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    Moyen-Orient

    Syrie: le sort de Bachar el-Assad est une «ligne rouge», rappelle Damas

    media Le président syrien Bachar el-Assad lors d'une interview, le 11 février 2016. AFP/JOSEPH EID

    Les deux chefs de la délégation de l'opposition syrienne sont arrivés samedi après-midi à Genève pour participer aux pourparlers qui doivent débuter lundi 14 mars avec le régime syrien. Alors que le régime a signalé ses conditions au bon déroulement de ce dialogue, de son côté, l’opposition a dit ne rien espérer de ces négociations.

    Damas a prévenu : le gouvernement rejettera toute discussion sur l'avenir du président Bachar el-Assad, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères. « Nous ne discuterons pas avec quiconque discutera de la présidence. Bachar est une ligne rouge, la propriété du peuple syrien », a expliqué Walid Mouallem.

    Ces nouvelles négociations qui se déroulent sous médiation de l’ONU ont trois objectifs : former un nouveau gouvernement de transition en Syrie, rédiger une nouvelle Constitution et organiser des élections parlementaires et une présidentielle, le tout dans un délai de dix-huit mois.

    La relance des pourparlers de Genève, qui avaient capoté début février, est rendue possible par « une cessation des hostilités » initiée par Washington et Moscou et entrée en vigueur le 27 février. Selon Washington, cette trêve, la première depuis le début de la guerre il y a cinq ans, est « en général » respectée.

    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé que des observateurs russes et américains se pencheraient dans la journée sur les violations de la trêve lors de réunions à Genève et Amman.

    « On ne se fait pas d’illusion »

    De son côté, l’opposition est plutôt pessimiste : « On ne se fait pas d’illusion », a déclaré sur MCD Monzer Makhous.

    « Il y a eu au tout début l’initiative de la Ligue arabe, puis celle du premier émissaire des Nations unies pour la Syrie, Kofi Annan, puis le deuxième émissaire Lakdhar Brahimi et enfin celle-ci, celle de l’émissaire actuel Staffan de Mistura, a énuméré l’opposant syrien. Si en cinq ans ces quatre initiatives ont échoué et ne sont pas parvenues à offrir une solution politique en Syrie, qu’est-ce qui nous permet de croire que nous y allons y parvenir maintenant ? »

    → A (RE)LIRE : L’opposition syrienne participera aux pourparlers de Genève

    Le négociateur en chef de l'opposition syrienne, le chef rebelle salafiste Mohamed Allouche, et le président de la délégation, Assad al-Zoabi sont arrivés à Genève. Ils ont été vus ce samedi après-midi par des journalistes dans un grand hôtel de la ville. Ce qui devrait rassurer tout le monde. Damas avait menacé de ne pas participer aux discussions si l'opposition n'était pas sur place lundi.

    Le chef de la diplomatie syrienne avait prévenu, elle n'attendrait pas plus de 24 heures l'arrivée de la délégation de l'opposition. Référence non voilée au derniers pourparlers de Genève : la délégation du Haut Comité pour les négociations (HCN), qui rassemble les groupes clés de l'opposition, était arrivée en Suisse près de 36 heures après les représentants du régime et avait attendu deux jours de plus pour se rendre au QG de l'ONU.


    Analyse: le coup de pression de Damas

    L’expérimenté ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, sait très bien ce qu’il fait. A travers ses déclarations il tente certainement de déstabiliser les membres de l’opposition syrienne. Les pousser à bout, et pourquoi pas les voir annuler leur participation aux négociations de Genève, au dernier moment.

    Walid Mouallem le dit sans détour : Bachar el-Assad est et restera le président syrien, pas question de parler de son départ. Pas question non plus d’évoquer une quelconque présidentielle en Syrie.

    Pourtant les grandes puissances et l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, tous tablent sur les trois objectifs à atteindre lors de ces pourparlers. C’est d’ailleurs à travers ces trois points et d’autres garanties que les Occidentaux sont parvenus à convaincre l’opposition de se joindre aux pourparlers.

    Ce samedi, la diplomatie syrienne leur claque la porte au nez. Envolée toute perspective électorale en Syrie. Désormais les opposants disposent de peu de temps pour réagir et gare à eux s’ils ne sont pas au rendez-vous lundi à Genève. Sans hésitation, le régime syrien leur fera probablement porter le chapeau d’un éventuel échec des négociations.

     

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