GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
Jeudi 21 Novembre
Vendredi 22 Novembre
Aujourd'hui
Dimanche 24 Novembre
Lundi 25 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Colombie: la mairie de Bogota décrète le couvre-feu dans toute la ville après des violences et des pillages
    Moyen-Orient

    [Reportage]Près de Mossoul, le difficile retour des villageois dans leurs foyers

    media L'église Mart Shmony, dans le village chrétien de Bartella, en Irak, libéré il y a deux semaines. SAFIN HAMED / AFP

    Les combats pour la reprise de Mossoul entrent dans leur 26ème jour. L’armée irakienne rencontre une vive résistance de la part des jihadistes sur la rive gauche du Tibre. Dans les régions libérées récemment, des milliers de personnes qui avaient fuient à Erbil face à l’arrivée des islamistes, tentent de retourner chez eux pour se rendre compte de l’état de leurs biens.

    Avec notre envoyée spéciale dans la région de MossoulAnastasia Becchio

    Des dizaines de voitures garées le long du grand axe qui mène à Mossoul. Des hommes sont agglutinés autour de responsables peshmergas : ils sont venus chercher un laissez-passer. Il y a plus 1000 demandes chaque jour explique l’un des responsables, occupé à signer les documents.

    Salama rêve de pouvoir revoir sa ville de Bartalla. « C’est là que nous avons tous nos bons souvenirs : c’est là où on est nés, où on s’est marié, où nos enfants sont nés. »

    Saad, jeune médecin de 24 ans n’est pas retourné à Gogjali, un quartier de Mossoul depuis que les islamistes s’y sont installés il y a deux ans et demi. « Bien sûr, je me réjouis de la perspective de revoir ma région natale, mais je suis aussi inquiet, avoue-t-il. Je veux voir ce qui est arrivé à ma maison et au voisinage. »

    Villages piégés

    Une fois le document obtenu, les hommes courent vers leur voiture le sourire aux lèvres. Mais leur joie sera de courte durée. Au barrage suivant, les militaires irakiens ne laissent passer quasiment personne. Au-delà, la zone n’est pas entièrement sûre. C’est le cas à Bartalla, libérée il y a deux semaines.

    « Nous avons un ordre de ne pas laisser entrer les civils parce que la ville n’est pas entièrement sécurisée et elle n’a pas été nettoyée des engins explosifs et des voitures piégées », explique Ali Mohammed Fati, le maire de cette ville chrétienne, située à 21 km à l’est de Mossoul dans la province de Ninive.

    Huit démineurs sont actuellement mobilisés à Bartalla. ll leur faudra des mois, peut-être des années avant de nettoyer toute la ville et tout remettre en ordre. La priorité est d’enlever les engins piégés que les islamistes ont laissés un peu partout. Rares sont donc les habitants autorisés à venir passer quelques minutes pour voir l’état de leur maison et reprendre quelques objets, quand il en reste.

    Une maison vidée par les jihadistes

    Les vitres sont brisées, mais la maison est encore debout dans un quartier de Bartalla, où plusieurs bâtiments ne sont plus que ruines. Mais la joie de retrouver leur foyer est vite ternie lorsqu’Icham Sami et son mari réalisent que la maison a été entièrement vidée. Deux lustres en cristal qui pendent encore au plafond sont à peu près tout ce qui leur reste de leur passé

    « Ils ont tout détruit. Même nos photos d’enfance ont été brûlées. Je ne vois pas ce que je peux dire, je suis sans voix ». Par liaison skype, le couple parle à une parente qui habitait aussi la maison. « Cette maison c’était toute son âme. Elle a fait tant pour l’aménager, ça a été si difficile de la convaincre de partir pour le Liban ».

    Souvenirs, meubles anciens, bijoux, peintures…. Tout s’est volatilisé. Dans le couloir, deux socles en marbre : les statues du Christ et de la Vierge ont disparu explique le fils de la famille, en soutane noire, mais le plus dur dit-il, en exhibant la carte d’identité d’une femme, « c’est de savoir que des jihadistes ont vécu chez nous ». « Quand mon père est entré dans la maison, il a trouvé cette preuve, explique-t-il. Les gens qui ont habité ici étaient de Daech. Ils ont oublié ce document ici ».

    Le premier choc passé, la famille chrétienne s’apprête à repartir. Bartalla n’est pas encore nettoyé des explosifs ni totalement sécurisé. Aujourd’hui, Icham ne sait pas si elle reviendra vivre un jour dans sa maison d’enfance.
     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.