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    Moyen-Orient

    Résolution 2334: la colère de Netanyahu contre Obama

    media Benyamin Netanyahu a une nouvelle fois dénoncé l'adoption de la résolution 2334 au Conseil de sécurité de l'ONU dimanche 25 décembre. REUTERS/Jonathan Ernst

    La riposte d'Israël après le vote d'une résolution de l'ONU condamnant la colonisation ne s'est pas fait attendre. Le gouvernement israélien a décidé de rappeler pour consultation les ambassadeurs de dix des quatorze pays qui se sont prononcés en faveur de cette résolution. Lors du Conseil des ministres, Benyamin Netanyahu a réaffirmé que l'administration Obama était à l'initiative de cette résolution et qu'elle avait demandé son adoption.

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

    Comme il l'avait fait la veille au soir, Benyamin Netanyahu a une nouvelle fois dénoncé l'adoption de la résolution 2334 au Conseil de sécurité de l'ONU, dimanche 25 décembre.

    En ouverture du Conseil des ministres, il s’en est même pris directement au président américain. « D'après nos informations, a-t-il affirmé, il est clair que l'administration Obama l'a initiée et soutenue, en a supervisé la formulation et a exigé qu'elle passe. »

    Passant de l'hébreu à l'anglais, comme pour adresser un message aux Américains et à ses autres partenaires, Benyamin Netanyahu lance : « Ce n'est pas, dit-il, une façon de traiter un allié ». Et de poursuivre : « Comme je l'ai dit à John Kerry jeudi, des amis ne s'envoient pas devant le Conseil de sécurité. »

    Colère contre Barack Obama

    Le Premier ministre israélien ne cache donc pas sa colère à l'égard de Barack Obama. Il a d'ailleurs lui-même convoqué l'ambassadeur des Etats-Unis, dimanche.

    Mais, si c'est sur l'allié américain que se concentre l'essentiel du mécontentement israélien, les autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont également eu droit à des remontrances israéliennes. Dix d'entre eux ont des représentants dans le pays et tous ont été convoqués au ministère des Affaires étrangères dans la journée. Instruction a également été donnée aux ministres de limiter les déplacements dans les pays ayant soutenu la résolution.

    « Une résolution biaisée »

    Benyamin Netanyahu le répète : « cette résolution est biaisée et anti-israélienne ». Et l'exemple qui le prouve est, à ses yeux, le Quartier Juif de la vieille ville et le Mur des Lamentations. Tous deux se trouvent au-delà de la ligne verte, dans la partie est de la ville donc aux yeux du droit international. Mais à plusieurs reprises depuis vendredi soir, le chef du gouvernement a réfuté l'idée que tous deux soient des territoires occupés.

    Ce dimanche 25 décembre, le Premier ministre a donc voulu allumer la deuxième chandelle de Hanouka au pied du Mur des Lamentations, le lieu le plus saint du judaïsme. Un choix fait en raison du vote de la résolution. « Les Palestiniens sont arrivés bien après, nous étions là avant » a t-il déclaré. Quant au président israélien, même si son rôle est plus honorifique, lui aussi se rendra au-delà de la ligne verte. Il allumera la troisième chandelle de Hanouka ce lundi 26 décembre dans la colonie de Bet El, près de Ramallah.

    Méfiance à l'égard de la communauté internationale

    Le gouvernement israélien demeure, par ailleurs, inquiet en de ce qui pourrait ressortir du sommet de Paris, le 15 janvier prochain. La France organisera une deuxième rencontre internationale sur le Proche-Orient dans le cadre de l'initiative de relance du processus de paix qu'elle a lancée au printemps. Un rendez-vous pour lequel les Israéliens ont déjà décliné l'invitation, réclamant des négociations directes uniquement avec les Palestiniens.

    Mais le gouvernement israélien craint que ce sommet, à 4 jours de la fin du mandat de Barack Obama, ne soit l'occasion pour l'administration américaine d'une nouvelle action sur le dossier israélo-palestinien. John Kerry pourrait y présenter sa vision d'une solution à deux Etats, qui pourrait donner lieu à une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU avant le 20 janvier, ce qu'Israël cherche à éviter à tout prix. Benyamin Netanyahu a d'ailleurs demandé à ses ministres d'éviter tout geste de provocation. Et fait remarquable : l'exécutif dans son ensemble s'est gardé d'annoncer la préparation d'un vaste plan de construction de logements dans les colonies ou d'annexation d'une partie de la Cisjordanie.

    La colonisation, un sujet sensible

    La difficile gestion du dossier Amona a encore montré récemment à quel point la colonisation est un sujet sensible au sein de l’actuel exécutif israélien. Cet avant-poste a été déclaré construit sur des terres privées palestiniennes et devait être démantelé sur ordre de justice. Mais, après une active campagne, les résidents ont obtenu du gouvernement de maintenir une présence sur cette colline située en territoire occupé.

    Depuis vendredi 23 décembre, Benyamin Netanyahu cherche donc encore une fois à rassurer son électorat sur son soutien à la colonisation. Et il est d’autant plus libre de le faire que dans la classe politique, peu de voix le contredisent. Son principal opposant, le centriste Yaïr Lapid, s’est lui aussi montré très critique de cette résolution et affirme qu’il y a un consensus à ce sujet au sein de la population israélienne.

    Pas trop d'inquiétude chez certains colons

    David Wilder, un colon vivant à Bet Hadassah, l'une des cinq colonies d'Hébron, depuis près de vingt ans, ne se sent pas contrarié par cette résolution. Il témoigne. « Non seulement je ne me sens pas menacé mais je pense que cette résolution va nous aider nous les colons. Ce sera plus facile pour l'Etat d'Israël de continuer à construire en Judée-Samarie. En Cisjordanie ce sera aussi plus facile d'annexer des parties de Judée et Samarie, et c'est ce que nous attendons. Si ce n'est pas maintenant ce sera après la prise de pouvoir de Donald Trump. La résolution adoptée par l'ONU nous refuse le droit de vivre à Jérusalem. Elle dispose que le Mur des Lamentations et le quartier juif de la Vieille Ville de Jérusalem sont un territoire occupé. Si le monde refuse le droit que nous avons d'être ici, alors nous allons continuer à construire et j'espère vraiment que nous annexerons bientôt la Judée-Samarie ».

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