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    Moyen-Orient

    Syrie: selon l'OSDH, l’armée progresse dans la vieille ville d’Alep

    media Dans les ruines du quartier rebelle de Tarik el-Bab dans les faubourgs d'Alep, le 23 septembre 2016. REUTERS/Abdalrhman Ismail

    Après quatre jours de bombardements intensifs, les troupes syriennes progressent ce mardi 27 septembre 2016 dans la vieille ville d'Alep, selon l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les 250 000 habitants des quartiers rebelles de la cité, dans l'est, manquent de tout.

    Si les troupes du régime syrien progressent ce mardi 27 septembre 2016 dans la vieille d'Alep, selon l'OSDH, peu d'informations sur ces opérations parviennent. Par contre, Abou el Haythem el Hour, militant de l’opposition syrienne, raconte l’horreur des quatre derniers jours et l’hécatombe provoquée par ce qu'il dit être des bombes anti-bunkers.

    « De nouvelles armes sont utilisées, assure-t-il. Des bombes d’un nouveau genre s’abattent sur Alep. Ces bombes anti-bunkers provoquent des ondes de choc lorsqu’elles pénètrent dans le sol et explosent. La déflagration fait l’effet d’un tremblement de terre. Un immeuble peut entièrement être détruit. »

    « Et puis, il y a aussi les bombardements classiques qui se poursuivent. Durant les trois derniers jours, il y a eu plus de 350 morts et la ville d’Alep a été bombardée plus de 600 fois », dénonce-t-il. D'après l'OSDH, le nombre de personnes tuées dans cette ville et la province éponyme, depuis la reprise des bombardements il y a une semaine, quand une courte trêve d'initiative américano-russe a volé en éclats, se monte maintenant à 248.

    « Les hôpitaux de campagne ne peuvent plus faire face à l’afflux de blessés. Le nombre de blessés est trop important et ils n’ont pas assez de moyens médicaux pour face à cela. Il n’y a pas non plus assez d’équipes médicales sur le terrain », rapporte-t-il. Une source médicale précise que de ce fait, les blessés les plus sérieux sont immédiatement amputés. Selon l’ONG Save the Children, près de la moitié des patients dans les hôpitaux sont des enfants.

    « C’est à la coalition internationale » de bombarder al-Nosra et Daech

    Juste avant de quitter les Etats-Unis, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, s'est exprimé sur la situation en Syrie. Une semaine d'intenses négociations au Conseil de sécurité de l’ONU n'a pas permis de relancer la trêve qui avait été négociée entre Américains et Russes. Mais le chef de la diplomatie est persuadé que la solution reste politique.

    « Nous exigeons que l’aviation syrienne reste clouée au sol, sinon il n’y aura pas de trêve », tranche-t-il. Selon lui, l’offensive de Damas débutée au même moment que les négociations il y a une semaine est interprétée comme une provocation par les pays membres du Conseil de sécurité. « C’est pour cela qu’il y a une colère des participants. Une colère contenue. Mais une réelle colère contre ce régime », précise-t-il.

    « Nous sommes d’accord, il faut combattre al-Nosra comme Daech. Mais ce n’est pas à l’aviation syrienne de le faire, c’est à la coalition internationale, et aussi avec l’aide des Russes. Mais sinon, l’aviation syrienne continuera de bombarder tout le monde, et en particulier l’opposition, puisque aujourd’hui, c’est Alep qui est visée », explique-t-il, ajoutant que la réponse des Russes n’est pas satisfaisante et qu’un engagement clair de leur part est toujours attendu.

    « Les Russes mènent une guerre froide à sens unique »

    Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po et spécialiste de la Syrie, note que l'attitude russe dépasse largement le théâtre syrien. « Les Russes mènent une guerre froide à sens unique. Donc, ils ne peuvent que la gagner. D’ailleurs, ils la gagnent avec constance depuis le moment où ils l’ont déclenchée, vers 2012-2013, quand ils ont compris que Barack Obama, de toute façon, ne les suivrait pas dans quelque surenchère ou escalade que ce soit. »

    « Le tournant a bien évidemment été la décision funeste du président Obama de rester passif en août 2013, après les bombardements chimiques de la banlieue de Damas et donc malgré la violation de ce qu’Obama lui-même appelait les lignes rouges », estime M. Filiu, qui établit « un lien direct entre cette passivité d’Obama en Syrie et la décision de Poutine d’annexer la Crimée. Quelques mois plus tard, il avait compris que, de toute façon, les Etats-Unis resteraient passifs, quelles que soient les mises en garde et leur caractère catégorique » insiste-t-il.

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