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    Moyen-Orient

    Trêve en Syrie: l’aide humanitaire tarde à parvenir aux régions assiégées

    media La route du Castello, au nord d'Alep, doit être sécurisée avant le passage des convois humanitaires. REUTERS/Abdalrhman Ismail

    En Syrie, le cessez-le-feu entré en vigueur lundi soir a été prolongé de 48 heures. L’OSDH a annoncé qu’aucun mort, civil ou militaire, n’avait été répertorié durant les premières 24 heures dans les zones concernées. Mais à New York, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé à Washington et à Moscou d’aider à débloquer l’aide humanitaire, car celle-ci n’est toujours pas parvenue aux régions assiégées.

    Avec notre correspondant dans la région, Paul Khalifeh

    L’aide humanitaire destinée à Alep doit être chargée en Turquie, pour être ensuite acheminée par la route du Castello, au nord de la ville. Le processus de démilitarisation de cette route, qui constitue un point essentiel de l’accord de trêve, n’a toujours pas eu lieu. Mercredi, Moscou a annoncé que l’armée syrienne était prête à se retirer si les rebelles en faisaient de même simultanément.

    Des soldats russes sont présents sur le terrain pour superviser l’opération, côté régime. Une vidéo a ainsi montré des militaires russes installant un check-point sur la route, visés par des tirs de mortier et des rafales d’armes automatiques.

    Selon Krista Armstrong, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge, les convois du CICR sont prêts et n’attendent plus que les autorisations de passage pour acheminer les aides : « Ce que je comprends des équipes qui sur place dans le pays, c’est que pour l’instant la trêve semble tenir. Nos équipes à Alep sont prêtes à apporter cette assistance, mais nous attendons encore des garanties sécuritaires et les autorisations pour passer. Les combats en juillet et en août, et plus récemment ce week-end, n’ont épargné aucune partie de la ville. »

    Et la porte-parole de détailler les besoins : « On sait, par exemple, qu’à l’est d’Alep, un tiers des hôpitaux seulement continue à fonctionner à certains moments, d’autres avaient énormément de patients avec des médecins qui travaillaient sans relâche. On a vu la même situation dans les parties ouest de la ville où il y avait aussi des centres de santé qui avaient été touchés et endommagés. La situation est critique. »

    Sur le terrain, le niveau de violence a sensiblement baissé mais une soixantaine de violations ont quand même été enregistrées dans les provinces septentrionales d’Alep et d’Idleb, à Homs et Hama, au centre, et autour de Damas. Cela va de tirs de snipers, à la chute d’obus et même quelques raids aériens. Mais cela reste incomparable avec les féroces combats de ces deux derniers mois.

    Tensions à Quneitra, intervention russe à Palmyre

    La situation reste cependant tendue à Quneitra, au sud, et les combats se poursuivent dans les régions sous le contrôle du groupe Etat islamique.

    En effet, le front de Quneitra, limitrophe au plateau du Golan occupé par Israël, reste actif. Des duels d’artillerie s’y déroulent par intermittence. La localité de Hadar, sous contrôle de l’armée syrienne, est particulièrement visée par les rebelles, en raison de sa position stratégique, au pied du mont Hermon.

    A Palmyre, dans le centre, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir éliminé 250 combattants de l'organisation Etat islamique, qui s’apprêtaient à attaquer la cité antique.

    A Deir Ezzor, à l’est, les habitants du village de Tabanni ont attaqué les positions de l'EI pour venger 19 des leurs, assassinés lundi. Selon diverses sources, 16 jihadistes ont été tués, dont des auteurs du massacre.

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