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    Moyen-Orient

    Guerre au Yémen: sous pression, l'ONU retire Riyad de sa «liste de la honte»

    media Le roi Salman d'Arabie saoudite et Ban Ki-moon, en novembre 2015 à Riyad. AFP PHOTO

    Une brouille diplomatique agite l'ONU. L'Arabie saoudite s'en prend aux Nations unies, pour l'avoir inscrite sur la « liste noire » des pays qui violent les droits des enfants dans les conflits armés. L'organisation accuse ce pays d'être responsable de la mort de centaines d'enfants, tués dans les bombardements au Yémen. Mais sous la pression de Riyad, Ban Ki-moon a finalement retiré la mention de l'Arabie saoudite, créant l'incompréhension parmi les diplomates.

    Au départ : un rapport annuel consacré aux pays tuant des enfants dans les conflits armés. On y apprend que la coalition militaire commandée par l'Arabie saoudite est à l'origine de la majorité des morts d'enfants dans le conflit au Yémen.

    « La coalition que l'Arabie saoudite mène est responsable d'exactions très graves contre les enfants au Yémen depuis maintenant plus d'un an. Il y a eu des centaines d'enfants qui ont été tués ou blessés dans des frappes de la coalition saoudienne. Il y a eu des dizaines et des dizaines d'attaques contre des écoles et des hôpitaux », explique Philippe Bolopion, de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch.

    Pour l'activiste d'HRW, « on a clairement affaire à une volte-face assez honteuse de l'ONU. Il est clair que le secrétaire général de l'ONU, devant les pressions et les menaces de l'Arabie saoudite, a tout simplement retiré de la " liste de la honte " des pays qui commettent des violations graves contre les enfants, l'Arabie saoudite, alors que les faits sont extrêmement clairs ».

    Hors micro, relate notre correspondante à New York Marie Bourreau, les diplomates le disent d'ailleurs sans crainte : la volte-face de Ban Ki-moon est une honte pour les Nations unies, et sur la question des droits de l'homme, le bilan personnel du secrétaire général, actuellement en fin de mandat, ne s'en trouvera que plus terni.

    L'organisation a semble-t-il plié sous la pression de Riyad, qui a menacé de couper ses liens avec l'ONU et de retirer ses fonds, qui se chiffrent à plus d'une centaine de millions de dollars. Ces derniers financent aussi bien un comité contre le terrorisme, que l'agence venant en aide aux réfugiés palestiniens - qui connaît de graves difficultés financières.

    Haro sur Ban Ki-moon et son bilan en matière de droits de l'homme

    Le royaume saoudien a également laissé entendre qu'il pourrait tout simplement mettre un terme aux pourparlers de paix sur le Yémen, très laborieux, et que l'Organisation des Nations unies tente depuis plus d'un an de relancer.

    « Prétendre aujourd'hui que l'ONU peut renégocier avec l'Arabie saoudite sa présence ou non sur la " liste de la honte ", c'est une insulte aux victimes des frappes saoudiennes au Yémen, et de manière peut-être plus grave, ça compromet de manière durable la crédibilité de l'ONU et de cette liste », considère Philippe Bolopion d'HRW.

    Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'organisation est prise en flagrant délit de faiblesse face à une grande puissance. L'année dernière, c'est Israël qui devait apparaître sur cette fameuse « liste noire » après des violations graves commises à Gaza. Le nom avait été retiré de la liste avant sa publication après pression des Etats-Unis, qui avaient promis de réduire leurs financements.

    « A l'époque, Israël avait été retiré de la liste avant sa publication. Là, avec l'Arabie saoudite, c'est encore pire, parce que la liste avait été publiée il y a plusieurs jours. La volte-face de l'ONU n'en est que plus apparente, et il est clair que c'est le secrétaire général de l'ONU lui-même, Ban Ki-moon, qui est derrière cette décision », estime M. Bolopion d'HRW.

    Et de conclure : « C'est particulièrement décevant, parce qu'il n'est plus qu'à six mois de la fin de son mandat, et on pourrait penser que dans la mesure où il n'est pas candidat à sa propre réélection, et qu'il a fini son mandat, il pourrait résister de manière plus rigoureuse aux pressions politiques. »

    Dans un camp de déplacés dans la province de Marib, au Yémen, le 30 avril 2016. REUTERS/Ali Owidha

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