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    Moyen-Orient

    Matières premières: l'entreprise française Imerys se fournit en talc afghan

    media Province de Nangarhar, Afghanistan, juillet 2016. NOORULLAH SHIRZADA / AFP

    En Afghanistan, l’extraction minière finance les insurgés. Le journal Le Monde a publié lundi 13 février 2017 un article qui s’intéresse à l’activité de l'entreprise française Imerys. Spécialisée dans les minéraux industriels, elle est présente dans plus de 50 pays, mais affirme ne pas l’être en Afghanistan. Pourtant, l’entreprise se fournit en talc dans la province du Nangarhar, province de l’est du pays, en proie à l’insurrection des talibans et du groupe Etat islamique.

    RFI a joint le journaliste Julien Bouissou, auteur de cette enquête du Monde, intitulée « Comment une entreprise française se fournit en talc au pays des talibans ». « Imerys, plutôt que d'acheter directement du talc en Afghanistan - c'est impossible pour elle pour des raisons de sécurité évidentes -, passe en fait par un intermédiaire pakistanais, explique-t-il. Lui est en contact avec les mines au Nangarhar, et ensuite, l'intermédiaire pakistanais exporte ce talc. »

    « Imerys, dans sa communication, insiste bien sur le fait que c'est une entreprise responsable - responsabilité sociale et environnementale. C'est étonnant que ce talc provienne d'Afghanistan, surtout que la situation a empiré ces dernières années, surtout que les rapports de l'ONU, mais aussi des rapports d'ONG, ont sonné l'alerte sur à quel point les insurgés profitent de cette extraction minière dans l'est de l'Afghanistan à Nangarhar », fait remarquer le journaliste.

    Et d'ajouter : « C'est très difficile de dire que l'argent d'Imerys va dans la poche des talibans directement, puisque bien évidemment, il y énormément de mines à Nangarhar. Mais ce que l'on peut dire avec certitude, c'est qu'il y a beaucoup de mines, et notamment de mines de talc, qui sont sous contrôle taliban, et même sous contrôle de l'Etat islamique parfois. Donc, acheter du talc de cette région présente évidemment un risque très important, qu'une entreprise qui se dit responsable ne peut pas prendre. »

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