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    Asie-Pacifique

    Afghanistan: des Occidentaux adeptes du tourisme à haut risque

    media Le touriste irlandais Jonny Blair (à droite) se prend en photo avec trois Afghans, durant l'un de ses voyages dans le pays. HO / Jonny Blair / AFP

    En Afghanistan, plusieurs Européens et Américains adeptes du tourisme à haut risque ont été blessés le jeudi 4 août par un tir de roquette visant leur convoi dans l’ouest du pays. L’Afghanistan est pourtant enfoncé dans la guerre depuis plus de 40 ans et en proie à de violentes attaques terroristes. Cela n’empêche pas certains voyageurs de venir parcourir le pays. Plusieurs agences se sont même spécialisées dans le tourisme à haut risque et proposent des séjours à travers le pays, vantant la beauté des paysages et les richesses archéologiques de ces circuits.

    Une douzaine de personnes avaient souscrit à un programme sur mesure de 21 jours, organisé par une agence de voyages anglaise spécialisée dans le tourisme à haut risque. Elles sont d’ailleurs plusieurs sur le marché au Royaume-Uni. Le petit groupe venait de visiter la ville historique d’Herat, dans l’ouest du pays et se dirigeait vers la région très sûre de Bamyan, capitale culturelle du pays. Mais pour s’y rendre, le groupe de touristes a emprunté une route extrêmement périlleuse, que même les Afghans n’osent pas prendre. Le tour operator, qui connait pourtant bien la région, a quand même décidé d’emprunter ce chemin.

    Surprise de la police

    La police, surprise de découvrir un bus plein de touristes étrangers, a décidé de l’escorter par mesure de sécurité. Il s’agit d’ailleurs d’une mesure assez exceptionnelle puisque l’armée et la police n’escortent généralement pas les touristes. En effet, si les tours operators ont besoin d’augmenter leur mesure de sécurité, ils s‘adressent à des compagnies privées.

    Le convoi était donc en route lorsque leur véhicule a été touché de plein fouet par un tir de roquette, revendiqué par les talibans. 6 personnes ont été blessées, mais tout le monde a pu rentrer sain et sauf à Herat le jour même.

    Des touristes en recherche d’aventures

    L’Afghanistan a été pendant longtemps parcouru par de nombreux voyageurs. Tout d’abord grâce à la mythique route de la Soie, réseaux de routes commerciales reliant l’Asie à l’Europe au Moyen-Âge. Puis, plus récemment, dans les années 60 et 70, avec le « hippie trail » qui emmenait les hippies et voyageurs en tous genres jusqu’à l’Inde en passant par l’Afghanistan. La guerre civile débutée dans les années 80 a freiné ce tourisme jusqu’à la chute des talibans en 2001. Il s’est alors peu à peu rouvert, mais de façon très timide. Des agences ont alors décidé de rentrer dans cette brèche et d’offrir à une clientèle en recherche d’aventures des séjours dans des zones de conflits. Les plus friands de ce genre d’aventures sont d’ailleurs les Américains, les Anglais et les Australiens.

    Des agences spécialisées dans le tourisme à haut risques

    Des agences ont donc décidé de se spécialiser dans « des voyages impossibles », pour reprendre les termes de l’une de ses agences. Et rien ne semble leur faire peur.
    En Afghanistan, visiter Bamyan, Herat ou Mazar-i-Sharif, semblent être les options les plus sûres pour ces touristes, qu’ils soient en groupe ou seuls en sac à dos, même si la prudence est bien entendu toujours de mise dans un pays en guerre. L’Afghanistan n’est pas l'île Maurice, mais ce n’est pas non plus la Syrie. Les gens peuvent donc y voyager et l’Afghanistan délivre d’ailleurs des visas touristiques.

    Évidemment, les suspicions courent toujours sur la nature de ses visites : sont-ils des espions ou de vrais touristes? Dans tous les cas, même si les chiffres ne sont pas précis, environ 20 000 visas par an sont délivrés, selon le ministère de la Culture. En comparaison, la France a accueilli environ 85 millions de touristes en 2015.

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