GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 19 Mai
Lundi 20 Mai
Mardi 21 Mai
Mercredi 22 Mai
Aujourd'hui
Vendredi 24 Mai
Samedi 25 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Décès de l'auteure britannique Judith Kerr à l'âge de 95 ans (maison d'édition)
    • Contraint de se passer d'Android, Huawei prépare son propre système d'exploitation pour la fin de l'année (CNBC)
    • États-Unis: une tornade fait trois morts à Golden City dans le Missouri (autorités)
    • Huawei: «protestation solennelle» de Pékin auprès de Washington (ministère)
    • France: la loi Pacte prévoyant la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) a été promulguée (Journal officiel)
    • Commerce international: la Chine déclare attendre de la «sincérité» des États-Unis avant de reprendre les négociations
    • British Steel-Ascoval: «La partie n'est pas perdue et nous allons la gagner» (Edouard Philippe)
    • Européennes: ouverture des bureaux de vote au Royaume-Uni
    • Européennes: début du vote avec l'ouverture des bureaux aux Pays-Bas
    • Israël a réduit la zone de pêche à Gaza après le lancement de ballons incendiaires vers son territoire
    Moyen-Orient

    Alep: appel de six pays à un «cessez-le-feu immédiat»

    media Vue aérienne prise par un drone de la Vieille ville d'Alep. Au loin, la citadelle historique d'Alep. REUTERS/Abdalrhman Ismail

    Face à l'offensive menée à Alep par les forces gouvernementales syriennes, l'impuissance des pays proches de l'opposition syrienne est patente. Malgré tout, ces pays n'ont pas abandonné tout espoir de parvenir à un cessez-le-feu. C'est le sens de l'appel lancé ce mercredi par la France et par cinq autres pays occidentaux, dont les Etats-Unis.

    La déclaration est signée par la France et les Etats-Unis, mais aussi par l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni et le Canada. Les six pays réclament d'abord un cessez-le-feu immédiat, devant la catastrophe humanitaire qui se déroule à Alep et ils condamnent dans des termes très forts les actions du régime syrien et de ses alliés.

    Pour obtenir ce cessez-le-feu, les six pays brandissent la menace de sanctions supplémentaires à l'encontre du régime syrien et de ceux qui agissent pour son compte.

    Cet appel et ces menaces peuvent ils aboutir sur une solution négociée ? A priori non, tant le régime semble décidé à aller jusqu'au bout de son offensive. Autre obstacle qu'il sera très difficile de surmonter : Damas et Moscou posent en préalable à une solution négociée un départ des combattants rebelles les plus radicaux - ce à quoi la rébellion s'est pour l'instant refusée.

    Cet appel risque donc malheureusement de rester lettre morte et le martyre d'Alep risque lui aussi de se prolonger.


    ANALYSE

    Les forces gouvernementales syriennes ont pris le contrôle de la majeure partie de la Vieille ville d'Alep après le retrait des rebelles durant la nuit de mardi à mercredi. L'armée syrienne et ses alliés progressent rapidement dans la partie orientale d'Alep, trois semaines après le lancement de leur vaste offensive pour reconquérir toute la ville.

    Les combattants rebelles ne cessent de reculer, de céder du terrain devant leurs adversaires. Désormais, les rebelles se retrouvent confinés sur un territoire qui correspond à moins du tiers de celui qu'ils contrôlaient il y a encore dix jours.

    Face à l'effondrement militaire qui semble inexorable, les diplomates occidentaux et les pays qui soutiennent la rébellion ont peu de marge de manœuvre.Ils exhortent le régime syrien et ses alliés à cesser le combat. C'est ce qu'ont fait aujourd'hui la France, les Etats-Unis et quatre autres pays occidentaux. Une déclaration qui se veut très ferme non seulement à l'égard de Damas mais aussi à l'égard de la Russie et de l'Iran, principaux alliés du régime. Mais cette déclaration constitue aussi d'une certaine façon un constat d'échec pour ces pays qui ne peuvent concrètement rien faire pour venir en aide aux rebelles et à la population civile.

    Les obstacles à une solution négociée

    Un autre appel a été formulé ce mercredi, provenant de la rébellion elle-même. C'est-à-dire l'ensemble des groupes rebelles qui se battent à Alep-Est, y compris les plus radicaux comme l'ex-Front al-Nosra. Un appel désespéré bien entendu étant donné la situation militaire dans laquelle se trouvent les combattants d'Alep. Et il a peu de chances lui aussi d'aboutir pour la simple et bonne raison que les combattants rebelles se refusent toujours à rendre les armes et à quitter la ville..

    Il y a de nombreux précédents depuis le début du conflit syrien : à Homs en 2014, à Daraya plus récemment et dans d'autres localités, où des accords de cessez-le-feu ont abouti, et où les combattants rebelles ont pu être évacués alors qu'ils étaient totalement encerclés. C'est encore faisable puisque la rébellion conserve des territoires où ces combattants pourraient se réfugier : dans la province d'Idlib, ou dans la province d'Alep.

    Mais il y a au moins deux éléments qui font obstacle à cette solution négociée : d'abord la rapidité de cet effondrement militaire, qui ne peut qu'encourager le régime à poursuivre sur sa lancée. Ensuite, le contexte international avec la fin de la présidence Obama, et cette période de transition à la Maison Blanche qui laisse les mains libres en quelque sorte à la Russie et au régime syrien. Et il y a sans doute la volonté à Damas comme à Moscou d'en finir le plus vite possible, avant le mois de janvier, et d'en finir avec une victoire militaire la plus écrasante possible.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.