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    Moyen-Orient

    Bataille de Mossoul: le nombre de déplacés pourrait encore augmenter

    media De la fumée s'élève d'un quartier de Mossoul durant des affrontements entre les forces irakiennes et les combattants du groupe Etat islamique, le 25 mars 2017. REUTERS/Khalid al Mousily

    Six mois après le début de la bataille de Mossoul, un demi-million de personnes ont dû être déplacées selon les Nations unies. L'ONU qui s'inquiète des conséquences de cet afflux massif de déplacés en raison des opérations militaires contre l'organisation de l'Etat islamique. Et le pire reste à venir avec la bataille dans les ruelles de la vieille ville  : ce sont encore des centaines de milliers de civils qui pourraient être obligés de prendre la route de l'exode.

    Face à la situation catastrophique du demi-million de déplacés qui ont fui Mossoul, les Nations unies tirent le signal d’alarme et affirment manquer de moyen pour faire face à un nouvel afflux. « Jusqu'à présent, le gouvernement irakien a réussi à faire face à l'exode, avec le soutien des Nations unies et des ONG. Cela veut dire que les familles qui ont fui Mossoul reçoivent un abri, de la nourriture et des soins médicaux, explique Lise Grande, la coordinatrice humanitaire de l’ONU en Irak. Mais en cas d'exode massif dans les prochaines semaines, avec la fuite de 400 000 personnes, alors je crains que nous ne soyons pas en mesure de faire face ».

    « C'est pour cela que nous disons avoir atteint les limites de cette opération humanitaire. Nous sommes tout juste en capacité de faire face, mais nous ne savons pas pour combien de temps. Nous avons besoin de financements supplémentaires. Le programme alimentaire mondial ne dispose que de deux mois de réserves, et si des financements ne sont pas débloqués rapidement, il ne sera pas possible de nourrir les personnes qui auront été obligées de fuir. C'est une situation complètement inacceptable, et c'est pourtant la réalité », poursuit-elle.

    Le pire des scénarios en passe d'être atteint

    L’ONU alerte également sur la situation catastrophique dans laquelle se retrouvent actuellement les civils pris au piège dans Mossoul. « Les conditions de vie pour les civils qui se trouvent dans la vieille ville sont dramatiques, et elles continuent de se dégrader. Les lignes d'approvisionnement ont été coupées depuis la mi-novembre, ce qui veut dire que la nourriture, l'eau, les médicaments, ne parviennent plus aux civils », affirme Lise Grande.

    « Nous sommes très préoccupés par ce que nous racontent les personnes qui viennent de Mossoul-Ouest. Elles nous disent que la nourriture se fait très rare, qu'il n'y a plus d'eau, plus d'électricité, et qu'il y a très peu de médicaments. Lorsque les Nations unies et nos partenaires ont imaginé un scénario catastrophe pour Mossoul, nous pensions que dans le pire des cas, c'est un million de personnes qui pourraient fuir la ville. A ce jour, un demi-million de civils ont fui Mossoul. Et nous craignons qu'en raison de l'assaut sur la vieille ville, nous assistions à un exode de masse. Cela voudrait dire que nous aurions atteint le pire des scénarios. »

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