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    Moyen-Orient

    Yémen: une école bombardée à Haydan, au moins dix enfants tués

    media Un enfant yéménite sur les ruines d'une maison, dans la capitale yéménite sous contrôle rebelle, Sanaa, le 11 août 2016. MOHAMMED HUWAIS / AFP

    L'ONG Médecins sans frontières a révélé ce dimanche 14 août 2016 qu'au moins dix écoliers avaient perdu la vie la veille dans des raids de la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite sur une école en zone rebelle au Yémen. MSF a également dénombré 28 blessés. Toutes les victimes ont moins de quinze ans. L'Unicef confirme l'information, mais l'armée saoudienne parle d'un camp d'entraînement de rebelles.

    SPA, l'agence de presse officielle saoudienne, relate que la coalition a récemment frappé « un centre d'entraînement des rebelles » houthistes dans le nord du Yémen. Mais un porte-parole des insurgés chiites, Mohammed Abdelsalam, a publié sur le réseau social Facebook des images et des vidéos où l'on voit des corps d'enfants sans vie enveloppés dans des couvertures.

    Selon MSF, les raids se sont déroulés samedi en zone rebelle, dans la localité de Haydan, dans le nord-ouest yéménite près de la frontière saoudienne. « Nous avons vu 10 enfants morts et 28 blessés, tous âgés de moins de quinze ans et victimes de frappes aériennes sur une école coranique à Haydan », relate Malak Shaher, porte-parole de l'organisation humanitaire. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a confirmé, précisant que les victimes étaient âgées de 6 à 14 ans.

    Le porte-parole de la coalition arabe a finalement réagi ce dimanche auprès de l'Agence France-Presse. Le général saoudien Ahmed al-Assiri a démenti qu'une école ait été ciblée samedi au Yémen. « L'aviation a bombardé (seulement) un camp d'entraînement » rebelle dans la région de Saada, selon lui. Il accuse les insurgés de préparer des enfants au combat. Les rebelles « utilisent des enfants comme recrues », assure-t-il.

    Mais Médecins sans frontières et l’Unicef soutiennent que c’est bien une école coranique qui a été visée. « L’école du village et une maison ont été attaquées », assure Reem Tarazi, une des responsables de l’Unicef au Yémen.

    L'Unicef en appelle au respect du droit international

    La coalition arabe au Yémen est régulièrement mise en cause pour les pertes civiles engendrées par ses raids aériens. Ce dimanche, l'Unicef a de nouveau exhorté les belligérants à épargner les civils dans ce conflit. « En raison de l'intensification des violences au Yémen, le nombre d'enfants tués ou blessés dans des bombardements aériens ou par l'explosion de mines a augmenté de manière significative », constate l'Unicef, qui appelle chacun à « respecter le droit international en ne visant que les combattants ».

    « Cette situation de conflit et de combats qui dure fait que les enfants sont davantage susceptibles d’être blessés et tués, explique un responsable d'Unicef au Yémen. On peut dire qu’en moyenne six enfants sont tués ou blessés chaque jour… Et s’ils survivent, ils risquent d’être recrutés et utilisés par des groupes armés pour combattre. Et s’ils ne sont pas tués, blessés ou recrutés, le conflit a un impact sur le fonctionnement du pays, la qualité et l’accès aux services : ce qui fait qu’ils souffrent de plus en plus de malnutrition et d’autres maladies qui touchent les enfants. »

    Dans cette guerre, les violences ont regagné en intensité au début de cette semaine, après l'échec de négociations de paix entre le pouvoir et les rebelles houthis. Ces pourparlers de paix, organisés au Koweït au cours des trois derniers mois et demi, ont été suspendus par les Nations unies le 6 août, car ils étaient infructueux. Les violences ont repris quelques jours plus tard. Mardi, la coalition arabe a finalement repris ses raids sur la capitale du pays, Sanaa, entraînant la fermeture de l'aéroport.

    Originaires du nord du territoire yéménite, les houthis ont pris les armes en 2014 contre le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi, au nom de l'ex-chef de l'Etat Ali Abdallah Saleh, renversé en 2012. En mars 2015, l'Arabie saoudite sunnite a pris la tête d'une coalition pour freiner la progression des insurgés. Depuis lors, 6 400 personnes sont mortes et 30 000 ont été blessées, dont de nombreux civils. Le pays fait face à une grave crise humanitaire.

    Des gouvernements occidentaux mis en cause

    Face à cette situation, les gouvernements occidentaux alliés à l'Arabie saoudite reste silencieux. Pour Laurent Bonnefoy, chargé de recherche au CNRS, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont même « très largement complices » de la stratégie saoudienne parce que ce sont eux qui l'équipent en armement.

    Or, estime le chercheur, la stratégie militaire de la coalition est un échec. « Les objectifs n’ont pas été atteints, notamment parce qu'Abd Rabbo Mansour Hadi est toujours installé la plupart du temps à Riyad où il avait trouvé refuge, et les Houthis sont fermement installés à Sanaa et dans le bon quart nord-ouest du pays, la zone la plus peuplée », fait valoir Laurent Bonnefoy. Pour le chercheur, c'est même un retour à une partition du Yémen qui semble se dessiner, avec l'un au nord autour de Sanaa et l'autre au sud, autour d'Aden.

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