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    Donald Trump peut-il relancer le processus de paix israélo-palestinien?

    media Donald Trump et sa femme Melania embarquent à bord de l'avion présidentiel à destination d'Israël, le 22 mai 2017. REUTERS/Jonathan Ernst

    Donald Trump est arrivé en Israël, ce lundi 22 mai en fin de matinée. Après l’Arabie saoudite, le président américain se rend à Jérusalem, puis à Bethléem ce mardi, pour s'entretenir avec le Premier ministre israélien et ensuite avec le président de l’Autorité palestinienne, deux hommes qu’il a déjà reçus à la Maison Blanche. Donald Trump veut relancer un processus de paix au point mort.

    Au cours de sa visite au Proche-Orient, l’objectif premier de Donald Trump est de parvenir à organiser une rencontre entre Benyamin Netanyahu et Mahmoud Abbas, les dirigeants israélien et palestinien. Mais le président des Etats-Unis ne veut pas s’arrêter à une reprise des négociations. Il se voit comme un « faiseur d’accord » et se dit en mesure de conclure le plus difficile d’entre eux, « l’accord ultime » dit-il : celui qui mettrait fin à un conflit vieux de près de 70 ans.

    Inflexion américaine

    L’assurance du président américain repose avant tout sur ses qualités d’homme d’affaires. Mais pour Zalman Shoval, ancien ambassadeur israélien aux Etats-Unis et ex-conseiller de Benyamin Netanyahu, « pour enregistrer quelques formes de progrès que ce soit, il faut prendre en compte les aspects historiques, psychologiques de la question ». Autrement dit, cette expérience commerciale risque d’être insuffisante pour régler un conflit territorial : « quand de précédents intermédiaires ont tenté de trouver des solutions techniques comme le fait de dessiner une frontière ici ou d’envisager un échange de territoires, ils n’ont pas répondu aux questions de base ».

    Désireux de se glisser dans le rôle d’intermédiaire entre Israéliens et Palestiniens, Donald Trump a infléchi ses premières positions sur le conflit. Durant sa campagne, il avait promis de déménager l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Une reconnaissance de la ville comme capitale d’Israël réclamée par les autorités israéliennes mais à laquelle tous les pays se refusent pour le moment. Le président américain a aussi nommé autour de lui des personnalités très proches des positions de la droite israélienne, qui soutiennent les colonies juives en Cisjordanie. C’est le cas de son nouvel ambassadeur en Israël, David Friedmann, ou de son gendre, Jarod Kushner.

    Déception israélienne

    Après avoir entretenu des relations tendues avec Barack Obama, la coalition gouvernementale israélienne se félicitait de cette nouvelle ère qui commençait. Mais « les Israéliens sont déjà déçus par l’approche du président Trump » juge Shmuel Rosner de l’Institut politique du peuple juif. « Il a l’air quelque peu abrupt dans ses manières, dans ses demandes. Ce qu’il veut n’est pas clair, ni pourquoi il le veut. Et le gouvernement israélien a une certaine appréhension de cette visite et de ce que le président Trump pourrait exiger ou pourrait attendre quand il sera ici. » La principale crainte du gouvernement israélien porte sur la colonisation. L’aile la plus à droite de l’exécutif voudrait multiplier les constructions en Cisjordanie et annexer l’une des plus grandes colonies. Mais le président américain a déjà demandé à son allié de la retenue sur cette question. Et il pourrait se faire plus précis lors de cette visite.

    Si les Israéliens voient certains de leurs espoirs déçus, la partie palestinienne exprime à l’inverse un soulagement certain. Pendant la campagne électorale, aucun contact n’existait avec le candidat républicain alors que Benyamin Netanyahu, lui, avait été reçu à la Trump Tower. Et même après l’élection, les responsables palestiniens ont eu du mal à tisser des liens avec son entourage : une distance qui leur faisait craindre le pire.

    Un président imprévisible

    Pour relancer le processus de paix, la nouvelle administration américaine mettait en avant le besoin de « sortir des sentiers battus ». Et en recevant Benyamin Netanyahu à la Maison Blanche au mois de février 2017, Donald Trump s’était dit ouvert à toutes les solutions de paix tant qu’elles convenaient aux deux parties. Moins d’un mois après sa prise de fonction, il semblait prendre ses distances avec la solution à deux Etats, internationalement défendue, et donc avec la nécessité de la création d’un Etat palestinien.

    Mais, désormais, il existe une ligne de communication entre Ramallah et Washington. « Nous pensons que le président Trump s’oriente de plus en plus vers un schéma plus traditionnel qui est le soutien au droit à l’auto-détermination du peuple palestinien et deux Etats sur la base des frontières de 1967 » estime Majed Bamya, diplomate palestinien. « L’occupation et la paix ne peuvent pas coexister » assure-t-il. « C’est soit la solution de deux Etats sur la base des frontières de 1967 soit l’apartheid qui est en train de se dessiner avec des lois de plus en plus racistes et des comportements de plus en plus discriminatoires. Je pense qu’il est inévitable, s’il veut faire la paix, que Donald Trump aille dans ce sens-là. »

    En quatre mois de présidence, Donald Trump a déjà su créer la surprise et pour les deux parties, l’hôte de la Maison Blanche reste une énigme, un chef d’Etat imprévisible. S’il sera chaleureusement accueilli à Jérusalem comme à Bethléem, il règne une méfiance certaine à son égard. Et finalement, l’atout majeur de Donald Trump, résume Shmuel Rosner, est que « personne ne veut se le mettre à dos ».

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