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    Moyen-Orient

    Inquiétudes sur le sort d'une jeune Saoudienne après sa fuite avortée

    media En Arabie saoudite, les femmes sont soumises à des règles de vie très strictes (photo d'illustration). (Photo : AFP)

    L’ONG Human Rights Watch lance un appel à l’Arabie saoudite : renseignez-vous sur le cas de Dina Ali Lasloum et vérifiez qu’elle est en bonne santé. Selon l’ONG, cette jeune Saoudienne de 24 ans a tenté de s’enfuir pour échapper à un mariage forcé. Mais lundi dernier, alors qu’elle était en transit à l’aéroport de Manille, les autorités aéroportuaires lui auraient confisqué son passeport. Et l'auraient retenue pendant plusieurs heures, jusqu’à ce que deux de ses oncles l'emmènent de force.

    Dina Ali Lasloum, 24 ans, aurait voulu partir en Australie pour échapper, selon toute vraisemblance, à un mariage forcé. Dans son pays d’origine, l’Arabie saoudite, les mariages arrangés sont une pratique courante. Et les femmes sont soumises à un système de tutelle. Pour le moindre de leurs faits et gestes, un homme de la famille, le père, le frère ou le mari, doit donner son autorisation.

    « Nous ne connaissons pas tous les détails de ce qui lui est arrivé et de pourquoi elle cherchait à s’enfuir, indique Ahmed Benchemsi, de Human Rights Watch. Certaines sources disent que son objectif était de demander l’asile et de pouvoir arriver en Australie. Mais ce que nous savons par contre, c’est que des cas comme ça sont fréquents. Souvent des femmes fuient l’Arabie saoudite pour demander l’asile ailleurs parce qu’elles sont soumises à des abus de la part de leur famille ou de la part de personnes qui sont considérées comme leurs gardiens légaux. Et le système légal en Arabie saoudite qui considère que la femme est perpétuellement mineure facilite les abus et fait que les femmes qui sont victimes d’abus ont beaucoup de mal à se défendre. »

    Dans sa fuite, Dina Ali Asloum a sans doute commis l’imprudence de poster son billet d’avion sur les réseaux sociaux.

    Avant son arrestation le 10 avril à Manille, la jeune femme a publié une vidéo sur son compte Twitter où elle demande de l’aide. Elle se dit en danger si elle est renvoyée dans son pays. « Ma famille va me tuer », déclare-t-elle notamment. 

    Sort inconnu

    « Le sort de Lasloum est actuellement inconnu », souligne HRW dans un communiqué. Selon l’ONG, qui cite un témoin canadien présent à l’aéroport de Manille, deux des oncles de la jeune Saoudienne seraient venus l’y récupérer. Depuis, pas de nouvelles. Human Rights Watch a donc lancé un appel aux autorités saoudiennes :

    « Ce cas-là démontre que parfois la famille, et encouragée peut-être par des officiels, va loin pour récupérer une femme qu’il considère lui appartenir en quelque sorte. Maintenant elle est de retour dans le pays, donc on demande avant toute chose aux autorités saoudiennes de vérifier qu’elle est en sécurité, appelle Ahmed Benchemsi. Parce qu'avec cette famille qui va jusqu’à envoyer des membres de la famille aux Philippines pour rapatrier cette femme de force, il y a de fortes craintes qu’elle soit sujette à des abus physiques. Donc nous demandons au gouvernement saoudien de s’assurer qu’elle n’est pas en danger. »

    L'ambassade d'Arabie saoudite à Manille a affirmé sur Twitter que « l'information ayant circulé sur les réseaux sociaux était fausse ». Elle a présenté l'incident comme une affaire de famille : « La citoyenne est rentrée avec sa famille au pays ».

    Mais sur la Toile, les hashtags #SaveDinaAli et #ImDinaAli ont fleuri.

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