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    Moyen-Orient

    Syrie: l'évacuation de localités assiégées reprend après un attentat

    media Un des bus ciblés par l'attentat à la voiture piégée qui a fait 126 morts samedi 15 avril lors de l'évacuation de civils dans des localités assiégées. REUTERS/Ammar Abdullah

    Un processus d'évacuation de localités assiégées en Syrie a repris ce mercredi 19 avril, sous haute surveillance, après avoir été interrompu par un attentat qui a fait plus d'une centaine de morts samedi 15 avril.

    Les évacuations ont repris ce mercredi 19 avril à l’aube dans les localités prorégimes de Foua et Kafraya où près de 3 000 personnes ont été évacuées. 300 personnes ont également pu quitter Zabadani et deux autres localités rebelles d’après Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Des dizaines de bus sortis de Foua et Kafraya vers 4 h (1 h TU) étaient stationnés à l'entrée de Rachidine, une banlieue rebelle de la ville d'Alep utilisée comme zone de transit lors de la première opération d'évacuation. Celle-ci avait tourné au carnage samedi 15 avril lorsqu'un véhicule piégé a visé des bus sortis de Foua et Kafraya, deux localités loyalistes assiégées depuis deux ans par les rebelles. L'attentat, qui n'a pas été revendiqué, a tué au moins 126 personnes dont 68 enfants, selon l'OSDH.

    L'opération s’est déroulée sous haute surveillance, avec plusieurs dizaines de rebelles armés gardant les bus stationnés. Les voitures des journalistes sur place étaient minutieusement fouillées. Le processus d'évacuation avait été lancé vendredi en vertu d'un accord entre le Qatar, soutien de la rébellion, et l'Iran, allié du régime.


    Témoignage

    Ahmad Hadj Yahia, originaire de Foua, est un Syrien pro-régime. Il attend avec impatience l’évacuation de sa femme et de sa fille, retenues depuis deux ans par les jihadistes. Il témoigne pour RFI.

    « Je me trouve actuellement au point de passage de Ramoussa, au sud d’Alep. Il y a trois bus chargés de blessés qui arrivent ici. Ils transportent les victimes de l’attentat de la semaine dernière. Ces blessés étaient toujours détenus par les insurgés, dans les territoires qu’ils contrôlent. A partir d’ici, de Ramoussa, ils vont pouvoir entrer dans la ville d’Alep. Concernant les autres civils de Foua et de Kafarya, ils ne peuvent toujours pas être évacués à cause des groupes terroristes. Quelque 3 000 personnes seulement auraient été autorisées à quitter Foua et Kafarya mais rien n’est encore certain pour le moment. Ma femme me dit qu’elle fait partie de ces 3 000 personnes. Si tout se passe bien elle devrait bientôt arriver à Alep, je l’espère. Mais elle a peur, elle me dit qu’elle souhaite que cela se termine vite. »

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.