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    Moyen-Orient

    Iran: les critiques sur le bilan d’Hassan Rohani s’intensifient

    media Hassan Rohani devrait être candidat à sa propre succession selon ses proches. REUTERS/Lucas Jackson

    Dans son message pour le nouvel an iranien, l’ayatollah Ali Khamenei a critiqué le bilan du gouvernement en affirmant que « ce qui a été fait est loin des attentes de la population et de lui-même ». Le guide suprême iranien accentue ainsi les pressions sur Hassan Rohani à quelques semaines de l'élection présidentielle du 19 mai. Pour l’instant, l’actuel président modéré n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, mais il devrait se présenter pour un second mandat. Les conservateurs, eux, sont toujours à la recherche d’un candidat pour lui faire face.

    Pour le moment, le président Rohani ne s’est pas encore déclaré officiellement candidat à la présidentielle iranienne, mais plusieurs de ses proches, notamment plusieurs de ses ministres, ont affirmé qu’il avait pris sa décision pour se présenter pour un second mandat.

    L’actuel président peut notamment compter sur l’appui des partis réformateurs et modérés qui avaient permis son élection en 2013. Ces dernières semaines, il a multiplié les déclarations pour présenter un bilan positif de son gouvernement, en affirmant notamment que l’inflation a été ramenée de plus de 40% à moins de 10%, en moins de quatre ans. Il a aussi affirmé que la croissance économique dépassait désormais les 6%, grâce surtout aux exportations de pétrole.

    Trump : un obstacle pour Rohani ?

    Reste que l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump complique les affaires du président Rohani. En effet, les Etats-Unis ont imposé de nouvelles sanctions contre Téhéran et devraient renforcer la pression contre le pays, ce qui complique les investissements étrangers nécessaires pour relancer l’économie. Les conservateurs affirment d’ailleurs que le bilan du gouvernement n’est pas aussi positif que l’affirme le président Rohani. Ils mettent l’accent sur l’augmentation du chômage qui est passé de 10,5% à 12,7% en trois ans. Il atteint même les 27% chez les jeunes.

    Les conservateurs affirment que le gouvernement n’a pas réussi à relancer l’économie malgré la croissance économique, qui est essentiellement due à une hausse des exportations pétrolières et non à une relance des activités économiques intérieures.

    Les conservateurs unis face à Rohani

    Les conservateurs n’ont pas encore choisi leur candidat, mais les différents partis ont formé un front uni, appelé Front des forces de la révolution islamique, pour présenter un seul candidat face à Hassan Rohani et éviter la dispersion des voix. Ils devraient annoncer le nom de leur candidat d’ici trois semaines au plus tard.

    A deux mois de la présidentielle, Hassan Rohani reste le favori. S’il est encore difficile de faire des prédictions pour le moment, il n’y pas encore de candidats sérieux dans le camp conservateur pour faire face à l’actuel président.

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