GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 15 Septembre
Lundi 16 Septembre
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
Aujourd'hui
Vendredi 20 Septembre
Samedi 21 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    Syrie: un «accord de trêve» et beaucoup de questions

    media Les troupes de Bachar el-Assad à Alep. SANA/Handout via REUTERS

    Une « trêve » est officiellement entrée en vigueur en Syrie ce lundi 12 septembre à 19h locales. C’est la conséquence de l’accord américano-russe annoncé la semaine dernière. Les groupes jihadistes de l’organisation Etat islamique et Front Fateh al-Cham sont exclus de ce cessez-le-feu qui suscite encore beaucoup d’interrogations.

    Ce lundi soir, l’armée syrienne a annoncé le gel de ses opérations militaires sur tout le territoire syrien pendant 7 jours, soit jusqu’au 18 septembre à minuit. Dans son communiqué, l’armée « se réserve le droit de riposter à toute violation de la part des groupes armés ».

    Simultanément, la Russie a annoncé la suspension pour 48 heures renouvelables des frappes aériennes en Syrie, à l’exception des zones contrôlées par « les groupes terroristes ». Moscou ne précise pas quels sont les secteurs en question, mais indique la mise en place prochaine d’un « centre de coordination russo-américain » pour répartir les cibles entre les avions russes et ceux de la coalition anti-EI.

    Alliés et soutiens militaires du pouvoir syrien de Bachar el-Assad, l’Iran et le Hezbollah libanais se sont eux aussi engagés à observer la trêve. Enfin, les forces kurdes de Syrie (Forces démocratiques syriennes constituées autour des combattants kurdes des YPG) ont salué l’accord.

    L’opposition sceptique

    L’opposition politique syrienne (soutenue par l’Occident, les pays du Golfe, la Turquie), elle, n’a pas encore formulé sa position officielle, laissant apparaître un scepticisme certain.

    De nombreuses trêves ont déjà été annoncées dans le passé en Syrie, soit pour la fête musulmane de l’Aid, soit au moment des discussions de paix de Genève au début de l’année. Elles n’ont jamais tenu bien longtemps.

    Par ailleurs, Bachar el-Assad a visité ce lundi une localité récemment reprise par son armée. À cette occasion, le président syrien a déclaré que son projet était la reconquête de « toutes les régions » de Syrie. Un objectif pas tout à fait compatible avec une trêve sur le terrain.

    Deux groupes jihadistes exclus du cessez-le-feu

    Certains belligérants, eux, sont exclus de l’accord de trêve. En premier lieu le groupe Etat islamique, qui recule actuellement en Syrie (comme en Irak), mais qui contrôle encore de vastes régions et notamment la grande ville de Raqqa. L’un des enjeux de l’accord américano-russe est de parvenir à coordonner efficacement les frappes des deux pays contre l’organisation EI.

    Un deuxième groupe jihadiste est exclu de l’accord : le front Fateh al-Cham, qui s’appelait encore Front al-Nosra il y a quelques semaines. Il a en effet changé de nom au moment où il a annoncé qu’il coupait ses liens avec al-Qaïda.

    Il y a tout de même une différence de taille entre ces deux mouvements jihadistes. Le groupe Etat islamique est hégémonique et refuse toute alliance avec d’autres mouvements armés. À l’inverse, le front Fateh al-Cham se bat au sein d’une large coalition de groupes islamistes. C’est d’ailleurs avec l’objectif de bâtir une alliance encore plus large qu’il a annoncé en juillet sa séparation d’avec al-Qaïda. Conséquence : si les Américains et les Russes s’unissent pour frapper ce groupe très actif sur le terrain, l’ensemble de l’opposition à Bachar el-Assad risque d’être affaiblie.

    La Russie et les États-Unis incontournables en Syrie

    L’armée russe a fait irruption de façon massive en Syrie, il y a un an, sauvant littéralement le régime de Bachar el-Assad. Ce faisant, la Russie de Vladimir Poutine est devenue militairement et politiquement incontournable sur place. La Syrie est désormais l’un des terrains où se joue l’affirmation de la puissance russe au niveau mondial.

    Pour les États-Unis, le moment est particulier : c’est la fin de l’administration Obama et le président sortant tente de façonner son bilan, y compris dans un dossier aussi brûlant que le conflit syrien.

    Mais en se coordonnant avec la Russie en Syrie, les États-Unis risquent de froisser un peu plus leurs alliés du Golfe, dont l’objectif affiché reste le départ de Bachar el-Assad. L’Arabie saoudite et le Qatar soutiennent des groupes armés islamistes syriens, qui combattent souvent sur le terrain aux côtés du fameux front Fateh al-Cham, que les États-Unis disent vouloir bombarder conjointement avec la Russie.

    Un cessez-le-feu déséquilibré selon Gilles Dorronsoro

    Gilles Dorronsoro, professeur de sciences politiques à Paris I et co-auteur de «Syrie: Anatomie d'une guerre civile»

    12/09/2016 - par RFI Écouter

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.