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    L'attentat s'est produit dans un quartier de l'ouest de la capitale afghane où vit une forte communauté hazara. L'information a été confirmée à l'AFP par une source au ministère de l'Intérieur afghan. Cette communauté chiite avait été durement frappée il y a un an par un attentat revendiqué par l'organisation Etat islamique qui avait tué 84 personnes.

    Moyen-Orient

    La Turquie à un mois d’un référendum crucial

    media Dans les rues d'Istanbul, le 15 mars 2017. REUTERS/Murad Sezer

    Escalades verbales, menaces de sanctions... Les relations restent extrêmement tendues entre la Turquie et plusieurs pays européens. Ankara n’a pas apprécié l’annulation à l’étranger de rassemblements électoraux ou l’interdiction faite à plusieurs ministres turcs d’y participer. Ces rassemblements visaient à mobiliser la diaspora turque en faveur du «oui» à un référendum organisé le 16 avril prochain. Le texte soumis aux électeurs vise à réformer la Constitution turque et à renforcer les pouvoirs du président.

    Après la tentative de coup d'Etat de juillet 2016 en Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a réclamé un renforcement des prérogatives présidentielles. Le but est d’apporter « une stabilité politique durable » et de garantir la « sécurité, la paix et la liberté en Turquie » selon le parti au pouvoir, l’AKP (parti de la Justice et du Développement).

    Mais le texte soumis à référendum constitue une menace pour la démocratie, selon ses détracteurs. C’est « une modification radicale dans la tradition constitutionnelle de la Turquie. Le régime parlementaire est supprimé en faveur d’un régime aux mains d’une seule personne, un président de la République qui va assumer tous les pouvoirs, ceux du gouvernement et du président », explique le constitutionnaliste turc Ibrahim Kabolou.

    « Dans le nouveau régime qu’Erdogan préconise, la chambre des députés aura un rôle d’enregistrement, le Premier ministre aura disparu, la séparation des pouvoirs aura disparu », poursuit Nora Ceni, professeur à l’Institut français de géopolitique de l’université Paris 8. « Erdogan outrepassait déjà ses prérogatives, mais il demande encore plus », affirme la politologue qui observe les dérives autoritaires du président turc depuis des années.

    « Il n’y a pas de débat »

    Le coup d’Etat manqué de juillet 2016 s’est traduit par une plus grande restriction des libertés. L’état d’urgence a été décrété. Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées ou limogées, militaires, fonctionnaires, journalistes. Dans ce contexte, il est très difficile pour les opposants au référendum de mener campagne. La presse d’opposition est muselée. « Il n’y a de débats, les gens sont désinformés », regrette Ayze Erdem, membre du Conseil du parti pro-Kurde HDP (Parti démocratique des peuples). Pour son parti, impossible d’organiser de grands rassemblements électoraux. Il fait discrètement du porte-à-porte pour mobiliser l’électorat en faveur du « non ».

    En revanche, le parti au pouvoir, l’AKP, bat campagne en Turquie et même à l’étranger pour drainer les voix de la diaspora. Plusieurs pays européens ont annulé des rassemblements pro-Erdogan, en invoquant des troubles à l'ordre public. Des ministres turcs ont été interdits de territoire aux Pays-Bas, ce qui a déclenché les foudres d'Ankara. Les Hollandais comme les Allemands ont été traités de «nazis, de fascistes». Pour la politologue Nora Ceni, cela sert les intérêts d'Erdogan « tout est bon dans cette exacerbation pour que Recep Tayip Erdogan apparaisse comme l'homme fort, le sauveur, la référence ultime, ce qui lui fait gagner quelques voix au référendum».

    Incertitude sur les résultats

    Pour l’heure, impossible de dire si le «oui» ou le «non» l’emportera. Ayze Erdem craint que le référendum soit annulé, « si le gouvernement sent que le non peut l’emporter ». Elle dénonce aussi un climat de peur dans certaines régions. « Chez les Kurdes, il y a des difficultés, des couvre-feu dans plusieurs villages. Comment les gens vont-ils voter ? ».

    Ibrahim Kabolou observera les résultats de près. Si le oui l’emporte avec beaucoup d’avance, « cela peut bouleverser, anihiler l’héritage de la Turquie depuis l’empire ottoman dans le domaine politico-constitutionnel, dans ses acquis », analyse le constitutionnaliste. « Mais si le décalage est étroit, cela peut nous donner un espoir pour la démocratie, pour le combat démocratique ».

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