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    Moyen-Orient

    Ouverture des pourparlers de paix sur la Syrie ce lundi à Astana au Kazakhstan

    media Après 6 ans de guerre et plus de 300.000 morts, le régime syrien va négocier avec des groupes rebelles armés. REUTERS/Abdalrhman Ismail

    Les premières négociations directes entre le régime de Damas et les combattants rebelles débutent ce lundi 23 janvier à Astana au Kazakhstan. Ces pourparlers sont parrainés par la Russie, la Turquie et l'Iran. Ils constituent une victoire diplomatique pour la Russie qui a convaincu la Turquie de renoncer au départ de Bachar el-Assad, et a écarté les Etats-Unis du processus, même si officiellement la nouvelle administration américaine était invitée.

    Le Kazakhstan, cette ancienne république soviétique d'Asie centrale, musulmane et turcophone, pouvait difficilement refuser d'être l'hôte de cette conférence, analyse notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne. Les pourparlers s'éloignent donc symboliquement de Genève pour se rapprocher de la Russie.

    Car c'est bien la Russie qui tire les ficelles. Et elle a imposé que Bachar el-Assad reste au pouvoir. La Turquie en a pris acte, un responsable turc déclarant récemment que désormais il n'était pas « réaliste » d'exiger un règlement sans Assad. En contrepartie, les Kurdes sont, en tout cas pour l'instant, oubliés.

    Après leur défaite à Alep, les groupes rebelles ne sont pas non plus en position de forces. Leur sponsor turc est désormais rallié à la Russie, et les pays arabes sont absents d'Astana. C'est l'Iran, soutien militaire de Damas, dont c'est le retour sur la scène internationale, qui impose son tempo, rejetant notamment toute présence américaine.

    Fort du soutien iranien et russe, Damas appelle les rebelles à déposer les armes et rêve de reconquérir l'ensemble du pays. C'est la Russie sans doute qui va modérer ces ardeurs. Pour Moscou, il faut d'abord stabiliser le cessez-le-feu, et ensuite faire entrer les chefs des combattants dans le processus politique. Si ces deux objectifs sont réalisés, ce sera un grand succès diplomatique pour Moscou.

    Que faut-il attendre de ces négociations ?

    Le régime syrien arrive en position de force à Astana, après sa victoire à Alep. Face à lui, des groupes rebelles divisés et qui ne sont pas tous représentés. Le plus important Ahrar al-Cham, a refusé de venir. Quant aux organisations jihadistes, Etat islamique et Fateh al-Cham, ex-front al-Nosra, il n'a jamais été question de les convier.

    « Le rapport de force a évolué très largement en faveur du régime et de ses alliés russes et iraniens, il n’y a aujourd’hui plus aucune pression crédible sur le camp loyaliste pour aller vers un compromis ou des concessions politiques significatives. Et que donc la seule chose dont le régime et ses alliés acceptent encore d’entendre parler serait une sorte de gel du conflit, de neutralisation de l’opposition armée, mais tout cela ne s’accompagnerait d’aucune réelle concession politique », explique le chercheur Thomas Pierret, maître de conférence à l'Université d'Edimbourg.

    L'objectif affiché de ces pourparlers est de consolider le cessez-le-feu conclu le 30 décembre et qui est régulièrement violé. Jeudi dernier, Bachar el-Assad a déjà appelé les rebelles à déposer les armes en échange d'une amnistie.

    Les discussions seront donc surtout d'ordre militaire, les opposants politiques présents à Astana joueront les figurants. Il n'est pas question pour l'instant de régler les sujets qui fâchent comme la transition politique en Syrie et le sort de Bachar el-Assad.

    « L’ambition des Russes, du régime [syrien] et des Iraniens, c’est précisément de déplacer l’objectif des discussions vers des questions plus techniques et militaires et justement de mettre de côté des questions politiques fondamentales comme l’avenir de Bachar el-Assad », ajoute le spécialiste de la Syrie Thomas Pierret.

    Pressions turques sur les rebelles

    Les membres de la délégation des rebelles syriens sont arrivés dimanche matin à Astana pour prendre part aux pourparlers. Parmi eux, le chef de la délégation rebelle, Mohamed Allouche. Il est accompagné d'une dizaine de chefs combattants.

    C’est grâce à la Turquie que les groupes rebelles syriens qui combattent sur le terrain ont accepté de s’asseoir à la table des négociations, selon Wassim Al Ahmed, militant de l’opposition syrienne.

    « Bien sûr, ce n’est un secret pour personne. Il y a eu des pressions pour que les factions combattantes de l’opposition acceptent de se rendre à Astana. L’accord de ces factions pour participer aux négociations d’Astana est intervenu à la suite de longues discussions qui ont eu lieu à Ankara, la capitale de la Turquie. Bien sûr, toutes les factions combattantes ont participé à ces discussions en Turquie, aussi bien les factions qui combattent dans le nord de la Syrie, que Jaïch al-Islam, très présent dans la route orientale près de Damas. Nous en Syrie, nous sommes favorables à la moindre solution qui pourrait mettre un terme à l’effusion de sang, mais nous craignons véritablement que le régime, les milices étrangères qui le soutiennent et la Russie ne respectent pas leurs engagements concernant le cessez-le-feu ou concernant une éventuelle solution politique en Syrie. »

    → A (re) lire : Syrie: les groupes rebelles syriens seront à Astana

    Les Européens seront absents

    Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, était l'invitée de l'émission Internationales sur RFI. Interrogée sur l'absence des Européens à la conférence sur la Syrie, elle estime que cette conférence est malgré tout une chance pour la paix à saisir.

    Cet accord de paix doit être dans le cadre de ce qui a été convenu lorsqu’on a lancé les négociations de Genève, c’est-à-dire d’impliquer toutes les composantes de la société syrienne, et c’est d’abord aux représentants de l’opposition syrienne de dire ce qu’ils veulent. […] S’il y a une chance pour la paix, jouons-la.

    Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale 22/01/2017 - par RFI Écouter

     

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