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    Moyen-Orient

    Des ONG appellent l'ONU à suspendre Riyad du Conseil des droits de l'homme

    media (Photo d'illustration) «L'Arabie saoudite est un criminel de l'humanité», peut-on lire sur cette pancarte, lors d'une manifestation à Jakarta en juin 2011 contre l'exécution de domestiques indonésiennes dans le royaume. AFP PHOTO / ADEK BERRY

    Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) disent stop à « l’hypocrisie et au cynisme ». Pour les deux ONG, l’Arabie saoudite doit être suspendue du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

    Dans une déclaration conjointe, les deux organisations ont demandé mercredi 29 juin à l'Assemblée générale de l'ONU de suspendre l'Arabie saoudite du Conseil des droits de l'homme en raison de « violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme ».

    « L'Arabie saoudite n'est pas un pays réputé pour son respect des droits humains, rappelle Cécile Coudriou, vice-présidente d’Amnesty International France contactée par RFI. Mais là il y a eu une espèce d'escalade. Pour donner quelques exemples en matière d'exécution : 350 exécutions depuis son adhésion au Conseil des droits de l'homme, justement. Il y a également une répression systématique des défenseurs des droits humains. Le plus emblématique étant le blogueur Raïf Badawi. »

    Un outil pour freiner des enquêtes internationales ?

    Outre les nombreuses exécutions chaque année dans le royaume, l’Arabie saoudite se serre également de cette haute instance de l’ONU pour freiner certaines enquêtes internationales sur les violations des droits de l’homme, selon la vice-présidente d'Amnesty International.

    « L'Arabie saoudite profite de son statut de membre du Conseil des droits de l'homme pour mieux contourner ses règles et pour faire pression sur les autres pays, poursuit-elle. Par exemple dans le cas du Yémen, bien sûr une résolution avait été déposée pour qu'il y ait une enquête internationale. Mais à cause de la pression de l'Arabie saoudite, c'est devenu simplement une commission nationale d'enquête demandée par le gouvernement reconnu du Yémen, ce qui n'est pas du tout la même chose ».

    Dans leur déclaration, Amnesty International et HRW dénoncent ainsi largement « les violations flagrantes et systématiques des droits humains » commises par le Royaume saoudien au Yémen. Dans ce pays, l'Arabie saoudite commande une coalition qui mène des frappes aériennes contre la rébellion chiite houthie. Des bombardements qui causent la mort de civils, selon l'ONU et différentes ONG.

    Al-Jubeir rejette ces accusations

    De passage à Paris, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir rejette fermement ces accusations.

    La coalition a très soigneusement sélectionné ses cibles au Yémen et nous ne visons que des cibles militaires
    Adel al-Jubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères

    Le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel al-Jubeir, lors d'une conférence de presse au Quai d'Orsay, à Paris, le 28 juin 2016. Reuters/Jacky Naegelen

    « La coalition a très soigneusement sélectionné ses cibles au Yémen et nous ne visons que des cibles militaires, assure-t-il au micro de RFI. Pour chaque vol, il y a un enregistrement vidéo et audio. Nous savons quelles sont les cibles et nous évaluons les dégâts après chaque attaque. Donc, nous savons exactement ce que nous frappons et nous ne visons pas les civils. »

    Le chef de la diplomatie saoudienne rejette la faute sur les rebelles. « La réalité, c'est que les rebelles Houthis procèdent à des tirs d'artillerie indiscriminés sur des zones civiles, et c'est cela qui est potentiellement à l'origine de la mort de civils, dénonce-t-il. Là où des erreurs ont été commises, nous les avons reconnues et nous y avons remédié, comme n'importe quel pays. Mais l'idée selon laquelle la coalition pourrait délibérément viser des civils est scandaleuse et ne repose sur aucun fait. »

    Une suspension peu probable

    Les deux ONG ont annoncé lors d'une conférence de presse à New York qu'elles allaient faire pression sur l'Assemblée générale des Nations unies afin d'obtenir un vote pour suspendre Riyad du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, tout en reconnaissant que ce serait difficile.

    Depuis la création du Conseil, basé à Genève, seule la Libye en a été suspendue en 2011 pour protester contre la répression des opposants par le régime de Mouammar Kadhafi.

    L'Arabie saoudite est l'un des 47 membres du Conseil. Le royaume a été élu pour une période de trois ans qui s'achève le 31 décembre prochain. Il faudrait une majorité des deux tiers pour l'en expulser, ce qui paraît improbable à des diplomates à l'ONU contactés par l'Agence France-Presse (AFP).

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