GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
Jeudi 21 Novembre
Aujourd'hui
Samedi 23 Novembre
Dimanche 24 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Yémen: un hôpital touché par un bombardement meurtrier dans le nord du pays

    media Des soldats de l'armée yéménite escortent le vice-président Ali Muhssien al-Ahmar vers la base de la province centrale de Marib, le 15 août 2016. (Photo d'illustration) REUTERS/Stringer

    Onze personnes, dont un membre du personnel de Médecins sans frontières (MSF), ont été tuées et au moins 19 blessées dans un raid aérien ayant touché ce lundi 15 août un hôpital de la ville d'Abs, au Yémen, annonce l'ONG.

    « L'explosion a tué sur le coup neuf personnes, dont un membre du personnel de MSF, et deux autres patients sont morts lors de leur transfert » vers un autre hôpital, a indiqué l'organisation humanitaire dans un communiqué. La rébellion yéménite avait auparavant fait état d'un bilan de six morts et 20 blessés, évoquant des raids menés par l'aviation de la coalition arabe alliée du pouvoir dans cette zone contrôlée par les rebelles dans le nord du pays.

    Les raids samedi 13 et lundi 15 août ont eu lieu dans le nord du pays, dans des zones contrôlées par les rebelles houthis qui, alliés avec des soldats restés fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, se disputent le pouvoir avec le président Abd Rabbo Mansour Hadi depuis 2014.

    MSF a un peu plus tôt annoncé sur son compte Twitter que « l'hôpital a été la cible de raids à 15H45 locales (12H45 GMT) ». « Les équipes médicales s'occupent des blessés » dans l'hôpital d'Abs, a ajouté MSF. Des habitants d'Abs, ont eux aussi confirmé les raids sur l'hôpital en précisant que la coalition avait ciblé ces derniers jours les positions rebelles dans la cité.

    On est touchés pour la troisième fois. Les hôpitaux doivent être protégés.

    Teresa Sancristoval, responsable de l’unité d’urgence de Médecins sans frontières au Yémen 16/08/2016 - par Stefanie Schüler Écouter

    Enquête

    Amnesty International a déploré ces raids contre l'hôpital « qui ont fait des victimes parmi les civils et le personnel médical ». « Cibler intentionnellement des installations médicales est une violation sérieuse du droit humanitaire qui pourrait constituer un crime de guerre », a-t-elle souligné en réclamant une enquête. Abs est située à la lisière de la ville de Harad, à la frontière avec l'Arabie saoudite. C'est à partir d'Abs que les rebelles yéménites ont souvent bombardé des régions saoudiennes proches de la frontière, faisant des victimes.

    Fréquemment bombardée par la coalition, Harad est aussi le théâtre de combats acharnés entre forces gouvernementales aidées de soldats de la coalition et les rebelles chiites Houthis. Des sources militaires progouvernementales ont indiqué que des véhicules militaires avaient transféré de Harad des blessés rebelles à l'hôpital d'Abs, laissant entendre que les raids avaient visé l'établissement pour cette raison. Ces frappes sont survenues deux jours après des raids menés également par la coalition qui ont touché selon MSF une école à Saada, une autre province du nord aux mains des rebelles, tuant dix enfants.

    La coalition a nié être à l'origine du bombardement d'une école et affirmé avoir visé un camp d'entraînement où les rebelles formaient selon elle des enfants soldats. Ce lundi néanmoins, et après un appel en ce sens du patron de l'ONU Ban Ki-moon, la coalition arabe a annoncé l'ouverture d'une enquête sur ce bombardement, qui sera « indépendante et conforme aux normes internationales ».

    Autorisation des vols humanitaires

    La coalition et l'Arabie saoudite sont régulièrement accusées de « bavures » contre des civils et notamment contre des enfants. Le 4 août, elle avait admis des « manquements » au droit humanitaire dans deux bombardements en 2015 : l'un contre un complexe résidentiel dans la ville portuaire de Mokha (65 morts selon Human Rights Watch) et l'autre contre un hôpital géré par MSF dans le nord. La coalition accusait des Houthis de s'y cacher.

    Les raids aériens et les combats avaient repris de plus belle mardi au Yémen trois jours après l'échec des pourparlers de paix au Koweït entre rebelles et pouvoir dont les positions demeurent irréconciliables. Lundi, la coalition arabe a annoncé qu'elle autorisait désormais la reprise des vols humanitaires sur l'aéroport international de la capitale Sanaa, qui avait été fermé aux vols civils après la reprise des frappes.

    Originaires du nord du Yémen, les Houthis se sont soulevés contre le pouvoir de M. Hadi en 2014, s'emparant de vastes portions de territoire, dont la capitale Sanaa. En mars 2015, l'Arabie saoudite sunnite voisine, qui accuse les Houthis de liens avec le rival iranien chiite, a pris la tête d'une coalition militaire arabe pour freiner la progression des rebelles en menant des bombardements aériens et des combats au sol. Depuis, cette guerre a fait plus de 6 400 morts et 30 000 blessés, dont de nombreux civils.

    (Avec AFP)

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.