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    «Nous souhaitons que les autorités iraniennes se montrent transparentes dans ce dossier et agissent sans délai pour mettre fin à cette situation inacceptable», a déclaré Agnès Von Der Mühll, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point de presse électronique ce mercredi après la révélation dans la presse de cette arrestation, survenue en juin dernier. Roland Marchal, chercheur à l'Institut d'études politiques, est un collègue de Fariba Adelkhah, une Franco-Iranienne directrice de recherche au centre de recherches internationales de Sciences Po à Paris. Tous deux devaient se retrouver en Iran et ont été arrêtés au printemps par les Gardiens de la révolution islamique, lesquels évoquent des soupçons d'espionnage.

    Moyen-Orient

    Les Palestiniens entrent en campagne contre les géants du web Facebook et Google

    media Pas de mention «Palestine» sur Google Maps, ni même «Territoires palestiniens». Par contre, des pointillés pour délimiter Gaza et la Cisjordanie, dont les principales villes apparaissent également. Capture d'écran / My Maps - Google

    Le conflit israélo-palestinien se joue aussi sur le Net et en particulier sur Facebook et Google. En Israël, le gouvernement a approuvé le 25 décembre dernier un projet de loi qui autorise la justice à ordonner à des sites comme Facebook ou Youtube de supprimer des contenus incitant à la violence. Selon l’Etat hébreu, les réseaux sociaux jouent un rôle clef dans le cycle de violences actuelles et c’est donc un moyen de les endiguer. Du côté palestinien, on dénonce une collision d’Israël avec les géants américains du web, alors que justement les Palestiniens mènent plusieurs campagnes contre Facebook ou encore Google...

    Avec notre correspondante à Ramallah, Marine Vlahovic

    Si vous êtes un Palestinien vivant en Cisjordanie et que vous vous connectez à votre compte Facebook, vous pouvez voir apparaître sur votre fil d’actualité des publicités plutôt insolites: des promotions immobilières vous invitant à acheter un logement dans les colonies israéliennes bâties en Territoires Palestiniens Occupés. Ces publicités ont été signalées au fur et à mesure à Avaaz.org et l’ONG cyber-militante a lancé l’année dernière une pétition qui a recueilli quelques dizaines de milliers de signatures. Elle demande la suppression immédiate de ces annonces pour des maisons dans des colonies qui, rappelons-le, sont illégales au regard du droit international.

    Ces promotions ont disparu un temps des écrans des Palestiniens avant de réapparaître il y a quelques semaines. La requête est restée lettre morte. Et un groupe de juristes de Cisjordanie pense éventuellement traîner Facebook devant un tribunal palestinien.

    « Disparition » de villages palestiniens

    Les Palestiniens ont aussi en ligne un autre mastodonte du web, et pas des moindres, Google à travers Google Maps. Le service de cartographie en ligne du célèbre moteur de recherche pose aussi problème pour la navigation depuis la Cisjordanie. Démonstration avec Fadi Quran, jeune Palestinien chargé de campagne chez Avaaz qui pianote sur son téléphone dernier cri et jette un œil sur la carte des alentours d’Hébron, au sud de la Cisjordanie. « Google Maps indique les principales routes de colons et les colonies, mais si on regarde ce qu’il devrait être écrit, il y a plus de 30 villages palestiniens que Google Maps ne mentionne pas, rien que pour la région d’Hébron », accuse le jeune Palestinien.

    Selon l’ONG israélienne Bimkom, ce sont plus de 200 villages palestiniens qui sont rayés de la carte de Google Maps. Un déni de réalité mais aussi une mise en danger selon les Palestiniens, car pas de trace du mur de séparation entre Israël et les Territoires Occupés, pourtant long de 450 km, ni des innombrables checkpoints. Si les Palestiniens suivent l’itinéraire recommandé, ils ont donc de grandes chances de passer par des endroits qui leur sont pourtant interdits d’accès. C’est donc pour cela qu’Avaaz a lancé dernièrement une autre campagne à l’attention du géant de la Silicon Valley. #showthewall (Montrer le mur), c’est le nom de cette dernière pétition. Pour que la virtualité ne nie pas la réalité.

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