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    Moyen-Orient

    A Moscou, le Hamas et le Fatah relancent la réconciliation

    media Azzam al-Ahmad (g), l'envoyé officiel du Fatah, Abed al-Hafeez Nofal (c), l'ambassadeur palestinien à Moscou, et Mussa Abu Marzuq (d), le leader du Hamas en exil, ont donné une conférence de presse à Moscou le 17 janvier 2017. Alexander NEMENOV / AFP

    A l’issue de trois jours de pourparlers sous l’égide de la Russie, les deux grandes factions politiques palestiniennes rivales annoncent un accord sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. En dix années de division, le Hamas et le Fatah ne sont jamais parvenus à se réconcilier durablement ni à organiser de nouvelles élections.

    Peu d'observateurs pariaient sur une avancée lors des discussions de Moscou qui réunissaient les deux principaux rivaux (le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas, islamiste), mais aussi le Jihad islamique et d'autres formations palestiniennes. Mais le contexte, « tant interne qu'international », est favorable à ce rapprochement, assure l'un des négociateurs du Fatah, citant notamment la conférence de Paris du 15 janvier et l'arrivée imminente de Donald Trump à la Maison-Blanche.

    « Il y a un sentiment d’urgence des partis palestiniens », confirme Xavier Guignard, chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient, qui cite « la crise de légitimité sans précédent que traverse l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, le Hamas contesté à Gaza, car le territoire subit une pénurie d’électricité, la poursuite de la colonisation et l’arrivée au pouvoir de Donald Trump qui pourrait annoncer la déménagement de l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, ce qui terrorise les Palestiniens. »

    Un représentant du Hamas, le parti islamiste au pouvoir à Gaza, assure de son côté qu'un « gouvernement d'union nationale est le meilleur outil pour régler les divergences qui ont creusé la division ces dix dernières années ». La volonté est affichée, mais les différentes formations vont désormais devoir se pencher sur une tâche compliquée : la répartition des postes au sein du gouvernement. Ce n’est pas tout : selon le chercheur Xavier Guignard, « il y a deux processus en cours : la formation du gouvernement d’union nationale et le projet d’inclure le Hamas (et du Jihad islamique) dans l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), l’organe suprême palestinien ». Pour le chercheur, il s’agirait d’un réel changement de stratégie, « une première depuis 30 ans, depuis l’existence des mouvements islamistes en Palestine ».

    Médiation russe

    Une décennie de division entre les deux grandes formations politiques palestiniennes incite à la prudence face aux annonces des factions rivales. En 2006, le Hamas remporte les élections législatives, une victoire qui déclenche un cycle de tensions avec le Fatah, parti historique du mouvement national palestinien et formation politique de Yasser Arafat puis de Mahmoud Abbas. En juin 2007, c'est la rupture : les islamistes du Hamas s'emparent de la Bande de Gaza dont ils chassent les cadres du Fatah. L'Autorité palestinienne, dominée par le Fatah, ne contrôle plus que la Cisjordanie. Une fracture politique, géographique, mais aussi idéologique puisque, contrairement au Fatah, le Hamas continue à prôner la « résistance armée » face à Israël.

    Depuis dix ans, Hamas et Fatah ont annoncé leur réconciliation à plusieurs reprises. En 2014, un gouvernement d'union nationale a même été formé. Mais le processus a fini par échouer l’année suivante et les élections promises n'ont jamais eu lieu.

    L'Arabie saoudite et le Qatar ont œuvré comme médiateurs aux différents efforts de réconciliations ces dernières années. En 2017, c'est la Russie qui tente de rapprocher les frères ennemis palestiniens. Et là encore, c’est une nouveauté dont il faut tenir compte, selon Xavier Guignard de l’IFPO. « La Russie est devenue incontournable en Syrie, mais aussi sur d’autres dossiers moyen-orientaux », explique le chercheur, qui relève « un profond changement dans la région : les différents acteurs estiment qu’on peut faire quelque chose avec les Russes et qu’on n’est plus obligé de faire avec les autres ».

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