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    Moyen-Orient

    Syrie, Bachar el-Assad, groupe EI: Riyad et Paris sur la même longueur d'onde

    media Le ministre français Jean-Marc Ayrault (G) et son homologue saoudien Adel al-Joubeir (D) lors de sa visite à Paris, le 4 mars. DOMINIQUE FAGET / AFP

    La France et l'Arabie saoudite partagent les mêmes préoccupations et ont les mêmes analyses sur les grandes questions du Proche-Orient. Lors d'une rencontre avec la presse dans un grand hôtel parisien, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a précisé les convergences de vues entre Riyad et Paris sur les problématiques liées à la Syrie ou au groupe Etat islamique.

    La France et l'Arabie saoudite plaident pour un départ rapide du pouvoir de Bachar el-Assad. Il est le problème et ne peut faire partie de la solution, a estimé Adel al-Joubeir.

    Le ministre saoudien des Affaires étrangères a ajouté que Paris et Riyad cherchent à obtenir « un cessez-le-feu plus efficace » en Syrie, « plus d'aide humanitaire » pour le peuple syrien et le « début d'un processus politique » de transition, qui permettent le départ du président syrien et la rédaction d'une nouvelle Constitution pour ce pays. 

    Une Syrie sans Bachar el-Assad

    « A la fin, Bachar el-Assad doit partir, il n’y a aucun doute là-dessus, a insisté le ministre saoudien. Un homme qui a fait tuer 400 000 personnes de son peuple, qui a fait déplacer 12 millions de personnes et détruit son pays n’est pas un homme qui a un futur en Syrie. »

    « Et donc il a le choix : ou il quitte le pouvoir à travers un processus politique, ce que tout le monde préférerait, ou il sera poussé vers la sortie par la voie des armes. Ce qui sera plus compliqué et causera plus de destruction. Mais au bout du compte, il n’y aura plus de Bachar el-Assad en Syrie, c’est certain », a martelé Adel al-Joubeir.

    La tenue d'élections proposées en avril par le président syrien ? C'est une sombre farce a affirmé le ministre saoudien : « comment organiser des élections dans le chaos », avant d’ajouter : « et puis le peuple syrien n'a-t-il pas déjà voté en prenant les armes ? »

    « Daech disparaîtra de Syrie si Bachar el-Assad disparaît »

    Le ministre saoudien des Affaires étrangères a également énoncé les conditions, selon lui, au terme desquels Daech pourrait être vaincu et disparaitre. Dans le cas de la Syrie, il lie le destin de l’organisation terroriste à celui du président syrien. « Daech disparaîtra de Syrie si Bachar el-Assad disparaît. Et Daech disparaîtra d’Irak, s’il existe dans ce pays un système politique équitable. Cela prendra du temps. »

    « Daech a prospéré en Syrie à cause de Bachar el-Assad et de sa politique. Et Daech a connu des succès en Irak, parce que le gouvernement de Bagdad n’a pas été équitable dans le traitement de tous ses citoyens, a estimé le Adel al-Joubeir. (…) Il n’y a pas de mystère, Daech profite de ces situations. Mais si vous avez un système équitable en Irak et un changement politique en Syrie, le terreau fertile sur lequel Daech a grandi n’existera plus. Il sera plus facile de lui infliger une défaite. »

    Contrat annulé avec le Liban

    Concernant le Liban, Riyad avait conclu un contrat avec Beyrouth pour moderniser l'armée libanaise. L'Arabie saoudite avait débloqué 3 milliards de dollars. A charge pour Beyrouth d'acheter son armement à la France. Depuis, mécontent de la position du Liban sur la crise qui oppose Riyad et Téhéran, l'Arabie saoudite a annulé le contrat avec le Liban. En revanche, c'est à Paris que l'armée saoudienne achètera désormais pour 3 milliards d'armement.

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