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    Moyen-Orient

    La «guerre du shabbat» engendre une crise gouvernementale en Israël

    media Tel Aviv est une ville laïque avec peu de pratiquants.

    C’est un sujet qui divise la société israélienne : peut-on travailler durant shabbat, le jour hebdomadaire de repos des juifs du vendredi soir au samedi soir ? Un sujet tellement clivant que les Israéliens évoquent depuis quelques jours « une guerre de shabbat ».

    De notre correspondant à Jérusalem,

    Il y a jusque-là en Israël un statu-quo qui prévaut en matière de shabbat. De manière générale, l’activité économique est à l’arrêt. La plupart des magasins sont fermés, pas de transport public non plus durant 24h. Mais quelques rares secteurs ont l’autorisation de ne pas respecter ce jour de repos. C’est le cas notamment de la défense, de l’aviation civile aussi et des transports ferroviaires pour des travaux de rénovation sur les voies ferrées, considérés comme urgents et ne pouvant être menés le reste de la semaine. Et cela fait des années que des ouvriers travaillent sur les rails durant shabbat.

    Annulation de travaux de chemin de fer pendant le shabbat

    Sauf que vendredi 2 septembre dernier, à quelques minutes du début du shabbat et alors que les travaux prévus avaient déjà commencé, ils ont été interrompus sur décision du Premier ministre. Benyamin Netanyahu a été saisi par les partis ultra-orthodoxes de sa majorité. Résultat : le samedi soir, les trains desservant les villes de la côte méditerranéenne n’ont pas pu circuler bloquant plus de 100 000 personnes. Des manifestations spontanées ont alors eu lieu dans plusieurs villes du pays.

    Le Premier ministre s’en est violemment pris à son ministre des Transports, l’accusant d’être à l’origine de ce chaos. Selon lui, il n’y avait pas de raison de mener ces travaux pendant le shabbat. Ils pouvaient être entrepris durant la semaine. Benyamin Netanyahu a déclaré que la volonté de Yisraël Katz, l’un de ses rivaux au sein du parti Likoud, était de le mettre en difficulté vis-à-vis de ses partenaires de coalition ultra-orthodoxes et de nuire à son image auprès de l’opinion publique.

    Benyamin Netanyahu en position délicate

    Les spéculations sont allées bon train pendant quelques heures sur le possible renvoi du ministre. Mais finalement, Benyamin Netanyahu y a renoncé pour ne pas se mettre à dos une frange de son parti. Les sondages montrent d’ailleurs un soutien à son ministre. Seuls 25% des Israéliens sont d’accord avec la décision de Netanyahu d’interrompre les travaux. L’opposition s’est aussi saisie du dossier et a attaqué la décision de Benyamin Netanyahu, estimant qu’il avait outrepassé ses pouvoirs. La justice lui a donné raison, estimant qu’il était du ressort du ministre du Travail de décider des travaux qui pouvaient être menés durant le jour de repos.

    L'affaire des trains débouche sur un débat de société

    Si les Israéliens parlent de « guerre du shabbat », c’est parce que le débat n’est pas clos. Loin de là en effet. Plusieurs voix, des éditorialistes notamment, se sont élevées pour dénoncer la législation en vigueur. Ils réclament un assouplissement pour que des transports en commun puissent circuler ce jour-là. A leurs yeux, le statu-quo n’est plus tenable dans un pays moderne au 3ème millénaire.

    A l’inverse, les ultra-orthodoxes veulent poursuivre leur combat et envisagent de s’attaquer désormais aux magasins ouverts pendant shabbat dans la très laïque ville de Tel Aviv. Ce à quoi, un groupe de militants laïcs a répondu : « nous enlevons nos gants. Si vous fermez Tel Aviv, vous allez avoir la guerre ». Ils appellent même à une fête samedi prochain dans un quartier ultra-orthodoxe de Tel Aviv. En attendant, le ministre du Travail a autorisé certains travaux d’entretien sur les voies ferrées ce samedi 10 septembre.

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