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    Moyen-Orient

    Etat islamique, cessez-le-feu: la guerre en Syrie vue de Damas

    media Une vue aérienne de Damas réalisée le 13 mars 2016 et montrant les bâtiments effondrés du quartier de Qaboun. REUTERS/Bassam Khabieh

    La Syrie connaîtra dimanche 27 mars 2016 son deuxième mois de trêve. Un cessez-le-feu globalement respecté, malgré des accrochages. Comment cette trêve, mais aussi les combats actuels à Palmyre contre le groupe EI, sont-ils perçus par la population dans le pays ? Eléments de réponse à Damas, où se trouve actuellement l'envoyé spécial de RFI.

    Avec notre envoyé spécial à Damas,  Paul Khalifeh

    Dans la capitale syrienne, les gens ne croyaient pas vraiment à la trêve. Mais au fil des jours, ils se sont rendus compte que le cessez-le-feu était plus sérieux qu’ils ne l’avaient cru. Un marchand d’objets artisanaux, rencontré dans le quartier à majorité chrétienne de Bab Touma, reconnaît par exemple un changement incontestable.

    Dans Damas, les canons se taisent

    Il y a tout juste un mois, les combats faisaient rage sur le front de Jobar, le plus proche de Damas. Un quinquagénaire se souvient que les affrontements n’ont presque jamais cessé en cinq ans de guerre dans ce quartier, situé près de la place des Abbassides, à un kilomètre à vol d’oiseau de Bab Touma. Or, actuellement, ce front est étrangement calme.

    A Damas, RFI a également pu rencontrer une étudiante en génie, âgée de 20 ans, et qui recommence à rêver à un avenir. Elle habite au pied du Mont Qassioun, qui surplombe la capitale et d’où l’artillerie de l’armée pilonnait, de jour comme de nuit, les positions des rebelles tout autour de la capitale. Aujourd’hui, ces canons se sont tus.

    La Palmyre « urbaine », elle, reste occupée

    Une autre habitante, mère de famille d'une quarantaine d'années, est plus prudente. Elle considère que la situation est en effet beaucoup plus calme, mais que la guerre ne s’est pas terminée pour autant. A ses yeux, elle s’est seulement éloignée de Damas, où l'on suit d'ailleurs de près, et avec beaucoup d'intérêt, la bataille de Palmyre, qui se joue précisément en ce moment au centre du pays.

    Maurice Sartre historien et professeur d'histoire ancienne à Tours 26/03/2016 - par RFI Écouter

    C’est même sans doute parce que les Syriens, comme le monde entier, ont les yeux rivés sur ce site, très riche en ruines archéologiques et classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1980, que l’armée syrienne et ses alliés hésitent à donner l’assaut final. Car depuis la prise de la citadelle par le régime, la Palmyre urbanisée - pour ainsi dire - est restée aux mains des jihadistes.

    Objectif de Damas : repousser les jihadistes

    En fait, la partie habitée est indéfendable. Quant à la ville antique, qui y est accolée et que la citadelle domine, il s'agit d'un « no man's land ». Et l’armée régulière évite d’y entrer, de peur que les jihadistes n’aient piégé tous les monuments et qu’ils ne les détruisent en appuyant sur un bouton. La stratégie consiste donc à déminer la ville. Les artificiers de l’armée sont à pied-d’œuvre.

    Dans le même temps, les aviations russe et syrienne bombardent sans relâche les colonnes de renforts envoyées de Raqqa et de Deir Ezzor par le groupe Etat islamique. En parallèle, la pression ne faiblit pas sur les défenseurs de la ville de Palmyre eux-mêmes. L'objectif de Damas est de les pousser à se retirer vers le nord, à Raqqa, et vers l’est, à Deir Ezzor. Aux dernières nouvelles, les jihadistes ont effectivement commencé à évacuer leurs familles.

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