feu, et en même temps nous avons des doutes, beaucoup de doutes. Nous savons que le régime de Damas peut jouer un jeu malsain. Nous espérons que les Russes et le régime vont vraiment respecter ce cessez-le-feu », confie-t-il.

    Les jihadistes exclus

    Militairement, l’arrêt des combats tombe à point nommé pour un Front du Sud à bout de souffle. Au début du mois, le régime syrien a lancé une offensive pour reprendre l’axe reliant Damas à la frontière jordanienne. L’opposition armée a perdu plusieurs localités importantes.

    « On espère que le régime et les Russes vont stopper leurs bombardements sur les civils, les écoles et les hôpitaux », lance Ahmed Hariri, alors que les zones contrôlées par l’Armée syrienne libre compteraient près d’un demi-million de civils.

    Mais les bombardements de la coalition internationale et ceux des Russes vont continuer dans la région de Deraa. Parce que le Front al-Nosra est présent sur place et que la brigade Muthana a juré fidélité à l’organisation Etat islamique. Les deux groupes sont exclus du cessez-le-feu.

    Moins de frappes ?

    Des sources indépendantes syriennes interrogées par RFI confirmaient encore, jeudi soir, que l’intensité des raids de l’aviation russe et syrienne avait sensiblement baissé depuis le début de cette semaine dans ces régions.

    En revanche, l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme a fait part, ce vendredi matin, de nouvelles frappes très intenses effectuées manifestement par l'aviation russe à plusieurs endroits du territoire syrien contre des rebelles, et ce quelques heures seulement avant l'entrée en vigueur théorique de la trêve.

    « Depuis la nuit et jusqu'à ce matin, il y a des frappes russes plus intenses que d'habitude sur des bastions rebelles, notamment sur la Ghouta orientale à l'est de Damas, dans le nord de la province de Homs et dans l'ouest de la province d'Alep », a affirmé, auprès de l'Agence France-Presse, le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

    témoignage
    Réfugié en Jordanie depuis quatre ans, Abou Baha parle du cessez-le-feu 26/02/2016 - par Angélique Férat Écouter

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