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    Moyen-Orient

    Proche-Orient: la colonisation met «en péril la solution de paix à deux Etats»

    media John Kerry, ici le 28 décembre 2016 à Washington, s'inquiète pour la solution de paix à deux Etats. REUTERS/James Lawler Duggan

    A quelques jours de la transition politique aux Etats-Unis, le secrétaire d'Etat américain John Kerry vient de prononcer un discours en forme de testament politique de l’administration Obama sur le dossier israélo-palestinien. Un discours pour remettre les pendules à l'heure après le vote de la semaine dernière et pour réaffirmer les principes d'un règlement de paix sur la base de deux Etats pour deux peuples.

     

    « Les amis doivent se dire la vérité et se doivent le respect mutuel », a dit John Kerry en réponse à l'avalanche de critiques israéliennes survenues depuis la semaine dernière lorsque les Etats-Unis ont décidé de ne pas utiliser leur véto et de laisser passer à l'ONU une résolution contre la colonisation israélienne des territoires palestiniens.

    « Il s'agissait de préserver la solution à deux Etats », a assuré le secrétaire d’Etat américain qui rappelle que l'administration Obama a été l'administration américaine la plus engagée pour la sécurité d'Israël, y compris financièrement.

    Jérusalem comme capitale de deux Etats

    Le secrétaire d'Etat américain a eu des mots très forts pour critiquer la politique de colonisation menée par la coalition la plus à droite de l'histoire d'Israël. Avec la colonisation « la solution de paix à deux Etats est en péril », affirme Kerry, et si Israël choisit de faire durer l'occupation et de privilégier une solution à un Etat unique, alors Israël pourra être « un Etat juif ou un Etat démocratique mais pas les deux » prévient John Kerry.

    Le chef de la diplomatie américaine a ensuite énuméré les principes permettant d'envisager un accord de paix israélo-palestinien. Des paramètres déjà bien connus : les frontières de 1967 comme base de négociation, Jérusalem comme capitale des deux Etats ou encore une solution juste à la question des réfugiés palestiniens.

    John Kerry l'a cependant reconnu, la prochaine administration américaine, celle de Donald Trump, semble vouloir prendre un chemin différent. En réaction, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a dénoncé le discours « biaisé » de Kerry.

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