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    Moyen-Orient

    Syrie: les forces locales sont encore insuffisantes pour reprendre Raqqa

    media Réunion à Paris en présence des pays de la coalition qui combat le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak, le 25 octobre 2016. REUTERS/Charles Platiau

    Une semaine après le lancement de l'offensive internationale pour reprendre aux jihadistes la ville irakienne de Mossoul, treize pays de la coalition ont fait le point mardi 25 octobre à Paris sur l'opération et examiné ses conséquences. Durant cette réunion organisée autour du secrétaire américain à la Défense Ahston Carter et son homologue français Jean-Yves Le Drian, la question de Raqqa, fief de l'organisation Etat islamique en Syrie a été évoquée. Il y aura des actions «concomitantes» dans les deux villes, a laissé entendre le ministre français de la Défense, mais pour le moment, le compte n'y est pas. Il n'y a pas assez de forces locales capables de reprendre cette ville.

    La France, le plus vieil allié des Etats-Unis. Les Etats-Unis fiers d'être au côté de la France. Le ton est donné. Ashton Carter et Jean-Yves le Drian sont sur la même longueur d'onde, l'organisation Etat islamique recule. « Daech est sur la défensive, Daech n’est pas tombé, mais Daech vacille », a lancé le ministre français de la Défense.

    C'est maintenant que la coalition doit accroître son effort, à Mossoul, en Irak, mais aussi pour reprendre Raqqa, en Syrie. Avec quelles forces ? Réponse d'Ashton Carter : pour que la défaite du groupe EI soit durable, il faut trouver des forces locales motivées et bien entraînées.

    Jean-Yves Le Drian de son côté rappelle que c'est une coalition kurde et arabe soutenue par Washington qui a repris Manbij en août, alors que les rebelles par la Turquie ont battu l’organisation EI à Dabiq à la mi-octobre.

    « Pour nous, la Turquie est un partenaire essentiel dans ce combat et avec la Turquie il faut que nos objectifs coïncident parce que nous avons un intérêt commun à vaincre Daech avec ceux qui sont en mesure de le faire », a souligné Jean-Yves Le Drian.

    Eviter le retour des jihadistes

    Les ministres ont également examiné le risque de retour des jihadistes étrangers dans leur pays d'origine ou leur repli en Syrie. Des milliers d'Occidentaux ont rejoint les rangs du groupe EI en Irak et en Syrie, et c'est de ces pays qu'ont été planifiés ou téléguidés via internet certains des attentats ayant ensanglanté l'Europe depuis un an, notamment la France.

    Le secrétaire américain à la Défense, a insisté sur la nécessité de frapper l'organisation sous toutes ses formes. « La destruction du groupe Etat islamique en Irak et en Syrie nous permettra de détruire le califat et l'idée qu'il puisse exister un califat qui obéisse à cette idéologie, et c'est essentiel. Cela dit, il y aura toujours ceux qui souhaitent coordonner ou encourager des attaques sur notre propre sol, a rappelé Ashton Carter. Nous avons parlé de la neutralisation des auteurs de complots, de leurs réseaux, de leurs finances et du mouvement des combattants. Et nous nous sommes penchés sur les façons de détruire leur communication et leur propagande sur le web. Et même après la fin de nos opérations en Syrie et en Irak, nous allons poursuivre ces autres opérations. Mais nous aurons un avantage considérable car ils auront accusé une perte importante de territoire et la perte du califat, et nous de notre côté, nous aurons une énorme manne d'informations sur le réseau et cela nous aidera à le détruire, où qu'il se trouve. »

    Le sujet de la lutte contre l’organisation Etat islamique sera sur la table des ministres de la Défense de l'OTAN, dont la Turquie à partir de ce mercredi à Bruxelles.

    → A (RE)ECOUTER : Irak: «Mossoul, offensive à haut risque contre l’Etat islamique»

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