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    Moyen-Orient

    [Reportage] Chrétiens d'Irak: Bartella vouée à rester une ville fantôme?

    media Les forces spéciales irakiennes dans une église à Bartella, le 22 octobre dernier. REUTERS/Goran Tomasevic

    La bataille pour la reprise de Mossoul, deuxième ville d'Irak tombée aux mains des islamistes en 2014, continue. 29e jour de l'offensive ce lundi 14 novembre. Dans les villes libérées il y a deux semaines, dans la plaine de Ninive, la perspective d’un retour des chrétiens exilés au Kurdistan irakien ou en Europe reste incertaine. Leurs maisons ont été pillées, certaines piégées. Sans parler des craintes pour l’avenir.

    Avec notre envoyée spéciale à Bartella,  Anastasia Becchio

    A l’église Saint-Georges de Bartella, à une quinzaine de kilomètres de Mossoul, le sol en marbre de l’église est recouvert de poussière noire, jonché de débris, de câbles, de livres déchirés. L’autel en pierre a été saccagé, les pupitres renversés. Un orgue électronique défoncé gît sur les marches à l’entrée.

    Franck Lejeune, volontaire de l’Œuvre d’Orient et représentant de l’ONG d’aide aux déplacés HRNO, gratte l’un des murs calcinés. « On a détecté qu'il y avait des cendres qui avaient des couleurs bizarres. On va faire des analyses des cendres pour être sûrs que sur les explosions, il n'y a pas des particules dangereuses », explique-t-il.

    A peine l’ampleur des dégâts découverte, l’architecte réfléchit déjà aux moyens de remettre l’église en état. Pourtant, le retour des fidèles risque de prendre du temps. C'est ce qu'explique le père Abouna :

    « Il y a un risque. Si nous revenons, nous aurons à faire face à nouveau à Daech ou à un autre groupe qui nous fera la même chose que Daech. Nous n’avons plus confiance en personne. Nous ne croyons pas que la paix et la sécurité seront restaurées. »

    Selon le maire de Bartella, 30 % des chrétiens de la ville sont partis à l’étranger après l’arrivée des islamistes en 2014. Monser, ingénieur et fidèle de la paroisse, venu d’Erbil pour constater les dégâts, ne pense pas revenir ici de sitôt :

    « Nous sommes inquiets pour l’avenir. Il nous faut des garanties sur le fait que ce qui s’est produit ne se reproduira plus. Mais on n’a pas confiance. Il y a beaucoup de choses à faire avant de revenir vivre ici. On ne commencera à reconstruire que si on se sent vraiment en sécurité ici », confie-t-il.

    A Bartella, les cloches de l'église Saint-Georges risquent encore de résonner longtemps dans une ville fantôme.

    Le frein principal aux retours dans les villages, à part le fait qu'ils sont complètement détruits, c'est que politiquement, dans le futur, la situation est très incertaine pour eux. Ils se disent: «Est-ce qu'on retourne dans les villages? Est-ce qu'on reconstruit? Est-ce que ça vaut le coup? Est-ce que dans deux ans, ce sera les Kurdes, les Irakiens qui vont se battre pour une guerre de territoire? Est-ce que ce sera le retour de Daech?» Il y en a même certains qui adoreraient une sorte de protectorat international pour un territoire chrétien
    Pierre, membre de l’association d’aide aux chrétiens L’Oeuvre d’Orient et de l’ONG d’aide aux déplacés de la région de Mossoul HNRO 14/11/2016 - par Anastasia Becchio Écouter

    → À relire : Dans les églises détruites d'Irak avec la Golden Division

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