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    Moyen-Orient

    Turquie: malgré des résultats serrés, Erdogan ne doute pas de sa victoire

    media Le président Erdogan, le 16 avril 2017. Selon des observateurs internationaux, la campagne du référendum a été menée dans des conditions inéquitables. REUTERS/Murad Sezer

    La faiblesse de l'avance ne freine pas l'enthousiasme qu'affiche le président turc. Moins de 51,40% des voix pour le « oui » au référendum qui élargit les pouvoirs présidentiels. Et pourtant Recep Tayyip Erdogan évoque une « décision historique » du peuple turc. Le résultat est cependant contesté par une partie de l'opposition, qui dénonce des irrégularités. D'ailleurs, pour l'OSCE, le référendum s'est déroulé dans des conditions inéquitables. Le camp présidentiel perd dans les plus grandes villes que compte le pays : la capitale, Ankara, Izmir et Istanbul.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

    Première mesure post-référendaire, très symbolique : l’état d’urgence est donc prolongé pour la troisième fois depuis le coup d’Etat raté de juillet 2016. D’autres changements vont prendre effet immédiatement. D’abord, le président Erdogan va pouvoir redevenir chef de son parti, le Parti de la justice et du développement (AKP), alors qu’il était jusqu’à maintenant officiellement tenu en droit de réserve. Cela se fera d’ici la fin du mois.

    Par ailleurs, la Justice sera encore davantage sous les ordres de l’Exécutif avec l’équivalent du Conseil supérieur de la magistrature contrôlé dans les faits désormais par la présidence, puisque Recep Tayyip Erdogan pourra nommer directement ou indirectement la moitié de ses membres, tandis que les autres le seront avec l’aide du Parlement.

    Enfin, la réforme évince de la Cour constitutionnelle deux juges militaires, une autre façon de limiter les pouvoirs de l’armée après la tentative de putsch raté. Des mesures qui vont déjà changer l’équilibre des pouvoirs en Turquie, en attendant la mise en place du système présidentiel à proprement parlé. Ce sera lors d’élections législatives et présidentielle en 2019, sauf si le pouvoir turc décidait d’accélérer le processus en organisant des scrutins anticipés.

    Ce lundi, une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe note que « le référendum s'est déroulé sur un terrain inégal et [que] les deux camps en campagne n'ont pas bénéficié des mêmes opportunités », précise Cezar Florin Preda, de cette mission d'observation. 

    La presse internationale souligne le faible écart entre « oui » et « non »

    C’est d'ailleurs le petit écart entre le « oui » et le « non » au référendum en Turquie qui attire l’attention de la presse internationale. Aux Etats-Unis, le New York Times parle d’une « courte victoire » du président turque – opinion largement partagée par les journaux européens. En Allemagne, Die Welt estime même que la victoire du président Erdogan équivaut à « une défaite ». Le plus grand journal polonais Gazeta Wyborcza regrette que « l’histoire de la démocratie turque touche à sa fin » et que « le même sort attend l’aventure turque avec l’Europe ».

    Toutefois, selon le journal français Ouest-France, « Erdogan reste incontournable pour les Européens », car la Turquie est non seulement « membre de l’Otan et un acteur clef pour toute solution en Syrie », mais aussi « un carrefour pour les routes énergétiques ». Et l’Union européenne est son « premier partenaire commercial ». Certes, le référendum a montré « la fragilité du consensus dont jouit Erdogan », mais – souligne Ouest-France – « il a désormais en main les instruments d’un sultan ».

    Les Turcs habitant au Danemark fêtent la victoire du président Erdogan. SCANPIX DENMARK/Martin Sylvest via REUTERS

    La diaspora turque vote massivement pour le « oui »

    Dans un contexte dégradé avec l’implication de la Turquie dans des conflits externes en Syrie et en Irak, la reprise du conflit interne avec les kurdes du PKK et la multiplication des attentats, les Turcs de la diaspora ont donc donné les pleins pouvoir à Recep tayip Erdogan. Ils ont en grande majorité adhéré au discours inquiétant du président turc qui clamait : « C'est moi ou le chaos ».

    Malgré les arrestations de masse, le retour de la torture dans les prisons et une campagne marquée par des discours haineux contre l’Occident en général et les Européens en particulier, les 700 000 turcs qui vivent en Ile-de-France dans la région lyonnaise ou dans l’est de la France ont voté à 64% en faveur du « oui ».

    En Allemagne où ils sont plus de deux millions, en Autriche ou au Pays-Bas ils sont encore plus nombreux jusqu'à 74% des votants à avoir donné leur voix à Recep Tayip Erdogan. Un vote qui a eu un impact sur le résultat très serré du référendum à peine plus de 51% en faveur de la réforme constitutionnelle. La montée des populismes en Europe et le communautarisme peuvent en partie expliquer ce vote de la part de ceux qui devraient être un pont entre leur pays d'accueil et leur pays d'origine.

    Jean Marcou est politologue, enseignant à l'Université de Grenoble. Pour lui, le vote de la diaspora n’est pas vraiment une surprise.

    Cette diaspora, qui provient de régions généralement pauvres de la Turquie, est partie pour un avenir meilleur, en tout cas pour essayer d’améliorer sa situation. Elle provient de régions qui sont traditionnellement des régions d’Anatolie profonde, donc des régions où l’AKP est un parti influent…
    Jean Marcou, politologue, explique le vote de la diaspora turque 17/04/2017 - par Tudor Tepeneag Écouter

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