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    Moyen-Orient

    Lutte contre EI en Irak et en Syrie: des responsables tués, les civils piégés

    media Les habitants de Fallouja fuient les combats, le 26 mai 2016. Reuters

    L'offensive se poursuit en Irak contre le groupe Etat islamique. Depuis plusieurs jours une opération est en cours pour reprendre la ville de Falloujah, aux mains des jihadistes depuis deux ans, suscitant une grande inquiétude concernant le sort des populations civiles prises au piège des combats. Ces dernières heures, la coalition internationale a annoncé avoir tué plusieurs dizaines de combattants du groupe Etat islamique, dont un chef local.

    Selon le porte-parole de la coalition internationale, le groupe Etat islamique a subi de lourdes pertes :  70 combattants ont été tués, parmi lesquels Maher al-Bilawi, présenté comme le commandant de l'organisation jihadiste pour la ville de Falloujah.

    L'armée américaine estime que de 500 à 700 hommes du groupe Etat islamique se trouvent toujours dans cette ville irakienne, située à une cinquantaine de kilomètres de Bagdad. Falloujah, où la coalition dit avoir mené une vingtaine de frappes aériennes ces derniers jours, en soutien aux forces irakiennes qui combattent au sol.

    « La mort de Maher al-Bilawi est un coup », assure le porte-parole de la coalition internationale qui reconnaît que l'élimination de ce chef local ne signifie pas cependant que les jihadistes vont abandonner le combat.

    La coalition dirigée par les Etats-Unis communique régulièrement l'identité des cadres du groupe Etat islamique qu'elle affirme avoir éliminés. Il y a moins de trois semaines, c'est le chef de l'organisation jihadiste pour la province d'al-Anbar, Abou Wahid qui était tué par une frappe aérienne. Et fin mars, c'est Abdel Rahmane al-Qadouli, numéro 2 du groupe Etat islamique qui était éliminé de la même façon, cette fois en Syrie.

    La population civile prise au piège

    Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni à New York vendredi sur la situation humanitaire en Syrie. Quelque 592 700 personnes, selon l'organisation, sont actuellement assiégées et privées de nourriture et de soins par les forces de Bachar al-Assad et des groupes armés. L'ONU accentue donc la pression sur le régime syrien et promet de larguer de l'aide par avion dès le 1er juin si rien ne change d'ici là.

    Car c'est un véritable piège qui se referme sur près d'un demi-million de Syriens a estimé le patron des opérations humanitaires de l'ONU Stephen O'Brien, rapporte notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Alors que la cessation des hostilités est toujours en place en Syrie, jamais les civils n'ont autant souffert dans ces zones assiégées où le gouvernement syrien n'a permis qu'au compte-gouttes le passage de convois humanitaires, affamant toujours plus les populations. Stephen O'Brien a donc encouragé l'ONU à autoriser des largages par avion de nourritures et de produits de première nécessité. « La gravité et l'ampleur des besoins impliquent que l'ONU doive envisager de telles options, mais seulement en dernier recours ...», explique Stephen O'Brien.

    Car les largages aériens sont chers, dangereux et assez inefficaces, a t-il rappelé. Des semaines d'aide humanitaire larguées sur la localité de Deir Ezzor représentent l'équivalent d'un seul convoi par camion. Matthew Rycroft, le représentant britannique à l'ONU, espère donc une prise de conscience rapide du gouvernement de Bachar al-Assad. « Nous allons passer aux largages aériens si c'est ce qu'il faut faire, mais la priorité est de renforcer la pression sur le régime syrien et de les obliger à faire ce qu'il devrait déjà être en train de faire : c'est-à-dire permettre l'accès de l'aide humanitaire par les voies terrestres à toutes les régions qui en ont besoin en Syrie »

    Mais l'équation syrienne pour l'ONU reste toujours insoluble devant la résistance des autorités à permettre la circulation de l'aide. Et rien ne dit que Damas, qui contrôle le ciel syrien, autorisera ces largages aériens.

    Le Kurdistan irakien se prépare à un nouvel afflux de réfugiés

    En Irak, l'opération de reconquête de Mossoul a commencé il y a maintenant deux mois, cette semaine l'offensive pour reprendre la ville irakienne de Fallujah a également été lancée. Quelques jours plus tard, en Syrie, les Forces démocratiques syriennes annonçait le début de l'opération de reprise de Raqqa, fief de l'organisation Etat islamique en Syrie.

    Au vu de ces avancées la région autonome du Kurdistan irakien se prépare à un nouvel afflux de réfugiés. Les autorités kurdes ont ainsi annoncé se préparer à l'arrivée de 200 000 à 900 000 nouveaux déplacés, rapporte notre correspondante dans la région, Orianne Verdier. Mais selon les Nations unies, la reprise de Mossoul concernerait à terme 2 millions de personnes dont une majorité pourrait trouver refuge au Kurdistan irakien.

    Les autorités de la région autonome dénoncent le manque d'aide de la part du gouvernement national. En 2014, le gouvernement irakien avait promis un plan d'aide de 32 millions de dollars pour la province d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Selon le vice-gouverneur de cette province, seul un tiers du budget a été débloqué en deux ans. L'opération de reprise de Mossoul a été lancée en pleine crise politique entre le gouvernement national irakien et le gouvernement kurde. La région autonome est elle-même plongée dans une grave crise économique et politique.

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