GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 21 Septembre
Samedi 22 Septembre
Dimanche 23 Septembre
Lundi 24 Septembre
Aujourd'hui
Mercredi 26 Septembre
Jeudi 27 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Rupture de l'Arabie saoudite et ses alliés avec le Qatar: quelles conséquences?

    media Vue aérienne de Doha au Qatar. REUTERS/Fadi Al-Assaad/File Photo

    C’est un véritable séisme diplomatique au Moyen-Orient. L'Egypte et quatre Etats du Golfe -  Arabie saoudite, Emirats Arabes Unis, Bahreïn, Yémen - ont annoncé, ce 5 juin, la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Doha est accusée par ses voisins de soutenir le terrorisme. Les autorités qatariennes régissent avec colère et dénoncent une décision sans fondement. Elles rassurent néanmoins leur population, il n’y aura pas d’impact sur le quotidien des Qatariens.

    Le Qatar est une presqu'île dans le Golfe, il partage une seule frontière terrestre, avec l’Arabie saoudite, et cette frontière est désormais fermée. La décision de ses voisins, avec à leur tête Riyad, est sans appel : la rupture n’est pas seulement diplomatique, elle est totale. Les diplomates qatariens, ont 48 h pour faire leurs valises. Ils sont sommés de quitter l’Egypte, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn, le Yémen et bien sûr le royaume saoudien. Même chose pour les ressortissants qatariens résidents ou touristes dans les pays de la région. Ils disposent de deux semaines pour rentrer chez eux.

    Problème... Comment rejoindre leur petite monarchie ? Presque plus aucune compagnie aérienne, ou maritime ne dessert désormais le Qatar ; même Qatar Airways a suspendu ses liaisons avec l’Arabie saoudite. Doha, qui s’est érigée ces dernières années en pôle d’attractivité se retrouve bien seule. Et ce n’est pas la première fois que le Qatar est mis à l’écart, isolé par ses voisins. En 2014 déjà, Riyad, Abou Dhabi et Manama, avaient rappelé leur ambassadeur au Qatar, pour protester contre le soutien apporté par Doha aux Frères musulmans.

    Des conséquences immédiates

    Conséquences immédiate de cette crise; la Bourse de Doha a chuté de 8% dès son ouverture reflétant les inquiétudes des investisseurs liées aux mesures prises par ces pays arabes. Ils ont décidé d’interrompre d’ici mardi leurs liaisons aériennes, terrestres et maritimes avec le Qatar.  Ces pays vont également interdire leur espace aérien à la compagnie Qatar Airways obligeant cette dernière compagnie à modifier ses itinéraires, rallongeant les vols et induisant une baisse d’activité pour la compagnie qatarienne. A titre d’exemple, Qatar Airwais opère douze vols par jour entre Doha et Dubaï.

    Devant un bureau de Qatar Airways, le 5 juin à Riyad. REUTERS/Faisal Al Nasser

    Autre mesure, l’Arabie saoudite a donc décidé de fermer ses liaisons terrestres avec le Qatar. Problème ; la seule voie par la terre qui relie le petit émirat  avec d’autres pays de la région est la frontière avec l’Arabie saoudite. Chaque jour des centaines de camions la traversent avec des marchandises et surtout des produits alimentaires. Il faut noter qu'une fermeture de l’espace aérien et des frontières terrestres compliquera le calendrier des livraisons des matériaux pour les travaux que ce pays a entrepris pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2022.

    Les Qatariens s'y attendaient un peu

    La presse qatarienne s’attendait presque à cette annonce, indique notre correspondante à Doha, Sabrina Bennoui. Depuis plusieurs semaines, les éditorialistes dénoncent une campagne médiatique des voisins du Golfe dirigée contre le Qatar. Pour eux, les sanctions diplomatiques sont donc une suite logique. Depuis ce matin, la grande chaîne qatarienne Al Jazeera suit cette affaire de près.

    Fait remarquable, elle s’est fait le relais d’un représentant iranien proche du président Hassan Rohani. Il a jugé que cette décision n’était pas une bonne solution pour résoudre la crise. Les liens diplomatiques du Qatar avec l’Iran sont pourtant justement l’un des motifs qui a conduit à cette escalade des tensions.

    Sur Twitter, ce sujet a été tweeté près de 100 000 fois. Le Qatar a assuré qu’il n’y aurait aucune incidence sur les citoyens, mais, pourtant déjà l’Arabie saoudite compte retirer toutes les troupes qatariennes de la coalition présentes au Yémen.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.