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    Moyen-Orient

    Israël: le cercueil de Shimon Peres a été mis en terre à Jérusalem

    media L'ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton, a rendu hommage à Shimon Peres. REUTERS/Baz Ratner TPX IMAGES OF THE DAY

    Les obsèques nationales de l'ancien président israélien Shimon Peres ont eu lieu ce vendredi 30 septembre à Jérusalem. Le cercueil du lauréat 1994 du prix Nobel de la paix a été mis en terre à quelques mètres de celui d'Yitzhak Rabin, autre Nobel de la paix 1994. Une congrégation exceptionnelle de chefs d’Etat et de gouvernement, de ministres, de diplomates et d’officiels de tous bords y ont assisté.

    Avec notre correspondant  Guilhem Delteil et notre envoyé spécial  Nicolas Falez

    Le cercueil de Shimon Peres a quitté la Knesset, le Parlement israélien, tôt ce vendredi 30 septembre. Toute la journée du jeudi, les Israéliens avaient pu rendre un dernier hommage à l’ancien président et ancien Premier ministre.

    Le convoi funèbre, composé de la seule famille de Shimon Peres, a pris la direction du Mont Herzl où, avant l’arrivée du cortège, les délégations des dizaines de pays représentés pour ces obsèques avaient commencé à affluer, accueillies par le chef de l’Etat Reuven Rivlin et le Premier ministre Benyamin Netanyahu.

    Barack Obama, arrivé à l’aéroport de Tel-Aviv à bord de l’Air Force One, s’est aussi rendu directement au cimetière. La cérémonie funéraire a débuté à 9h30, heure de Jérusalem. Le cercueil est entré au Mont Herzl sur une prière chantée par un militaire.

    Les premières prières juives de ces funérailles ont ensuite été dites. Le Kaddish, la prière pour les morts, a été récitée.

    Le Kaddish, récité à l'occasion des obsèques de Shimon Peres. Jérusalem, vendredi 30 septembre 2016 30/09/2016 - par RFI Écouter

    Les funérailles du lauréat 1994 du prix Nobel de la paix ont duré plusieurs heures et se sont déroulées en deux temps. La première partie fut celle à laquelle tous les dirigeants étrangers et responsables israéliens ont assisté. Des éloges funèbres ont été prononcés par le président israélien, le Premier ministre et le président de la Knesset, suivi de l’ancien président américain Bill Clinton.

    Bill Clinton, qui a travaillé avec Shimon Peres sur les accords d'Oslo, censés jeter les bases d’une autonomie palestinienne, était ému. « Comme ça a déjà été rappelé, a-t-il dit au sujet de Shimon Peres, ses adversaires disaient souvent qu'il est un rêveur naïf trop optimiste. Ils n'avaient tort que sur le côté naïf. Mais il savait exactement ce qu'il faisait en étant trop optimiste. Il savait exactement ce qu'il faisait avec ses rêves. »

    « Il n'a jamais renoncé à croire en qui que ce soit. Vraiment qui que ce soit ! Vous avez entendu le Premier ministre (Benyamin Netanyahu, NDLR) rappeler leur belle amitié. Elle est née après une campagne très dure. Shimon pouvait vraiment imaginer tout le monde vivant dans le monde. Il pouvait imaginer tout ce que nous pouvions faire. »

    Et l'ancien président américain de conclure : « Il a commencé sa vie comme l'élève le plus brillants d'Israël, est devenu son meilleur professeur et a fini comme son plus grand rêveur. »

    Que tant de dirigeants soient venus du monde entier pour dire adieu est un témoignage de sa quête de la paix et de son amour d'Israël

    Ecoutez l'hommage de Benyamin Netanyahu à Shimon Peres et ses remerciements aux chefs d'Etat présents à ses funérailles 30/09/2016 Écouter

    Tsvia, la fille de Shimon Peres, réconfortée par sa famille pendant les funérailles de l'ancien président. Jérusalem, le 30 septembre 2016. REUTERS/Baz Ratner

    Le chanteur David D'or, artiste israélien apprécié par l’ancien président Shimon Peres, est ensuite intervenu. Des notes de piano et de violon se sont élevées du cimetière avec son chant.

    Enfin, les trois enfants de Shimon Peres ont pris la parole, dont sa fille, en pleurs. « Je me sépare aujourd’hui de deux personnes, de mes deux pères : de Peres et de celui que ma mère appelait « Boujik » et moi « papa », qui était aussi grand-père et arrière-grand-père. Le premier : Peres du pays, Peres du peuple et Peres citoyen du monde, d’autres feront son éloge. Le monde se rappellera du Peres déterminé que rien n’arrête, qui continue de courir malgré les obstacles et les chutes durant le parcours. Moi, je me souviens de lui cette dernière année, lors des repas familiaux du vendredi soir. Il était le premier à se lever pour la bénédiction. On l’a décrit comme quelqu’un qui excelle dans l’art de la négociation. Moi, je voyais un homme qui exerçait tous ses talents pour nous nourrir. De nombreux jours, j’ai couru après toi. Maintenant, avec beaucoup d’amour, tu es digne d’un repos bien mérité ». Tsvia Walden a parlé juste avant l’actuel président des Etats-Unis Barack Obama, dernier intervenant. Le président Obama a classé le prix Nobel de la paix parmi « les géants du XXe siècle », comme le leader sud-africain Nelson Mandela ou sa majesté la reine Elizabeth II. Et de souligner que la paix entre Israël et les Palestiniens restait un « chantier inachevé ».

    L’inhumation du dernier des pères fondateurs d'Israël a eu lieu dans une autre partie du cimetière. Elle était réservée à un cercle restreint, mais 500 personnes ont tout de même pu y assister. Le corps de l'ancien président Peres a été mis en terre et des couronnes des différentes institutions israéliennes ont été placées sur sa tombe. La cérémonie s'est terminé vers 13 h heure locale.

    Les présidents américains Barack Obama et Bill Clinton sont les seuls dirigeants étrangers à avoir prononcé un éloge funèbre, mais des représentants de quelque 70 pays sont venus assister aux obsèques de Shimon Peres : des chefs d’Etat comme le président français François Hollande, avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, le roi Felipe VI d’Espagne, le président de la République allemande Joachim Gauck, et des chefs de gouvernement, dont le Canadien Justin Trudeau ou encore l’Italien Matteo Renzi.

    ll fallait que cette cérémonie puisse rassembler tous ceux qui étaient non seulement des amis de Shimon Peres mais ceux qui voulaient la paix.

    François Hollande devant la presse 30/09/2016 Écouter

    Ce vendredi, la présence la plus remarquée restera cependant celle de Mahmoud Abbas. Le président de l’Autorité palestinienne avait annoncé la veille, jeudi, qu’il avait demandé à venir assister aux obsèques. Une requête qui a finalement été acceptée par le Premier ministre israélien.

    Le président américain Barack Obama, en compagnie de son homologue israélien Reuven Rivlin (à gauche) et du Premier ministre Benyamin Netanyahu, le 30 septembre 2016 lors des funérailles de Shimon Peres. REUTERS/Ronen Zvulun

    Sa présence fut d’autant plus remarquée que Mahmoud Abbas était l’un des rares dirigeants arabes de haut niveau à se rendre en Israël pour l'occasion. Aucun chef d’Etat ou de gouvernement arabe n’a fait le déplacement. La Jordanie était représentée par son vice-Premier ministre, et l’Egypte par son ministre des Affaires étrangères.

    Poignée de main entre Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahu, le 30 septembre 2016 à Jérusalem (capture d'écran). REUTERS/Ch.10 via Reuters

    L’image forte de ces funérailles : la poignée de mains et les quelques mots échangés entre le président de l’Autorité palestinienne et le Premier ministre israélien, autour du cercueil de Shimon Peres, cet artisan des accords d’Oslo, alors qu'Israéliens et Palestiniens n’arrivent pas à se mettre d’accord sur l’organisation d’une rencontre Netanyahu-Abbas pour relancer le processus de paix. « Je suis ravi de vous voir. Cela faisait longtemps », a assuré Mahmoud Abbas en anglais au chef de gouvernement israélien.


    ■ Les funérailles de Shimon Peres, un défi sécuritaire

    Tous les services de sécurité israéliens ont été mobilisés pour que ces obsèques se déroulement sans encombre : l’armée, la police et le Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure. Des milliers d’hommes et de femmes ont été mobilisés. D’importants renforts sont arrivés d’autres villes israéliennes à Jérusalem ce jeudi 29 septembre 2016. Pour arriver au Mont Herzl, dont le secteur a été bouclé, il a fallu traverser une ville quadrillée par les forces de l’ordre. La circulation a été partiellement interrompue, ainsi que le trafic du tramway. L’autoroute qui relie l’aéroport de Tel-Aviv à Jérusalem - l’un des principaux axes routiers du pays - était tout simplement fermée à la circulation, ce vendredi matin 30 septembre, pour laisser passer les nombreux convois officiels.

    En plus d’une police omniprésente, il y a aussi des hélicoptères et un ballon dirigeable de surveillance dans le ciel bleu de Jérusalem. A l’entrée du cimetière du Mont Herzl, un écran géant a permis de suivre en direct la retransmission de la cérémonie. Mais, il a été de fait très difficile de suivre le déroulement de la cérémonie puisque la police a interdit les attroupements sur le trottoir d’en face. Un petit groupe de juifs ultra-orthodoxes, en chemise blanche et kippa noir, a d’ailleurs été maintenu derrière le cordon de sécurité par la police. C’est une opération « très complexe », reconnaissait, dès mercredi 28 septembre, le chef de la police israélienne. Une opération « sans précédent » à bien des égards, même, jugeait-il.

    Avec le départ des dirigeants le pays fait maintenant face à un défi logistique. C’est la seconde phase de l’opération « Maintenant c’est demain », un nom de code emprunté à un ouvrage de Shimon Peres. Jérusalem est paralysée, 8 000 policiers ont été déployés. Le premier à repartir sans même s’être entretenu avec Netanyahu, c’est le président Obama. Et jusqu’à ce soir, les chefs d’Etat et autres personnalités vont étaler leur retour. En tout, une cinquantaine de délégations avec, notamment, le roi d’Espagne, le Prince Charles et le président Hollande qui était accompagné de Nicolas Sarkozy.

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