GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 18 Octobre
Samedi 19 Octobre
Dimanche 20 Octobre
Lundi 21 Octobre
Aujourd'hui
Mercredi 23 Octobre
Jeudi 24 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Syrie: Damas, une capitale plus sûre mais en proie aux pénuries [Reportage]

    media Corvée d'eau sous la neige, Damas, le 28 janvier 2017. REUTERS/Ali Hashisho

    De nouvelles tractations doivent s'ouvrir jeudi à Astana avant les pourparlers inter-syriens de Genève la semaine prochaine. Des discussions qui semblent bien lointaines pour les millions de Syriens plongés dans la guerre. Malgré le cessez-le-feu conclu en décembre dernier entre une partie de la rébellion et le régime de Bachar al-Assad, les conditions de vie restent en effet très difficiles en Syrie, dans les zones tenues par les rebelles, mais aussi à Damas. Dans la capitale syrienne la population souffre de pénuries de plus en plus sévères.

    avec notre envoyé spécial à Damas, Daniel Vallot

    Une file ininterrompue de véhicules, sur plusieurs centaines de mètres. Et ce sont des soldats qui tentent de réguler la circulation devant cette station-service située en plein centre de Damas. Depuis quelques jours, il est devenu très difficile dans la capitale syrienne, de se procurer de l’essence. « Ça fait une heure et demie que j’attends, nous dit ce retraité, excédé par l’embouteillage monstrueux qui s’est formé devant lui, la moitié des stations-service sont à sec, et je suis obligé d’attendre ici. C’est la faute de la guerre, nous dit-il, et des sanctions qui nous sont infligées… »

    Au marché noir, le prix du précieux carburant s’est envolé : entre deux et trois fois le prix normal. Les habitants de Damas ont besoin d’essence pour se déplacer, mais aussi pour les générateurs qui leur servent d’appoint lorsque l’électricité est coupée. « Cela fait trois mois que nous n’avons plus de courant, nous confie ce chauffeur de taxi, qui habite à l’extérieur de la capitale, dans une localité récemment reprise à la rébellion. Pour nous chauffer nous utilisons du bois, et pour le reste un générateur. C’est vraiment difficile… »

    Arrivé à la pompe, notre chauffeur de taxi devra se contenter d’une vingtaine de litres – le maximum autorisé par le régime, pour éviter la panne sèche, et la paralysie totale de la capitale.

    L’eau manque aussi

    Les problèmes d’approvisionnement en eau potable empoisonnent aussi la vie de la capitale. Et cela alors même que le régime a repris la main il y a deux semaines environ sur les sources d’eau qui se trouve à Wadi Barada, à une quinzaine de kilomètres de Damas. Pour l’heure les autorités n’ont pas encore réussi à rétablir un approvisionnement régulier : dans certains quartiers l’eau reste coupée la plupart du temps et il faut attendre parfois trois jours avant qu’elle ne soit rétablie pour quelques heures seulement.

    La prise du contrôle des sources de Wadi Barada, près de Damas, n'a pas encore permis de soulager les problèmes d'approvisionnement en eau de la capitale (le 29 janvier 2017) Sana/Reuters

    La capitale sécurisée

    Mais si la vie quotidienne à Damas semble chaque jour plus difficile, la situation militaire s'est totalement retournée depuis quelques mois en faveur du régime. C’est tout le paradoxe de la situation actuelle à Damas : les habitants se sentent davantage en sécurité car il n'y a plus de tirs de roquettes ou d'attentats comme auparavant. En revanche, leurs conditions de vie ne cessent d'empirer - et cela alors même que la capitale avait été jusque là relativement épargnée au regard des situations absolument dramatiques vécues ces dernières années dans les zones assiégées.

    Les paradoxes d'une capitale dans un pays en guerre, Damas le 28 janvier 2017. REUTERS/Ali Hashisho

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.