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    Moyen-Orient

    Syrie: consolider la trêve et surmonter les désaccords pour sortir de la crise

    media Depuis les premières manifestations, en mars 2011, il y a tout juste cinq ans, la guerre en Syrie a fait plusieurs centaines de milliers de morts. REUTERS/Bassam Khabieh

    La Syrie était le grand thème d'un entretien téléphonique auquel ont pris part, vendredi matin, les dirigeants français allemands, britanniques russes et italiens. Tous s'accordent à dire que la trêve actuellement en vigueur doit être consolidée, mais il y a des désaccords pour parvenir à une solution pacifique de la crise. François Hollande a qualifié d'irréaliste la proposition du président syrien d'organiser des élections législatives en avril. Alors que pour son homologue russe Vladimir Poutine, qui soutien le régime syrien, cela ne gênerait en rien le processus de paix.

    Des élections législatives peuvent-elles se tenir d’ici cinq semaines dans un pays où la trêve est entrée en vigueur il y a seulement une semaine ? L'idée du président syrien Bachar el-Assad d'organiser un scrutin le 13 avril prochain est vivement critiquée par le chef de l’Etat français, François Hollande : « L’idée qu’il puisse y avoir des élections en Syrie est totalement non seulement une idée provocatrice, mais serait totalement irréaliste et ce serait la preuve qu’il n’y a pas de négociations et qu’il n’y a pas de discussions », a-t-il dit.

    Du côté de Moscou, on dresse un tout autre constat : le Kremlin estime que la tenue de législatives en avril en Syrie est conforme à la Constitution et qu’elle « n'empêchera pas de progresser vers la construction d'un processus de paix ».

    La France s'engage à mettre la pression

    La question des élections et de la Constitution d’un gouvernement d’union nationale est la principale pierre d’achoppement entre Européens et Russes, qui sont par ailleurs d’accord sur trois autres points : le cessez-le-feu, l'envoi d'aide humanitaire et l'importance de la trêve pour organiser la transition politique lors de négociations.

    De nouvelles discussions de paix sont prévues la semaine prochaine. « Il y a une chance d’apaiser la situation et d’engager une négociation politique », confiait ce vendredi matin François Hollande.

    A l'issue d'un entretien avec ses homologues allemand et britannique, Jean-Marc Ayrault, le chef de la diplomatie française, a reconnu qu’il y a des progrès réels, mais il reste encore des situations inacceptables. Paris, Londres et Berlin ont tenu à apporter leur soutien à Riad Hijab, le coordinateur de l'opposition syrienne, qui se trouve actuellement à Paris. « Nous nous engageons auprès de l'opposition à mettre la pression sur la Russie et sur la Syrie pour que la trêve soit réellement respectée », a déclaré le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond.

    Pour l'opposition, la trêve a été violée

    Car pour Riad Hijab, le coordinateur de l'opposition syrienne pour les négociations, la trêve a été violé massivement par Damas et par Moscou depuis samedi dernier. Ce sont des accusations très lourdes proférées à l'encontre du régime syrien et de son allié russe. L'opposition dénombre 90 raids aériens sur une cinquantaine de zones tenues par la rébellion. En déplacement à Paris où il a notamment rencontré le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, Riad Hijab a très clairement menacé de ne pas participer aux négociations de Genève.

    « Nous pensons qu'actuellement les conditions prévalant dans le pays ne sont pas propices à la reprise des négociations. Il n'y a pas eu d'aide humanitaire acheminée, il n'y a pas eu de levée des blocus, il n'y pas eu de libération de prisonniers, il n'y a pas eu de respect de la trêve et les hostilités continuent. »

    Pour participer à une reprise des négociations, l'opposition syrienne réclame donc des garanties sur l'application de la trêve et sur l'acheminement de l'aide humanitaire. Autre exigence : un contrôle plus efficace du cessez-le-feu. Riad Hijab s'indigne que la Russie puisse être chargée de vérifier l'application de la trêve, alors même qu'elle est partie prenante dans le conflit. Faute de progrès sur ces questions, les représentants de la rébellion syrienne menacent de ne pas venir à Genève le 9 mars prochain. Une prise de parole qui montre combien le cessez-le-feu est fragile.

    Quel rôle pour Bachar el-Assad ?

    Quel rôle attribuer à Bachar el-Assad en cas de sortie négociée du conflit syrien ? Pour Staffan de Mistura, le représentant de l'Onu pour la Syrie, c'est aux Syriens d'en décider dans la mesure où ils auront la possibilité de le faire, précise l'envoyé spécial de l'ONU dans un entretien accordé à nos confrères de France 24.

    Une position innaceptable aux yeux de l'opposition syrienne, qui réclame le départ du président syrien et refuse d'envisager toute solution de sortie de crise qui laisserait une place à Bachar el-Assad.

    « L'ordre du jour des négociations pour nous est très clair : il se base sur le communiqué de Genève I, de la première conférence de paix organisée à Genève, c'est çà dire une gouvernance transitoire avec des pouvoirs exécutifs. Mais il n'y a pas de place pour Bachar el-Assad dans cette formule de transition, car Bachar el-Assad a les mains totalement tâchées de sang, tachées du sang de son peuple. Donc le seul point que nous sommes prêts à discuter pendant les négociations, c'est ce collège de gouvernance transitoire... gouvernance où Bachar el-Assad n'aura aucun rôle à jouer », a affirmé, ce vendredi, à Paris, Riad Hijab, le coordinateur de l'opposition syrienne pour les négociations avec le régime.

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