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    Moyen-Orient

    Egypte: la justice gèle les avoirs de cinq défenseurs des droits de l’homme

    media Les ONG internationales accusent régulièrement le président Abdel Fatah al-Sissi d'avoir instauré un régime ultra-autoritaire. REUTERS/The Egyptian Presidency/Handout

    Cinq ans après l’ouverture d’une vaste enquête sur des financements étrangers de la société civile accusés de « mettre en danger la sécurité de l'Etat », un tribunal du Caire a ordonné ce samedi 17 septembre le gel des avoirs de cinq célèbres défenseurs des droits de l'homme ainsi que de trois ONG de renom.

    Avec notre correspondant au Caire, François Hume-Ferkatadji

    Sur les bancs du tribunal, les plus grandes figures de la société civile égyptienne sont assises côte à côte. La présence silencieuse de diplomates occidentaux constitue un message au pouvoir égyptien, dans un procès hautement politique. Après des heures d'attente, l'annonce du juge tombe.

    Hossam Bahgat, journaliste d'investigation et fondateur de l'Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR), fait partie de ces personnalités frappées par la sanction. « Je vais devoir vivre avec du cash maintenant, mais pour les organisations qui ont eu leurs avoirs gelés, c'est beaucoup plus dramatique, parce que cela signifie qu'elles n'auront plus accès aux ressources qui leur permettent de continuer à travailler. C'est vraiment inquiétant pour la suite », estime-t-il.

    Un procès doit se tenir prochainement. Treize personnalités de la société civile, dont 12 ont reçu une interdiction de quitter le territoire égyptien, y risquent la prison à perpétuité. « Dans cette procédure, on cherche à se venger des militants des droits de l'homme. Sissi et ses soutiens ne supportent aucune critique, mais leurs violations sont de plus en plus graves. Nous allons continuer. J'ai déjà été quatre fois en prison dans ma vie et je préfère vivre en prison plutôt que de fermer les yeux sur les violations du régime », assure Gamal Eid, célèbre avocat et directeur du réseau Arabe pour l'informations sur les droits humains qui fait aussi partie de ces personnalités frappées par la sanction.

    Amnesty International a appelé « les autorités égyptiennes à arrêter de harceler ces défenseurs des droits de l'homme », tandis que le président Sissi doit s'exprimer dans quelques heures à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.

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