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    Moyen-Orient

    Syrie: Washington passe à l’action pour reprendre le leadership

    media Dans la nuit du 6 au 7 avril 2017, Donald Trump a ordonné des frappes sur des bases militaires syriennes du régime de Bachar el-Assad. Reuters

    Attaque inédite en Syrie. Pour la première fois, les Etats-Unis ciblent directement le régime de Bachar el-Assad. Une volteface de Donald Trump qui a complètement changé de discours vis-à-vis de Damas, durant ces derniers jours. Ce vendredi, des dizaines de missiles ont été lancés dans la nuit par la marine de guerre américaine depuis la Méditerranée orientale.

    Il est 3h40 cette nuit en Syrie. Cinquante-neuf missiles Tomahawk sont tirés depuis un navire de guerre américain stationné quelque part au large des côtes syriennes. Tous ont une même cible : la base militaire de Chaayrat au sud-est de Homs. Selon Washington, c’est de là que se sont envolés les avions de guerre syriens pour mener l’attaque chimique contre Khan Cheikhoun, cette semaine.

    A Chaayrat, la piste de décollage est désormais détruite. Plusieurs chasseurs bombardiers syriens, des Soukhoï et des MIG sont également neutralisés.
    L’objectif de ce bombardement américain était d’empêcher le régime syrien de mener, à court terme, de nouvelles attaques contre sa population. Sur ce point, Washington a clairement échoué.

    L’aviation syrienne de nouveau dans le ciel d’Idlib

    À la guerre comme à la guerre, chacun montre ses gros bras. En effet, pour répondre aux frappes américaines, les avions de combat syriens ont à nouveau bombardé dans la province d’Idlib. Le village de Hish a été ciblé ce vendredi dans la matinée, selon un contact de RFI dans la région. Manière pour Damas de minimiser les bombardements américains et de montrer que son aviation est toujours opérationnelle. La présidence syrienne a néanmoins qualifié l'attaque « d'acte idiot et irresponsable, de la part de Washington. »

    A la suite de cette frappe américaine, il est assez probable que les troupes syriennes n’aient pas essuyé de lourdes pertes puisque Washington a prévenu Moscou avant de passer à l’action. L’objectif était d’éviter une bavure contre l’armée russe présente sur place. La base de Chaayrat a donc été en grande partie évacuée avant l’attaque.

    Une frappe punitive, mais limitée

    Il y a un fossé entre le discours du président américain la nuit dernière à la suite de cette attaque et ses actions sur le terrain. Des dizaines de Tomahawk tirés contre une seule position ça peut paraitre important, mais c’est une frappe limitée. Au final, elle ne vise qu’une seule base syrienne. L’armée américaine est loin d’avoir neutralisé les capacités militaires de Bachar el-Assad.

    La position de la Maison Blanche concernant la Syrie est ambigüe. Donald Trump semble plein de contradictions. Le président américain dénonce avec fermeté l’attaque chimique à Khan Cheikhoun, qu’il attribue à Bachar el-Assad, et s’en indigne comme si c’était la première fois que de telles images d’enfants syriens suffocants à cause d’un gaz neurotoxique nous parvenaient.

    En 2013, une attaque similaire près de Damas, et attribuée là aussi par les puissances occidentales au régime de Bachar el-Assad, avait fait 1 400 morts. Pourtant en arrivant au pouvoir, Donald Trump s’accommodait bien du maintien de Bachar el-Assad à la tête de la Syrie.

    On se demande aujourd’hui si cette punition infligée à Damas n’a pas un but caché : celui pour Washington de reprendre le leadership sur la scène internationale en général et en Syrie en particulier. A travers cette opération militaire, Donald Trump s’adresse également aux Américains. Il souhaite certainement leur prouver que leur président n’est pas un dirigeant faible et hésitant.

    Tensions entre Washington et Moscou

    A la suite de ces frappes, la Russie, allié du régime de Bachar el-Assad, a mis fin à l’accord de coordination aérienne avec l’armée américaine en Syrie. Cet accord était jusqu’à présent l’unique canal de communication entre les deux grandes puissances pour mener leurs opérations militaires dans ce pays.

    Les Russes d’un côté et la coalition internationale de l’autre, avec à sa tête les Etats-unis, pouvaient intervenir en Syrie sans crainte. Tout risque d’accident aérien était évité. Les uns et les autres avaient des détails sur leurs zones d’opérations respectives et les couloirs aériens empruntés. La fermeture de ce canal de communication par Moscou, risque de compliquer, à l’avenir, les interventions occidentales en Syrie et donc la lutte contre le groupe Etat islamique.

    Le Pentagone appelle désormais Moscou à reconsidérer sa décision. Aucune réaction du Kremlin pour le moment. Plus tôt ce vendredi, la Russie a exprimé son mécontentement. « Cette attaque cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines », a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov.

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