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    Moyen-Orient

    Syrie: pourquoi Poutine a-t-il décidé de rappeler ses troupes au bercail?

    media Le président russe Vladimir Poutine, en compagnie de son ministre de la Défense Sergueï Choïgou, le 11 mars 2016 en Conseil national de sécurité à Moscou. REUTERS/Mikhail Klimentyev/Sputnik/Kremlin

    Les soldats russes plient bagage. En Syrie, ils laisseront tout de même derrière eux leurs défenses antiaériennes « les plus modernes », a précisé le Kremlin ce mardi 15 mars 2016. Mais le désengagement militaire à proprement parler, annoncé par le président Vladimir Poutine lundi, a d'ores et déjà commencé. Comment le comprendre ?

    Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

    La décision de ce retrait a sans doute été prise il y a quelques jours, lors de la dernière réunion du Conseil national de sécurité. Mais Vladimir Poutine a choisi de l'annoncer le jour de la reprise des négociations inter-syriennes, ce qui lui permet de dire qu'il a rempli son objectif : imposer une solution politique, et non pas une solution militaire, à la crise en Syrie.

    Le président russe a tiré la leçon de la guerre des années 1980 en Afghanistan, et n'a pas voulu risquer un enlisement de son armée en Syrie. Il a d'ailleurs refusé de se laisser entraîner par Bachar el-Assad dans une opération de reconquête de la totalité du territoire syrien. Cela aurait amené Moscou à une guerre longue, et lui aurait mis à dos les monarchies du Golfe.

    L'armée russe a-t-elle encore quelque chose à prouver ?

    Le retrait permet aussi, sans doute, d'éviter une intervention turque en Syrie. A Moscou, les analystes doutent que Vladimir Poutine ait pris cette décision sans en informer les Etats-Unis. Car l'un des principaux objectifs de cette intervention en Syrie était aussi la reprise du dialogue avec les grandes puissances, en particulier Washington.

    L'aboutissement de cette stratégie, c'est le cessez-le-feu décidé en commun avec l'administration Obama, et la coordination des opérations militaires. Sur le plan militaire, en tout cas, Vladimir Poutine a fait la démonstration des capacités de son armée. C'est la première fois, depuis l'Afghanistan, qu'elle se projetait sur un terrain d'opération aussi éloigné de sa base.

    Le bilan de l'intervention russe en Syrie, globalement salué par la presse russe

    D'une façon générale, la presse est unanime pour dire que le moment du retrait est bien choisi. Comme le dit un analyste, partir pendant les combats, c'est partir comme un perdant, partir pendant une trêve, c'est partir en vainqueur.
    Côté militaire, l'armée russe a démontré ses capacités à se projeter loin de son territoire et elle a essayé avec succès de nouveaux types d'armes. Près de 2000 jihadistes russes auraient été tués, et le territoire controlé par Damas s'est étendu, souligne le quotidien Vedomosti.

    Mais la télévision indépendante Dojd fait elle remarquer que le groupe Etat islamique est toujours là, même s'il est désormais sur la défensive. Dans son bilan, Dojd prend en compte également le conflit ouvert avec la Turquie et l'attentat islamiste contre un avion civil russe.

    Pour le journal Kommerzant, un retrait maintenant c'est une victoire pour Poutine. Il ne s'est pas laissé entraîné par Bachar el-Assad dans une reconquête totale du territoire, évitant ainsi un enlisement.

    Dans le même temps, les Izvestia estiment que le maintien de la présence russe sur deux bases militaires peut dissuader les Turcs, ou les monarchies du Golfe, de lancer une offensive.

    Pour Vedomosti, la Russie a atteint son objectif minimum : lancer des négociations de paix. Mais elle a échoué dans son objectif maximum, sortir la Russie de l'isolement. Analyse différente de Kommerzant , qui estime au contraire que Moscou a contraint Washington à reprendre le dialogue, l'obligeant à une coopération militaire et à une signature conjointe du cessez-le-feu.

    Kommerzant est persuadé que le sort de Bachar el-Assad a été discuté avec Washington. Car la situation militaire est incertaine, et dans tous les cas, Moscou ne veut pas que Bachar termine comme l'ancien président afghan Najibullah, au bout d'une corde.

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