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    Moyen-Orient

    La Jordanie sous le choc après un projet d'attentat terroriste déjoué

    media Les forces sécuritaires jordaniennes dans la ville d'Irbid, après avoir donné l'assaut, dans la nuit du 1er au 2 mars, à une cellule de Daech. REUTERS/ Muhammad Hamed

    Les Jordaniens sont sous le choc après le démantèlement d'un groupe proche de l'organisation Etat islamique qui projetait des attentats. Dans la nuit du 1er au 2 mars, la police a encerclé un immeuble à Irbid, dans le nord du pays. Des hommes armés ont refusé de se rendre et ont tiré sur la police. S'en est suivi une opération de 10 heures. 7 suspects ont été tués ainsi qu'un policier. 13 personnes ont été arrêtées. Le Premier ministre jordanien a annoncé que le groupe était affilié au groupe Etat islamique. Une première pour le petit royaume, stable jusqu'ici.

    Avec notre correspondante à Amman, Angélique Férat

    La situation est revenue au calme, mercredi soir, si ce n'est les files de voitures qui klaxonnaient, drapeau jordanien brandi par la fenêtre, en soutien au régime et pour le refus de la peur. La façade de l'immeuble attaqué est noircie par les explosions. Les fenêtres sont cassées. Les portes éventrées. Des impacts de balles marquent les murs alentours. Une voiture est criblée de balles.

    La nuit du 1er au 2 mars fut une nuit de couvre-feu, rythmée par le son des explosions et des tirs. Toute la nuit, des habitants d’Irbid ont posté des photos sur Internet. Le quartier visé était totalement bouclé, la police a même utilisé des hélicoptères. On entendait des coups de feu et des explosions. Les habitants de l'immeuble dans lequel se trouvaient les jihadistes ont été évacués. Lorsque les forces de sécurité ont encerclé le bâtiment, les hommes recherchés ont refusé de se rendre.

    « On a passé la nuit coinces ici avec d'autres marchands, raconte un commerçant qui a passé la nuit dans son magasin situé à quelques mètres des combats. La police nous a interdit de sortir pour rentrer a la maison. Les combats ont été très intenses. Ici c'est un quartier tranquille avec des enfants et des familles. Aujourd'hui tout le monde en parlait. Tout le monde est choqué et a peur. Notre quartier est un quartier familial avec des enfants. Je pense que les rues marchandes vont rester calmes ces prochains jours. C'est sûr. »

    Arsenal

    Mais tout le monde assure que la peur ne prendra pas le dessus. Ils redisent tous leur foi en leur armée et leur police pour déjouer de futurs projets d'attentats. Ce mercredi, la police a évacué les corps des islamistes présumés et récupéré l'arsenal du groupe : armes automatiques, explosifs et munitions en grandes quantités.

    Le groupe présumé proche de Daech était lourdement armé, ce qui explique la durée des opérations : près de dix heures. Sept hommes portaient, selon un média local, des ceintures d'explosifs. Une quinzaine de personnes a été arrêtée. La police n'a pas divulgué leurs nationalités, mais il semble qu’ils seraient tous de nationalité jordanienne. La police les a identifiés. Elle est actuellement à la recherche d’éventuels complices.

    Le royaume jordanien compte près de 8 000 jihadistes qui se sont rendus au fil des années au Pakistan, en Afghanistan ou en Irak. Ceux qui se sont rendus en Syrie sont arrêtés à leur retour mais certains ont été relâchés. Quant aux projets d'attentats, silence des autorités jordaniennes. Le communiqué ne parle que de cibles « civiles et militaires ».

    La Jordanie fait partie de la coalition internationale contre l'organisation Etat islamique. Son aviation intervient en Syrie et des avions militaires français utilisent notamment ses bases pour frapper l'Irak et la Syrie.

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