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    Moyen-Orient

    Syrie: attentat meurtrier contre des personnes évacuées près d’Alep

    media De nombreux cadavres, certains carbonisés, jonchent le sol près de bus dévastés par le souffle de l'explosion. Social Media Website via Reuters TV

    Au moins 112 personnes, dont 68 enfants, selon un bilan révisé dimanche ont été tuées samedi 15 avril lorsqu'un kamikaze a fait exploser un véhicule piégé près de la ville syrienne d'Alep contre des bus transportant des civils et des combattants évacués la veille de localités pro-régime, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    « Le kamikaze conduisait une camionnette transportant de l'aide alimentaire et l'a fait exploser près des 75 bus » stationnés à Rachidine, secteur rebelle à l'ouest de la métropole, selon l'OSDH, précisant qu'il y avait aussi « plusieurs dizaines de blessés ».

    C'est à bord de ces bus que 5 000 personnes avaient été évacuées vendredi de Foua et Kafraya, deux localités loyalistes assiégées par les rebelles, en vertu d'un accord qui a permis l'évacuation simultanée de deux localités rebelles assiégées par le régime.

    Le correspondant de l'AFP sur place à Rachidine a vu de nombreux cadavres, certains carbonisés, notamment des enfants, et des membres arrachés jonchant le sol près de bus dévastés par le souffle de l'explosion. Il a également vu un grand nombre de blessés et des gens pris de panique dans le secteur où sont stationnés les bus.

    Avant l'attaque, les milliers de personnes évacuées des quatre localités assiégées étaient bloquées depuis vendredi en raison de désaccords les empêchant de poursuivre leur chemin.

    Vendredi, plus de 7 000 personnes avaient été simultanément évacuées de Foua et Kafraya (5 000) et des localités rebelles de Madaya et Zabadani (2 200), d'après l'OSDH. Ces évacuations, les dernières d'une longue série depuis le début il y a six ans de la guerre en Syrie, sont intervenues vendredi en vertu d'un accord conclu entre le Qatar, soutien de la rébellion, et l'Iran, allié du régime de Bachar al-Assad.

    Après leur évacuation à bord de bus, les combattants et civils de Foua et Kafraya auraient dû se diriger, via Alep, vers Damas et la province de Lattaquié (ouest), places fortes du régime. Simultanément, et également via Alep, les personnes évacuées de Madaya et Zabadani devaient se rendre dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest).

    Mais en raison de désaccords, les personnes évacuées de Foua et Kafraya étaient bloquées à Rachidine, tandis que celles parties de Madaya et Zabadani attendaient encore à Ramoussa, secteur loyaliste également à l'ouest d'Alep. Un responsable rebelle avait indiqué à l'AFP que les différends portent sur le nombre de loyalistes armés évacués.

    Au total, plus de 30 000 personnes sont censées être évacuées en deux étapes en vertu de l'accord conclu en mars. Plusieurs fiefs rebelles ont été repris depuis un an par le régime, fort de l'appui de son allié russe intervenu militairement en Syrie en septembre 2015.

    (Avec AFP)


    Analyse : une volonté d'encourager les conflits confessionnels ?

    Pour Riad Kahwaji, expert en questions militaires et stratégiques et directeur du cabinet INEGMA, cet attentat s'inscrit dans une volonté des groupes islamistes d'encourager les conflits confessionnels.

    « C'est de toute évidence une de ces attaques perpétrées par des groupes islamistes radicaux, tels que l'EI ou al-Qaïda, qui visent à maintenir une guerre confessionnelle, parce qu'elle sert leur cause. Par conséquent ils saisissent toutes opportunités, comme celle-ci, des bus remplis de civils chiites pour les attaquer et pour provoquer de nouvelles tensions interconfessionnelles. D'autres sources considèrent par ailleurs que ce genre d'attaque sert aussi le régime, car elle finit de convaincre les Syriens que cette guerre n'a rien à voir avec une révolution. Cela justifie aussi sa guerre contre le terrorisme et confirme la thèse selon laquelle le régime est victime de terrorisme. Quoi qu'il en soit, nous sommes face au scénario d'une guerre civile dans laquelle ces groupes extrémistes, comme l'organisation Etat islamique ou al-Qaïda, utilisent toutes les occasions possibles pour provoquer et alimenter un conflit confessionnel dans la région. »

     

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