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    Moyen-Orient

    Processus de paix israélo-palestinien: la France à la manœuvre

    media Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, le 3 juin à Paris. REUTERS/Stephane de Sakutin/Pool

    La France souhaite relancer le processus de paix israélo-palestinien. Ce vendredi 3 juin débute à Paris une réunion internationale sur le Proche-Orient. Elle réunit une trentaine de participants parmi lesquels notamment des pays arabes et occidentaux ainsi que les Nations unies. Si un accord est trouvé, cela ouvrirait la voie à un sommet international d’ici la fin de l’année auquel participeront cette fois-ci les principaux protagonistes : Israéliens et Palestiniens.

    A travers cette première réunion, Paris souhaite replacer l’initiative de paix israélo-palestinienne au cœur de l’agenda diplomatique international. Dans un premier temps, il s'agit donc de fixer un cadre avant d’espérer relancer un processus à l’arrêt depuis des années. Cette démarche est délicate puisque les Israéliens s’opposent fermement à cette volonté française.

    Mais Paris s’accroche à son idée. Dans un Moyen-Orient plus instable que jamais, « laisser le vide politique s’installer est dangereux », confie une source diplomatique française. La dernière conférence internationale pour la paix au Proche-Orient remonte à 2007. Elle avait été organisée à Annapolis, aux Etats-Unis.

    Nouvelle stratégie française

    Ces dernières années, les Américains ont multiplié les efforts dans ce dossier, mais accumulé les échecs. Le secrétaire d’Etat, John Kerry, a rencontré des dizaines de fois Israéliens et Palestiniens. Sans succès.

    Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, change de stratégie. Il souhaite présenter une série de mesures économiques et sécuritaires incitatives aux Israéliens et aux Palestiniens. Mais auparavant, il faut que tous les participants à cette conférence de Paris soient sur la même longueur d’onde que lui.

    Il faut créer un climat de confiance. Notre intérêt est de débloquer la situation.
    Jean Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères 03/06/2016 - par Daniel Vallot Écouter

    Absence des deux principaux protagonistes

    En attendant, Israéliens et Palestiniens ne seront pas présents à cette réunion. Les choses sont claires pour les deux principaux protagonistes qui sont d'ailleurs les grands absents à Paris, commente notre correspondant à Jérusalem, Christian Brunel. Israël rejette cette conférence internationale en prédisant qu'elle est vouée à l'échec, selon l'expression de Dory Gold, le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères.

    En revanche, les Palestiniens, le président Mahmoud Abbas en tête, misent à fond sur l'initiative française, qui doit se traduire selon eux par un soutien de la communauté internationale, l'isolement d'Israël et de possibles pressions pour obtenir des concessions notamment sur la colonisation israélienne en Cisjordanie et dans la partie arabe de Jérusalem.

    Une analyse que semble partager Benyamin Netanyahu qui n'a cessé de durcir le ton contre l'initiative française, en prônant des négociations directes avec Mahmoud Abbas, au point mort depuis longtemps. Selon les commentateurs israéliens, Benyamin Netanyahu redoute surtout que les Américains soutiennent jusqu'au bout la démarche de Paris et acceptent l'idée de fixer un calendrier pour parvenir enfin à un accord de paix.

    Quel intérêt pour cette réunion ?

    Etant donnée l'absence des Israéliens et des Palestiniens à cette réunion, la question de son utilité se pose. Mais pour Yves Aubin de la Messuzière, ancien diplomate et grand connaisseur du Proche-Orient, ce rendez-vous est l'occasion de « remettre dans l'agenda international le conflit israélo-palestinien, qui en était sorti, notamment depuis l'émergence des révolutions arabes, parce qu'on a pensé que ce conflit était devenu secondaire et qu'il pouvait être géré comme un conflit de basse intensité. »

    Mais pour ce spécialiste de la région, le conflit israélo-palestinien reste un élément majeur à ne pas négliger. « On a le sentiment que le statu quo n'est plus tenable et on voit très bien comment il y a eu l'émergence encore récemment d'une nouvelle intifada d'un nouveau type, qu'on appelle l'intifada des couteaux », analyse-t-il. Pour lui, l'initiative française dit que « les négociations bilatérales sous l'égide américaine ne fonctionnent plus. Il faut donc un autre cadre plus élargi. »

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