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    Moyen-Orient

    Un richissime homme d'affaires iranien condamné à mort pour corruption

    media Condamné à mort, Babak Zanjani était jugé pour corruption et détournement de fonds. Il avait été arrêté en décembre 2013. Capture d'écran / Youtube

    Un important homme d’affaires iranien, le milliardaire Babak Zanjani, a été condamné à mort pour corruption et détournement de fonds, a annoncé ce dimanche 6 mars le porte-parole de la justice iranienne, Gholamhossein Mohseni-Ejeie. Agé de 41 ans, il peut encore faire appel de ce verdict.

    Avec notre correspondant à Téhéran,  Siavosh Ghazi

    « Le verdict dans le procès de Babak Zanjani et de deux co-accusés a été prononcé. Ils ont été reconnus coupables de corruption sur terre et condamnés à mort », a déclaré ce dimanche M. Mohseni-Ejeie. « Ils sont également condamnés à rembourser la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC, NDLR) » et devront payer une amende équivalente « au quart de la somme pour blanchiment d'argent », ajoute le porte-parole de la justice iranienne.

    Lutte contre « ceux qui ont tiré profit des sanctions »

    L'homme d'affaires iranien était accusé de ne pas avoir versé au ministère iranien du Pétrole quelque 2,8 milliards de dollars de revenus pétroliers qui lui étaient dus. Il avait été placé en avril 2013 sur la liste noire du Trésor américain, qui l'accusait d'avoir été le cerveau d'un réseau destiné à déplacer du pétrole et de l'argent au profit de l'Iran, avec l'aide d'une société suisse et d'une banque en Malaisie, pour contourner les sanctions internationales. L'Union européenne avait pris des mesures contre lui dès le mois de décembre de cette même année.

    Le milliardaire dirigeait un conglomérat composé de 65 sociétés en Iran et à l’étranger, lui rapportant chaque année six à sept milliards de dollars, selon son site internet. Toutes ces sociétés, dont une compagnie aérienne, ont été saisies. M. Zanjani a été arrêté en décembre 2013. Son interpellation était intervenue au lendemain d'un ordre donné par le nouveau président modéré Hassan Rohani à son gouvernement de lutter contre la corruption, « en particulier de ceux qui ont tiré profit des sanctions économiques ».

    Un intermédiaire sollicité par l'ancien gouvernement ?

    Babak Zanjani a été jugé dans un rare procès public de plusieurs mois. L'occasion pour lui d'affirmer que le ministère iranien du Pétrole, sous l’ancien gouvernement du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad, avait demandé son aide pour rapatrier l'argent du pétrole vendu à l'étranger. Téhéran avait alors du mal à le faire, à cause du durcissement, à partir de 2012, des sanctions contre le pays. M. Zanjani a dit plusieurs fois qu'il voulait verser cet argent. Mais son avocat a expliqué que la banque étrangère désignée par le ministère avait refusé d'effectuer la transaction.

    Après l'entrée en vigueur en janvier de l'accord nucléaire conclu six mois auparavant par le gouvernement Rohani avec les grandes puissances, une grande partie des sanctions, notamment bancaires, ont été levées. Le gouvernement iranien espère toujours récupérer ces fonds. Ces dernières années, la justice iranienne a organisé plusieurs procès spectaculaires d’hommes d’affaires pour corruption et détournement d’argent, dont plusieurs ont été exécutés.

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