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    Moyen-Orient

    Syrie: cessez-le-feu globalement respecté dans les régions concernées

    media Selon les experts, le cessez-le-feu entré en vigueur dans la nuit du vendredi au samedi 27 février ne concerne que 10% du territoire syrien (ici ville d'al-Shadadi, province d'Hassaké dans le nord-est du pays) REUTERS/Rodi Said

    En Syrie, pour la première fois depuis cinq ans, une trêve d’une ampleur inédite est entrée en vigueur samedi à minuit. Une heure avant le cessez-le-feu, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté une résolution qui entérine l'accord américano-russe de cessation des hostilités et exige son application par toutes les parties prenantes. Profitant de la dynamique qui pourrait être créée par cette trêve, le médiateur de l'Onu Staffan de Mistura a annoncé vendredi soir son intention de convoquer pour le 7 mars une nouvelle session de négociations de paix entre le gouvernement syrien et l’opposition.

    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

    Les habitants de Damas n’ont peut-être jamais connu une nuit aussi calme depuis des années. L’artillerie lourde de l’armée et les bruyants lance-roquette multitubes, postés sur le Mont Kassioun, dans la capitale, sont restés silencieux. Les armes se sont également tues autour de la capitale.

    A Lattaquié, les combats ont fait rage dans la localité de Kabana, où 40 combattants pro-gouvernementaux auraient été tués par les rebelles, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

    A Alep, une demi-heure avant le début du cessez-le-feu, une pluie d’obus, tirée par les rebelles s’est abattue sur l’ouest de la ville, tenue par l’armée gouvernementale.
    Au sud d’Alep, de très violents combats se sont déroulés entre l’armée syrienne et Daech, autour de la seule voie de ravitaillement de la ville, provisoirement coupée par les jihadistes en début de semaine.

    Quelles sont les régions concernées par le cessez-le-feu et celles où les combats devraient se poursuivre ?

    Selon des experts, la cessation des hostilités ne concernera que 10% du territoire syrien, car les deux factions exclues de l’accord, le groupe Etat islamique et le Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, occupent près de la moitié du pays.
    Les actions offensives cesseront à Damas et sa banlieue, notamment la célèbre Ghouta orientale, principal fief rebelle, qui compte des dizaines de villages, à l’est de la capitale. Mais le gouvernement syrien ne veut pas inclure la localité de Daraya, au sud de la capitale, sous prétexte qu’elle est tenue par Al-Nosra, ce que dément l’opposition. Celle-ci affirme que toute attaque contre Daraya sera considérée comme une violation de la trêve.

    Le nord de la province centrale de Homs est inclus dans l’accord. Les villes de Rastane, Talbissé et Houla, tenues par les rebelles, devraient connaître une période de calme, pour la première fois depuis 5 ans. Mais l’est de cette province, qui comprend la ville antique de Palmyre, sous contrôle du groupe Etat islamique, n’est pas concerné par la trêve.

    Les combats se poursuivront aussi dans la province d’Idleb, frontalière de la Turquie, qui est aux mains du Front al-Nosra, de même que la province occidentale de Lattaquié.

    Dans la province de Hama, c’est au cas par cas. Ainsi on a appris ce samedi qu'une voiture avait explosé ce matin tuant deux personnes. Par contre la ville de Latamné dans le nord, dominée par des rebelles non jihadistes, devrait être épargnée par les combats alors que l’est de la province, où sont implantés al-Nosra et l’EI, restera un champ de bataille.

    Alep, un enjeu stratégique du conflit syrien

    Les hostilités doivent cesser dans la ville même d’Alep, dont la partie ouest est contrôlée par le gouvernement, et les secteurs est par les rebelles.

    Les combats devraient aussi s’arrêter autour de la ville d’Aazaz, un des deux derniers bastions rebelles dans le nord de la province, à 5 kilomètres de la Turquie.

    Cependant, la guerre continue dans une partie du nord et à l’est d’Alep, qui sont sous le contrôle de l’organisation Etat islmaique. Les villes d’Al-Bab, Hafer et Manbij restent des objectifs primordiaux pour l’armée syrienne.

    En revanche, la majeure partie de la province de Daraa, limitrophe de la Jordanie, au sud, connaîtra un répit, excepté quelques localités où sont présents Al-Nosra et le mouvement al-Mouthanna, qui a fait allégeance à l’EI.

    A Quneitra, limitrophe du Golan occupé par Israël, où al-Nosra est aux avant-postes, les combats se poursuivront.

    RFI

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