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    Mossoul: Bagdad chasse les jihadistes et éloigne les journalistes

    media Forces spéciales irakiennes combattant dans Mossoul, le 14 novembre 2016. REUTERS/Goran Tomasevic

    L’offensive pour la libération de Mossoul reprend cette semaine. Les forces irakiennes avaient suspendu les combats durant cinq jours officiellement pour une « réorganisation stratégique ». Mais la réalité est plus compliquée : l’offensive piétine, les affrontements violents ont fait beaucoup de dégâts et l’armée a subi des pertes importantes. Récit d’un combattant de la « Golden Division », une troupe d’élite irakienne. Il est joint par téléphone. Bagdad interdit désormais l’accès des médias étrangers aux zones de combats.

    Il y a soixante jours, nous vivions le début de l’offensive pour la libération de Mossoul. En première ligne la « Golden Division » ouvre la voie. Dans ses rangs, Qassem Hachem, 23 ans à peine. Avec ses frères d’armes, leur avancée est fulgurante jusqu’à ce fameux 2 décembre. Le jeune lieutenant est blessé. Hospitalisé d’urgence à Erbil, il est finalement transféré chez lui à Bagdad. « Je suis cloué au lit depuis 14 jours. Nous étions dans le quartier de Bakr à Mossoul lorsqu’une voiture piégée nous a foncés dessus. Je suis entré dans une maison pour m’abriter. La déflagration a été si puissante que la maison s’est effondrée... J’ai été écrasé par un pan de mur. Je suis touché aux vertèbres », raconte avec beaucoup de tristesse le soldat d’élite. « Mais, malgré cette attaque, mes compagnons ont poursuivi leur avancée. Rien ne nous stoppera, pas même les voitures piégées. Nous voleront de victoire en victoire jusqu’à l’éradication totale de Daech qui a fait de Mossoul son fief. C’est le dernier territoire des djiahdistes, leur dernière base en Irak », confie-t-il avec détermination.

    A Mossoul la « Golden Division » perce les lignes ennemies. Le problème c’est que le reste des forces irakiennes a du mal à suivre. Les combattants de la troupe d’élite se retrouvent souvent encerclés par les jihadistes. Mais, peu importe, le tout est de progresser rapidement, quitte à sacrifier la vie de nombreux soldats. L’objectif est de montrer la puissance des forces irakiennes et d’effacer l’humiliation de la grande défaite de 2014 face à l’organisation Etat islamique. « Mossoul est coupée en deux par le Tigre, et depuis la partie Est, il nous reste 4 km avant d’atteindre le fleuve. En termes de territoire cela représente 10 km² à peine à reprendre. Je pense qu’on y parviendra d’ici la fin du mois », dit celui qui maintient un contact quotidien avec ses compagnons restés au front. « Comme ça, pour les Irakiens ce sera une bonne nouvelle, et un bon présage pour la nouvelle année », se réjouit-il.

    « On les a encerclés »

    La partie Est de Mossoul est la plus compliquée de la reconquête selon le lieutenant Qassem. Une fois isolés de l’autre côté dans la partie Ouest, les jihadistes pourraient être éliminés en quelques jours assure le soldat blessé. « Cela marquera l’extermination des terroristes en Irak. D’autant que les routes vers la Syrie sont coupées. Ils ne peuvent plus s’échapper. On les a encerclés. »

    Depuis le début de l’offensive des dizaines de jihadistes ont été arrêtés. Le lieutenant Qassem est formel : ils sont une véritable mine d’information. Leurs révélations permettent aux forces irakiennes de cartographier avec précisions la présence du reste des combattants de l’EI sur le terrain. « Les services de renseignements les interrogent et puis ils finissent en prison avant d’être jugés. En plus des jihadistes irakiens il y a beaucoup d’étrangers, des Tchétchènes et il y a aussi d’autres nationalités », explique encore Qassem Hachem.

    « La moindre information est importante »

    Dans leur reconquête, les forces irakiennes s’appuient aussi énormément sur la population. Les habitants de Mossoul, terrorisés par deux années de vie au sein du « califat », seraient d’une aide précieuse. « A chaque nouvelle avancée, nous questionnons les civils. Nous leur demandons ce qu’ils ont observé. La moindre information est importante. Nous enquêtons. Et sur la base de leur récit nous parvenons à remonter jusqu’aux maisons occupées par des jihadistes », révèle le jeune lieutenant, impatient de retourner au combat.

    Il y a quelques semaines, c’est lui qui avait accompagné RFI sur le front de Mossoul. Mais, depuis, la situation a évolué et les médias internationaux sont bannis des zones d’affrontements. Le 6 décembre dernier, une importante offensive irakienne a tourné au fiasco. Le pouvoir central de Bagdad qui mène aussi une guerre médiatique contre le groupe Etat Islamique, reproche aux journalistes étrangers d’avoir révélé cette « fausse » information.

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