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    Syrie: les Kurdes proclament leur autonomie, Damas et l'opposition s'y opposent

    media Réunion préparatoire à Rmeilane, mercredi 16 mars 2016, à la veille de la proclamation officielle et unilatérale d'une fédéralisation du Kurdistan syrien. REUTERS/Rodi Said

    Les Kurdes de Syrie ont annoncé ce jeudi 17 mars 2016 l'établissement d'une autonomie pour « Rojava », autrement dit pour les zones actuellement sous leur contrôle dans le pays. La nouvelle a été annoncée par un responsable du Parti de l'union démocratique (PYD), principale formation kurde de Syrie, à l'issue d'une réunion à Rmeilane, dans le nord-est. Damas et l'opposition syrienne rejettent le projet, qui induit de fait une fédéralisation de la Syrie.

    « Le système fédéral a été approuvé pour la région Rojava (Kurdistan syrien) - Nord de la Syrie », a affirmé Sihanouk Dibo, un responsable du PYD, dont la branche armée, les Unités de protection du peuple (YPG), contrôle de vastes territoires dans le nord et le nord-est du pays. « Nous donnons notre bénédiction au projet du système fédéral Rojava-Nord de la Syrie », a renchéri Aldar Xelil, du comité préparatoire de ce projet.

    « Références ni nationalistes, ni confessionnelles »

    Il s'agit d'unifier les trois « cantons » kurdes du territoire syrien (Afrine, Kobane et Jaziré), auxquels il faut ajouter d'autres régions récemment conquises aux jihadistes par les forces kurdes dans le nord. « Depuis plus de deux ans déjà, il y a une autogestion démocratique dans les régions à majorité kurde, " Rojava ". Et les zones récemment libérées, et reprises aux terroristes, doivent s’intégrer dans cette situation », explique Khaled Issa, représentant du PYD en France.

    Pour ce dernier, « il faut trouver une solution pour gérer les affaires quotidiennes de la population, et donner un système beaucoup plus adapté à cette société multiconfessionnelle et ethnique » qu'est la Syrie. Mais les Kurdes insistent : leur projet s'appuie sur une base territoriale, et non ethnique, avec des représentants de la population arabe et d'autres minorités dans ces zones. « Ce sera une administration, avec des références ni nationalistes, ni confessionnelles », explique Khaled Issa.

    Une « confiscation » de « la volonté du peuple »

    Peu après l'annonce du jour, une source au ministère des Affaires étrangères à Damas a réagi, via l'agence officielle du régime, Sana. Une réaction en forme de « mise en garde » contre « toute partie ayant l'intention de porter atteinte à l'unité du territoire et du peuple syrien sous n'importe quel slogan, y compris ceux réunis à Rmeilane ». Et d'ajouter : « Toute annonce en ce sens n'a aucune valeur juridique et n'aura aucun impact légal, politique, social ou économique tant qu'elle ne tient pas compte de la volonté de l'ensemble du peuple syrien dans toutes ses tendances politiques. »

    Réaction sans engouement également du côté de la Coalition nationale syrienne (CNS, opposition), qui a publié un communiqué pour rejeter « toute tentative de former des entités, des régions ou des administrations qui confisquent la volonté du peuple syrien ». « Mettre fin à l'oppression ayant touché un individu ou un groupe sous l'ère du clan Assad ne passe pas par des projets unilatéraux », argumente l'opposition.

    Une communauté installée sur quatre pays

    Pour la Coalition, « la forme de l'Etat syrien, centrale ou fédérale, n'est pas du ressort d'une seule faction, d'une section de la société, d'un parti ou d'un mouvement mais est décidée après des négociations (...) avec une nouvelle Constitution pour le pays puis un référendum populaire ». Le communiqué de la CNS se réduit finalement à ces quelques mots : « La Coalition n'acceptera pas tout projet s'inscrivant en dehors de ce cadre. »

    Hors de Syrie, les Etats-Unis ont prévenu mercredi qu'ils ne reconnaîtraient pas la création d'une région unifiée et autonome kurde en Syrie. La Turquie y est également hostile. Pour rappel, les Kurdes constituent une communauté éparpillée sur quatre pays de la région : Syrie, Turquie, Iran, Irak. Dans le nord du territoire irakien, les Kurdes disposent depuis plus de dix ans d'une autonomie de fait, légalisée par la Constitution irakienne de 2005, qui a instauré une République fédérale.

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