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    L'écrivain, dont l'extradition est réclamée par Istanbul, est libre à condition de rester à Madrid, précise son avocat, Ilias Uyar. L'écrivain, en vacances à Grenade, dans le sud de l'Espagne, a été arrêté samedi en vertu d'un mandat d'arrêt émis par Interpol à la demande de la Turquie. Une arrestation dans le cadre d'une «traque ciblée contre les détracteurs du gouvernement turc vivant en Europe», déclarait hier son avocat. Un représentant du ministère allemand des Affaires étrangères indiquait hier que l'Allemagne était en contact avec les autorités espagnoles pour exiger que Berlin soit impliqué dans toute procédure d'extradition, tout en soulignant qu'aucune extradition ne devait justement avoir lieu, rapporte l'agence Reuters. Dogan Akhanli a fui la Turquie en 1991 et s'est installé à Cologne, en Allemagne, en 1995.

    Moyen-Orient

    Les Etats-Unis frappent une base aérienne syrienne

    media Lancement de missiles Tomahawk depuis le destroyer USS Ross en mer Méditerranée, le 7 avril 2017 (image US. Navy). obert S. Price/Courtesy U.S. Navy/Handout via REUTERS

    Les Etats-Unis ont frappé une base aérienne syrienne, tôt ce vendredi 7 avril, en réponse à l'attaque chimique présumée du 4 avril attribuée au régime de Bachar el-Assad.

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    La frappe a été menée avec « 59 missiles » de type Tomahawk tirés depuis des destroyers de l'U.S. Navy dans l'est de la mer Méditerranée, indique un responsable de la Maison Blanche.

    Cette frappe a ciblé la base de « Shayrat », qui est « associée au programme » syrien d'armes chimiques et « directement liée » aux évènements « horribles » de mardi. Ces dizaines de missiles ont visé « de multiples cibles » sur la base, « avions », « piste », ou pompes à carburant, précise un deuxième responsable américain, qui assure que l'opération a été achevée.

    Les Etats-Unis accusent le régime syrien d'avoir utilisé un agent neurotoxique de type sarin mardi 4 avril contre la ville rebelle de Khan Cheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie, tuant au moins 86 personnes, dont 27 enfants. Les images de victimes agonisantes avaient alors choqué le monde.

    Depuis sa résidence de Mar-a-Lago, Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis «défendent la justice», après une frappe punitive en Syrie. REUTERS/Carlos Barria

    Donald Trump a affirmé dans la foulée que ces opérations étaient « dans l'intérêt vital de la sécurité nationale » des Etats-Unis, appelant toutes les « nations civilisées » à oeuvrer pour faire cesser le bain de sang en Syrie. « Assad a pris la vie d’hommes, de femmes, et d’enfants sans défense. Aucun enfant de Dieu ne devrait avoir à vivre une telle horreur. [...] Il n’y a aucun doute que la Syrie a utilisé des armes chimiques interdites, violant les conventions sur les armes chimiques, et ignorant les avertissements du conseil de sécurité de l’ONU », a martelé le président américain.

    Rex Tillerson accuse la Russie d'avoir manqué à ses responsabilités en Syrie. Pour le secrétaire d'Etat américain, cette frappe montre la volonté de Trump d'agir quand des pays « franchissent la ligne ». Le Pentagone a par ailleurs annoncé que Moscou avait été prévenu de cette frappe.

    « Agression »

    La télévision d'Etat syrienne a qualifié d'« agression » ces frappes américaines, évoquant plusieurs cibles. Sur cette même chaîne, une source militaire du régime de Bachar el-Assad parlait de « pertes », sans préciser leur nature. De son côté, la présidence syrienne a qualifié ce bombardement d'acte « irresponsable » et « idiot ».

    Le gouverneur de la province de Homs, où est située la base aérienne visée, est allé plus loin ce vendredi matin en affirmant qu'il y avait « des morts » : « Il y a des martyrs, mais nous n'avons pas encore de bilan ni pour les martyrs ni pour les blessés », a affirmé Talal Barazi à l'AFP par téléphone. Depuis, l'armée syrienne a tiré un premier bilan, dénombrant six morts suite à ces frappes. Un peu plus tôt, l'Obervatoire syrien des droits de l'homme avait évoqué quant à lui quatre victimes.  De son côté, l'opposition syrienne se félicite des frappes américaines et appelle à les poursuivre.

    Diplomates impuissants

    Plus tôt dans la soirée, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU n'avaient pas réussi à se mettre d'accord sur la meilleure réponse à apporter à l'attaque de mardi. A la sortie des négociations, les mines des 15 diplomates étaient graves, commente notre correspondante sur place Marie Bourreau. Nikki Haley l'ambassadrice américaine s'est montrée inflexible.

    Les diplomates savaient alors que l'administration Trump était décidée à passer à l'action, mais devant la presse, ils ont fait bonne figure. « We never give up... Never give up » – « On n'abandonne pas... On n'abandonne pas » – disaient-ils.

    Maintenant que ces frappes ont eu lieu, « il faut laisser retomber la poussière », confiait à RFI l’ambassadeur français Francois Delattre, afin de juger des conséquences diplomatiques. Ce qui est sûr, c’est que les Américains, pour leurs partenaires du Conseil de sécurité, ont complètement improvisé cette attaque.

    Reste une question : quel était le but de ces frappes ? « Si elles signent un réengagement américain fort sur le dossier politique, ce peut être positif », analysait M. Delattre. « Si ce sont au contraire des frappes solde de tout compte, pour l’image », les conséquences pourraient être beaucoup plus dévastatrices pour la paix dans la région.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir d’urgence ce vendredi à 11H30 (15H30 TU) pour en débattre. C'est la Russie - principal soutien au régime syrien avec l'Iran - qui a demandé la réunion.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.