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    Moyen-Orient

    [Reportage] Irak: Moqtada al-Sadr mobilise ses partisans contre le gouvernement

    media Des milliers de manifestants se sont rassemblés devant la «zone verte» à Bagdad, le 26 avril 2016, à l'appel du responsable chiite Moqtada al-Sadr. REUTERS/Ahmed Saad

    Pari réussi pour Moqtada al-Sadr. Une foule énorme a convergé vers Bagdad depuis toutes les villes du pays, ce mardi, surtout du Sud chiite. Le chef politique chiite montre encore une fois son pouvoir de mobilisation. Les manifestants se sont massés devant la « zone verte » - un secteur ultra-protégé, qui abrite notamment les institutions gouvernementales - pour faire pression sur le gouvernement et le Parlement. Les manifestants demandent des réformes. En février, le Premier ministre avait promis de nommer un gouvernement de technocrates, censé mieux gérer les affaires irakiennes.

    Avec notre envoyée spéciale à Bagdad,  Angélique Férat

    Les manifestants se sont massés dès 8h ce mardi matin sur la place Tahrir pour ensuite traverser le pont qui mène à l'entrée de la « zone verte ». Dans la foule, uniquement des drapeaux irakiens, c'était le mot d'ordre. Pas de portrait de Moqtada al-Sadr, pas d'emblème religieux chiite. On pouvait les entendre chanter « Chala Kala », « on les jettera tous dehors », s'adressant aux politiques au pouvoir.

    « Depuis 2003, nos gouvernements n'ont rien fait de bien, rien, déplore un imam d'une mosquée de Bagdad. Depuis 2003, nous avons eu en plus des gouvernements sectaires. Ils ont volé je dirais mille millions de dollars, beaucoup, beaucoup d'argent. Et nous demandons, comme Moqtada al-Sadr l'a fait, que les Nations unies nous aident à récupérer cet argent. »

    Ce soldat est venu de Kerbala. Il a même pris un jour de congé pour la manifestation. « On est venu ici pour dire "Iran bye bye", dit-il. Nous n'avons pas besoin qu'un autre pays interfère dans nos affaires. Et cette manifestation est irakienne et pacifique. Aujourd'hui, nous sommes venus pour soutenir Moqtada al-Sadr. On croit en lui. C'est un homme en lequel on peut avoir confiance. Il se soucie du bien-être des Irakiens. Vraiment. Et comme il dit, nous devons virer tous ces politiciens voleurs. »

     → A (RE)LIRE : Irak: mission impossible pour Haïdar al-Abadi?

    Les manifestants pointent du doigt les huit années de Nouri al-Maliki au pouvoir, un chiite, mais du parti Dawa. « La marionnette de l'Iran », entend-on dans le cortège. Et si les manifestants sont sadristes, ils disent être venus forcer les réformes pour les sunnites, les chrétiens et tous les Irakiens.

    La plus grave crise en deux ans

    Il s'agit là de la plus grave crise politique à laquelle est confronté le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi, depuis son arrivée en septembre 2014, après le fiasco politico-sécuritaire de son prédécesseur Nouri al-Maliki. Ce changement à la tête du pays devait alors permettre de lancer la contre-offensive contre l'organisation Etat islamique, qui s'était emparée de vastes territoires irakiens.

    Mais très vite, Haïdar al-Abadi a été rattrapé par d'autres dossiers. A commencer par la corruption, qui mine les institutions du pays et qui discrédite la classe politique irakienne. Face à la grogne de la population, parfois relayée par le clergé chiite, le Premier ministre a annoncé des réformes, puis un changement de gouvernement afin de placer des technocrates aux commandes du pays. Mais à chaque fois, ces tentatives se sont heurtées au refus d'une bonne partie de la classe dirigeante irakienne, qui s'accroche au pouvoir et aux privilèges qui y sont associés.

    C'est dans ce contexte que le mouvement sadriste mobilise des manifestants depuis plusieurs semaines à Bagdad, accentuant la pression sur le Premier ministre. Une situation observée avec attention à l'étranger, où l'on s'inquiète d'une crise politique qui pourrait nuire à l'effort de guerre contre le groupe Etat islamique.

    REPORTAGE
    Aujourd'hui, nous sommes venus pour soutenir Moqtada al-Sadr. On croit en lui. C'est un homme en lequel on peut avoir confiance. Il se soucie du bien-être des Irakiens. Vraiment. Et comme il dit, nous devons virer tous ces politiciens voleurs.
    Près de la «zone verte», à Bagdad 26/04/2016 - par Angélique Férat Écouter

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