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    Moyen-Orient

    Syrie: trêve à l'agonie, négociations dans l'impasse à Genève

    media Des membres de la défense civile sur le lieu d'une frappe dans la zone rebelle de Tariq al-Bab, près d'Alep, le 23 avril 2016.. REUTERS/Abdalrhman Ismail

    C'est la confusion et l'impasse à Genève, où les négociations pour la paix en Syrie devraient se poursuivre jusqu’à mercredi 27 avril, et cela malgré de très vives inquiétudes concernant la trêve sur le terrain. L'aviation syrienne a mené plusieurs raids ce samedi 23 avril, tuant 27 civils, dont 13 personnes dans le bombardement de Douma et 17 à Alep, rapporte l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Et à Genève, les représentants de l’opposition syrienne ont suspendu leur participation aux négociations et menacent de quitter la Suisse.

    Sauver la trêve à tout prix, c’est l’objectif de l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie qui se donne jusqu’à mercredi 27 avril pour tenter de recoller les morceaux. Staffan de Mistura doit s’entretenir lundi 25 avec le chef de la délégation de Damas. Il doit surtout rassurer le Haut Comité des négociations (HCN), autrement dit le principal groupe de l’opposition syrienne, dont les représentants sont enfermés dans leur hôtel depuis une semaine, et qui menacent de quitter Genève si la situation ne s’améliore pas sur le terrain.

    Staffan de Mistura prône une nouvelle rencontre du GISS, le Groupe international de soutien à la Syrie, composé de 17 pays et co-présidé par la Russie et les Etats-Unis. « Une table des négociations à trois pieds est toujours fragile par définition. Quand l’un des pieds est en difficulté, on peut s’en sortir, mais quand les trois sont menacés il est urgent d’appeler à une réunion du GISS », a-t-il affirmé.

    Et les trois pieds de ces négociations de paix sont :

    ► L’assistance humanitaire qui contraste avec l’impasse des négociations - la Croix-Rouge a annoncé vendredi l’arrivée de 65 camions de nourriture et de matériel médical au centre de la Syrie.

    ►Deuxième pilier : le cessez-le-feu qui « s’effiloche » et risque de « tomber en morceau », selon un Barack Obama visiblement très inquiet lors d’une conférence de presse commune avec David Cameron vendredi à Londres.

    ►Le troisième pied est celui de la transition politique en Syrie. Là l’émissaire de l’ONU pour la Syrie se veut plus optimiste dans ce troisième tour de négociations : « Il y a au moins un changement par rapport aux tours précédents, dit-il, les parties présentes parlent toute du même sujet, la transition politique ».

    Violents affrontements, victimes civiles

    L’inquiétude affichée par le président américain Barack Obama et l’ONU au sujet de l’effondrement de la trêve est justifiée. D’Alep à Damas, en passant par Lattaquié et Homs, de violents combats ont repris entre l’armée gouvernementale et les rebelles islamistes, faisant des dizaines de morts, dont une majorité de civils. Les combats les plus violents se déroulent dans le Nord, plus particulièrement à Alep, où 50 personnes au moins sont mortes en 48 heures.

    Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de la trêve, le 27 février, l’aviation du régime syrien a mené des raids contre les quartiers est de la ville, tenus par les rebelles. 27 civils au moins ont été tués dans ce pilonnage. Trois civils ont également péri et dix-sept autres ont été blessés dans la chute d’obus tirés par les rebelles contre les secteurs d’Alep contrôlés par les forces gouvernementales, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

    L’armée syrienne a aussi bombardé la ville de Douma, le fief des rebelles de Jaych al-Islam, à 12 kilomètres au nord-est de Damas. Le représentant de ce groupe à Genève, le négociateur en chef Mohammad Allouche, avait appelé, dimanche, à attaquer l’armée syrienne malgré la trêve en vigueur. L’observatoire syrien des droits de l’homme avance le bilan de 13 civils tués à Douma.

    Des combats acharnés se déroulent dans la ghouta orientale de Damas et au nord-est de la province de Lattaquié, où les rebelles tentent d’avancer dans la région de Kabbana. Dans la province septentrionale d’Idleb, le chef d'état-major du groupe salafiste Ahrar al-Sham, l’officier dissident Majid Hussein Al Sadek a été tué samedi soir dans un attentat suicide, avec trois autres combattants.

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